|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
| Parrainage |
| Titre de votre futur blog : |
|
|
| |
|
|
Page 1 2  |
| Sommaire des articles de cette rubrique |
|
|
|
|
| L'Archeopterix (article Wikipedia) (le 09/07/2006 à 08h55) |
Archéoptéryx
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Archéoptéryx (Archaeopteryx lithographica) est de moins en moins considéré comme l’oiseau le plus ancien que l’on connaisse, il est apparenté aux dinosaures de l’ordre des théropodes. Cet animal, d’une longueur atteignant 60 cm, a vécu à la fin du Jurassique, entre 156 et 150 millions d’années avant notre ère.
L'archéoptéryx est une des espèces fossiles les plus célèbres de par sa position de « chaînon manquant » entre les reptiles et les oiseaux. Il a été très souvent utilisé comme une preuve très forte en faveur de l'évolution des espèces. Cependant, Archaeopteryx n'est certainement pas à proprement parler l'ancêtre véritable des oiseaux.
La première découverte d’une plume fossilisée date de 1861, et on a trouvé neuf spécimens depuis cette date. Ils proviennent tous de la Bavière (au sud de l’Allemagne), conservés dans le calcaire de Solnhofen. La particularité de ce matériau est qu’il s’est formé dans un ancien lagon, sa composition ayant permis de protéger les moindres détails des êtres vivants qui s’y sont égarés lors de l’ère Mésozoïque. Des squelettes d’Archaeopteryx sont exposés au Natural History Museum de Londres et au Humboldt Museum de Berlin.
Une dent trouvée dans le site de Champblanc à Cherves-Richemont en Charente est exposée au musée d'Angoulême.
On ne connaît pas bien le mode de vie de l’Archaeopteryx. Sa puissance musculaire était nettement plus faible que celle de nos oiseaux actuels. Les paléontologues se sont divisés sur la question de son envol : était il capable de s’envoler à partir du sol en courant ou devait-il au préalable grimper sur un arbre ? On pencherait actuellement plutôt vers la deuxième solution, car ses muscles thoraciques étaient insuffisamment développés, et ses griffes ressortant des ailes devaient l’aider à s’agripper lors de son escalade. En 2004, on a en revanche établi que son cerveau était plus volumineux que celui de la plupart des dinosaures, ce qui rend probable son aptitude à voler correctement. On suppose qu’il vivait près des côtes (d’après la formation du calcaire de Solnhofen) et qu’il se nourrissait d’insectes, de carcasses de poissons ou de vers.
Liens externes
|
|
| [
Ajouter un commentaire | 1 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Découverte d'un dinosaure inconnu (le 08/06/2007 à 16h26) |
25.12.2006 Découverte d'un dinosaure inconnu Un
dinosaure géant totalement inconnu et, surtout, le premier représentant
d'un groupe jusqu'ici insoupçonné, a été mis au jour en Espagne.
Selon les chercheurs, le sauropode baptisé Turiasaurus riodevensis,
dinosaure herbivore, devait peser entre 36 et 43 tonnes et vivait dans
la région de Teruel, dans ce qui constitue aujourd'hui l'Espagne, à
l'époque de la fin du jurassique, il y a 150 millions d'années. A noter
que le célèbre Tyrannosaurus Rex ne dépassait guère les huit tonnes.
"L'humérus, long os de la patte avant qui va de l'épaule au coude,
était aussi grand qu'un (humain) adulte", a précisé dans un communiqué
Brooks Hanson, rédacteur adjoint de "Science". La griffe du premier
doigt de son pied a la taille d'un ballon de rugby.
Pour l'un des grands spécialistes français des dinosaures, Eric
Buffetaut, du CNRS, l'importance de ce fossile tient moins à sa taille
qu'au fait qu'il révèle l'existence d'un groupe de sauropodes jusqu'ici
insoupçonné. |
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Découverte d'un petit dinosaure carnassier (le 18/05/2007 à 16h43) |
Découverte d'un petit dinosaure carnassier 16.03.2006 Un petit dinosaure carnassier de 75 cm, vieux de 150 millions d’années, a été découvert en Bavière. Baptisé «Juravenor starki» («chasseur du Jura»), le saurien bipède a surpris les chercheurs tant par son excellent état de conservation que par l’absence de toute trace de plume qui semblait caractériser son espèce, a annoncé la revue Nature.
Il s’agit du squelette le mieux préservé jamais trouvé en Europe.
Source: AFP Photographies: AFP |
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Le Dernier Dinosaure et les Mares de Goudron du Destin (le 18/05/2007 à 17h45) |
Le Dernier Dinosaure et les Mares de Goudron du Destin :
Comment Linux Écrasa Windows
cynbe@muq.org
(Traduction : roncevaux@mail.dotcom.fr)
Si vous avez des actions chez Microsoft, ayez peur. Ayez très peur. Vers 2010,
Windows sera aussi mort que CP/M, et tous les vendeurs de logiciels basés sur
Windows supporteront Linux ou bien auront fermé leurs portes.
Le processus est en fait déjà achevé à 80 % : le résultat final est
déjà évident pour les PDG intelligents, et le sera sous peu même pour les éditorialistes
de la presse généraliste.
Dans cet essai, nous allons écumer les preuves disponibles, extrapoler les tendances,
et examiner certains des mécanismes qui les sous-tendent.
Comment extrapoler une exponentielle ?
Dans son essai Where to ? daté de 1952 (disponible dans Expanded
Universe), Robert A Heinlein faisait remarquer qu'il y a quatre façons
d'extrapoler une courbe exponentielle. Supposez, par exemple, qu'un certain
système d'exploitation, "Linux", a doublé sa part de marché tous les six mois
pendant toute une décennie, et a atteint 2,5 % du marché des machines de
bureau. Comment un analyste devrait-il extrapoler la courbe ?
- L'analyste généraliste conservateur projettera que Linux va maintenir
une part de marché constante par la suite, déclinant peut-être lentement :
disons, Linux ayant 2,5 % de part de marché pendant quelques années, puis
descendant à 1 % en une décennie.
- L'analyste audacieux autorisera un faible taux de croissance au-delà du
niveau actuel, approchant rapidement d'une limite : Linux passant lentement
de 2,5 % de part de marché à, disons, 5 % en une décennie ou deux.
- L'analyste très audacieux extrapolera un taux de croissance
linéaire de la part de marché : si Linux est passé de 0 à 2,5 % ces
dix dernières années, il passera de 2,5 % à 5 % du marché des machines
de bureau dans les dix prochaines années, et vers 2100 il aura environ 25 %
du marché.
- Finalement, il y a la façon correcte mathématiquement d'extrapoler une
exponentielle : si Linux a doublé tous les six mois pendant une décennie,
l'extrapolation la plus probable est qu'il continuera de doubler tous les six
mois. Cela le portera à environ 10 % du marché en janvier 2000, à environ
40 % en janvier 2001, et à la saturation du marché en janvier 2002.
Notez que lorsque Linux a atteint 10 % du marché des serveurs, toutes
les principales sociétés tierces de développement de logiciels serveurs ont pris le
train en marche. L'hypothèse la plus modeste, alors, est que lorsque Linux atteindra
10 % de part de marché sur le bureau, les développeurs tiers de logiciels
de bureautique prendront de la même façon le train en marche. C'est
compréhensible : un gain de 10 % de part de marché suffit pour
intéresser les actionnaires. Nous pouvons nous attendre à voir cet effet boule
de neige entrer en jeu sur le marché des machines de bureau pendant l'année 2000.
Exercice d'Arithmétique : quel est le temps mis par Linux pour doubler sa part
de marché ?
- Donnée : en 1991, Linux avait un utilisateur, Linus Torvalds.
- Donnée : en 1998, Linux avait environ 16 millions d'utilisateurs (estimez-les
à 8 ou 32 millions si vous préférez ; cela ne modifiera notre réponse que de
quelques pourcents).
- Donnée : 1024 fait 10 doublements, un million fait donc 20 doublements,
et 16 millions environ 24 doublements.
- Résultat : 24 doublements en 8 années, c'est 3 doublements par an, ou un
temps moyen mis pour doubler de quatre mois.
Pour cet essai, je me tiendrai à la valeur modeste de deux doublements
de Linux par an : cela rend l'arithmétique plus facile à suivre.
Les esprits audacieux peuvent refaire l'extrapolation avec un temps de doublement
de quatre mois.
Observation : La course est presque jouée.
Dans un processus exponentiel, chaque doublement est juste aussi difficile
que n'importe quel autre doublement. Linux a doublé avec succès 24 fois jusqu'à
maintenant, et a besoin d'un total de 29 à 30 doublements pour atteindre la
domination du marché des machines de bureau : c'est ainsi que, fondamentalement,
les 24/30èmes environ du chemin ont été faits, ce qui revient à dire 80 %.
Il faut un analyste courageux ou téméraire pour prédire que le coureur fera un
faux pas et tombera avant la ligne d'arrivée, alors que la course est déjà courue
à 80 % !
Au-delà de la Numérologie : Pourquoi ?
C'est une chose d'additionner des faits pleinement publics et de faire des
extrapolations géométriques élémentaires, c'en est une autre de les comprendre.
Pourquoi est-ce que Linux écrase Windows sur le marché ?
Détour Historique : Le Rouleau Compresseur des Standards Ouverts
Pour une compréhension quelque peu plus profonde, nous pouvons observer que
l'éclipse de Windows par Linux n'est pas un événement isolé, mais n'est en fait que
la continuation d'une tendance irrésistible de l'industrie depuis un quart de siècle.
En 1970, le monde de l'ingénierie informatique était dominé à tous les niveaux
par des standards propriétaires.
L'ASCII était un rêve lointain : chaque ordinateur avait son propre codage
binaire du texte, utilisé par sa propre gamme de terminaux , que Dieu garde
quiconque suffisamment fou pour essayer de transporter un fichier texte entre deux
marques d'ordinateurs. Les principaux constructeurs d'ordinateurs avaient
plusieurs codages du texte incompatibles : par exemple les variantes
de l'EBCDIC d'IBM et DEC avec le sixbit contre le radix50. Si vous étiez suffisamment
pervers pour vouloir que votre texte soit portable d'un ordinateur à l'autre, vous
évitiez les extensions risquées comme les minuscules, sans parler des caractères
spéciaux au-delà du point et de la virgule.
En 1970, des systèmes d'exploitation propriétaires primitifs parsemaient le
paysage comme de puissants dinosaures : PrimeOS de Prime, RSTS et RT-11
de DEC (avec VAX/VMS peu après), les offres innombrables d'IBM, Scope de CDC et
bien sûr, dominant le marché des stations de travail scientifiques, Domain, d'Apollo.
Qui aurait alors osé prédire la chute de tels géants ?
Quelle force pouvait renverser des systèmes d'exploitation aussi bien retranchés,
supportés par des investissements massifs de la part de l'industrie, par la culture
des hackers et par la loyauté des clients ?
Aujourd'hui, bien sûr, nous connaissons tous la réponse :
En 1975 Bell Labs sort Unix.
- Unix n'était pas du tout supporté par son créateur, AT&T : achetez la
bande magnétique et ne nous appelez pas (AT&T n'avait pas légalement le droit
d'entrer sur le marché des systèmes d'exploitation).
- Unix n'était pas du tout supporté par les vendeurs existants : personne
n'avait le plus petit intérêt à soutenir, supporter ou développer une alternative à
ses offres pour systèmes propriétaires.
- Unix avait une base installée nulle : personne n'en avait jamais
entendu parler, personne ne le demandait.
- Unix n'avait aucun marketing : personne n'avait de raison de dépenser
de l'argent pour attirer l'attention sur lui.
- Une compétition à sens unique ?
- Incontestablement : Unix a rayé de la carte toute compétition sur les
stations de travail en moins de quinze ans.
Le 12 avril 1989, HP rachetait Apollo pour une bouchée de pain, sortant de sa misère
le dernier vendeur de système d'exploitation propriétaire restant dans le monde des
stations de travail, et l'ère de ces OS propriétaires était terminée : Unix
restait seul sur le marché.
En quinze ans, une bande magnétique et une idée avaient efficacement détruit
toute opposition : chaque vendeur de station de travail supportait Unix ou
bien avait fait faillite.
(Bien sûr, quelques-uns des plus gros dinosaures s'attardèrent dans des niches :
VAX/VMS est en vérité encore disponible si vous le demandez, quoiqu'ayant muté
en OpenVMS et clamant plus ou moins être un Unix. Il est possible qu'un retraité
quelque part fasse encore tourner Domain sur du véritable matériel Apollo d'époque.
Le Boston Computer Museum préserve sans doute certains de ces coelacanthes du
monde de l'informatique).
Quelle fut l'idée qui à elle seule extermina ces dinosaures propriétaires ?
Les standards ouverts et le choix des clients.
Ces monopoles propriétaires qui sont si profitables pour les vendeurs sont aussi
très coûteux pour leurs clients, à tel point que si on leur en laisse le choix, les
clients préfèrent à tous les coups les standards ouverts et la compétition ouverte.
Et tôt ou tard, un vendeur en train de se débattre leur offre le choix.
Finalement, un marché mature des stations de travail réalisa qu'il était mieux
servi par des standards ouverts partagés par toute l'industrie, et tous les vendeurs
suivirent cette ligne ou firent faillite, depuis les vendeurs de terminaux (l'ASCII
ou la banqueroute) jusqu'aux intégrateurs de réseaux (TCP/IP ou la banqueroute) en
passant par les vendeurs de machines (Unix ou la banqueroute).
Les Micro-ordinateurs : La Vallée Oubliée par le Temps
Mais même alors que St Unix terrassait les dinosaures propriétaires du monde
des stations de travail, l'histoire se répétait dans la vallée des Micro-ordinateurs.
En 1960, DEC introduisait le miniordinateur PDP-1, et en 1963 le PDP-8, avec
4Kmots de mémoires.
En 1975, MITS introduisait le micro-ordinateur ALTAIR 8800 avec 256 mots
de mémoire.
Juste lorsqu'il apparaissait que les disques et les langages de haut niveau
étaient là pour rester, on pouvait une fois encore expérimenter les joies des
systèmes d'exploitation codés en assembleur et chargés depuis une cassette !
La micro-informatique a continué de rejouer l'histoire des stations de travail
depuis lors, avec un décalage de quinze ans.
Sur ces seules bases, un analyste paresseux, prenant 1989 comme l'année finale
de la mort des systèmes d'exploitation propriétaires pour miniordinateurs, pourrait
choisir 2004 comme année probable de décès final des systèmes d'exploitation
propriétaires de micro-ordinateurs - en parfait accord avec la prédiction d'une
saturation du marché par Linux commençant en 2002 selon la tendance exponentielle.
Une autre prédiction peu coûteuse en provenance directe de l'histoire :
tout comme le glas des systèmes d'exploitation propriétaire pour miniordinateurs
fut sonné par un jugement ordonnant que les achats de miniordinateurs fédéraux
américains spécifient un standard ouvert comme POSIX plutôt que la solution chérie
d'un seul vendeur comme VAX/VMS, le glas final des systèmes d'exploitation
propriétaires pour micro-ordinateurs sera un procès couronné de succès requérant
que les achats de micro-ordinateurs fédéraux spécifient une solution ouverte comme
POSIX plutôt que la solution chérie d'un seul vendeur comme Windows.
Aujourd'hui, les personnes qui ont choisi les standards ouverts contre les
solutions propriétaires dans le contexte de la station de travail doivent prendre
les mêmes décisions dans le contexte des micro-ordinateurs et (cela surprend
quelqu'un ?) font les mêmes choix : les solutions propriétaires
dans le monde de la micro sont rapidement remplacées par les standards ouverts,
sur tous les fronts. Les standards du logiciel libre comme TCP/IP éliminent
les standards propriétaires comme IPX, tandis que simultanément, les standards
matériels ouverts comme le PCI démolissent les alternatives propriétaires comme
le Microchannel.
Microsoft fut le plus gros des dinosaures de la micro-informatique à pousser
des solutions propriétaires, et il n'est pas surprenant qu'il se montre le
dernier à sombrer dans la mare de goudron des standards ouverts, tout comme
Apollo, le leader des systèmes d'exploitation propriétaires pour station de
travail, fut le dernier à rendre l'âme.
En vérité, tout comme un Tyrannosaure Rex pris au piège, Microsoft reste
dangereux, capable de déchirer tout concurrent à portée de mâchoires, même si
ses débattements le font couler encore plus profondément dans le goudron.
Mais avec l'intérêt à long terme de toute la clientèle travaillant contre les
solutions propriétaires, Microsoft ne peut qu'acheter au coup par coup sa survie
à court terme en bradant ce qui reste de son futur :
- Pour maintenir l'apparence d'une croissance robuste, critique pour sa
domination, Microsoft a dû presque tripler le coût réel par CPU de Windows au cours
de ces cinq dernières années, depuis moins de 20 dollars à plus de 50. A court
terme, c'est une façon efficace de convertir la puissance d'un monopole en revenus,
mais le résultat en est d'augmenter l'incitation pour les clients à changer de
fournisseur : aujourd'hui, 60 à 80 % des décideurs informatiques disent
qu'ils abandonneraient Windows s'ils en avaient le choix -- et des compagnies comme
Compaq commencent à vendre des machines avec Linux préinstallé. Avec le prix des
nouveaux PC tombant sous les 400 dollars, 50 dollars pour l'OS n'est plus
économique : le changement est dans l'air du temps.
- Pour survivre à court terme, le logiciel de Microsoft a dû offrir un support
des standards ouverts augmentant régulièrement. Aujourd'hui, ses applications
doivent supporter C, Java, HTML, TCP/IP, SQL et tout un tas d'autres standards
au-delà de son contrôle. Mais chaque fois qu'il passe d'un standard propriétaire
à un standard ouvert, le Dernier Dinosaure réduit la puissance de son monopole,
ouvre les portes plus largement à la compétition ouverte, et augmente le levier
qu'ont les clients pour demander encore plus d'adhésion aux standards ouverts.
Chacune de ces victoires tactiques est une défaite stratégique. Le résultat,
du point de vue de Microsoft, est un plongeon dans la mare accélérant exponentiellement,
résultant en un niveau de désespoir augmentant régulièrement et suffisant (par
exemple) pour amener le Dernier Dinosaure à des confrontations avec le système
judiciaire américain mettant en jeu la compagnie, ce qu'il n'aurait jamais envisagé
de faire en des jours plus heureux.
- Pour faire face à des compétiteurs comme AOL, Microsoft a dû aller au-delà
du simple fait de supporter à contre-coeur un standard ouvert après l'autre, et a
commencé à promouvoir activement la construction de nouveaux standards ouverts,
citons par exemple sa promotion via l'IETF d'un standard de protocole de messagerie
instantanée (RVP) pour concurrencer l'ICQ d'AOL. Même si ceci parvient à affaiblir
AOL à court terme, cela résultera en un autre pas de l'industrie des standards
propriétaires vers les standards ouverts, ce qui à long terme rapprochera d'autant
Microsoft d'une compétition ouverte dans un marché libre. On n'a aucun mérite à
deviner que Microsoft ne ferait pas cela s'il pensait qu'il avait encore l'ombre
d'une chance de créer un standard propriétaire qu'il contrôlerait :
Microsoft admet implicitement que les jours des standards propriétaires en
microinformatique sont finis.
- Pour ralentir un peu son plongeon, Microsoft a dû se résoudre à des tactiques
de plus en plus lourdes et maladroites, ce qui peut parfois fonctionner à court terme,
mais ce qui signifie aussi qu'il marche régulièrement de plus en plus douloureusement
sur les pieds d'organisations allant du Pentagone à General Motors - des organisations
qui ont des ressources et peuvent se charger des irritants. Ce n'est pas une
coïncidence si les fautes de comportement de Microsoft ont simultanément attiré
l'attention dans des juridictions allant du Congrès américain à l'Union européenne
en passant par le Japon, le ministère de la justice américain et de nombreux
gouvernements d'états des E-U : Microsoft a commencé à s'acheter une survie
à court terme au prix d'une hostilité à long terme, un marché bien désespéré,
en vérité. N'importe qui peut deviner ce que sera le résultat explicite de toute
action légale ou législative, mais en fin de compte cela n'importe pas :
ce qui compte est que de vastes groupes des puissantes élites mondiales voient
maintenant Microsoft comme un problème qui doit être résolu, et feront monter
la pression jusqu'à ce qu'une solution qui les satisfasse soit obtenue. Pour eux,
cela signifie pouvoir faire des achats de produits dans un marché où règne la
compétition, sans être soumis aux caprices et à l'intérêt d'un seul PDG.
Le coût direct pour l'économie mondiale du monopole de Microsoft dépasse désormais
les dizaines de milliards de dollars ; les coûts indirects dépassent les
milliers de milliards. C'est plus qu'assez pour motiver une action générale.
Aucune campagne de relations publiques ne peut cacher ces coûts à ceux qui les
payent, ni écarter indéfiniment les solutions au problème.
Microsoft se tournera-t-il finalement soudain vers le bon côté de la Force ?
Il y a un précédent dans la façon dont DEC est soudainement passé du "Unix c'est
de la daube" à "Nous sommes le plus gros vendeur d'Unix dans l'industrie".
Ou bien Microsoft se battra-t-il avec conviction jusqu'à la fin amère, tout comme
le fit Apollo, tombant les armes de ses relations publiques à la main ?
Nous n'avons aucun moyen de le deviner, mais en termes d'industrie, cela ne
fait de toute façon aucune différence, sauf peut-être pour les employés et les
actionnaires de Microsoft.
Laissons couler inexorablement le Dernier Dinosaure toujours plus profondément
dans la mare de goudron qui a déjà englouti tous les prédécesseurs de Microsoft
dans le grand jeu des systèmes d'exploitation propriétaires.
Mais pourquoi Linux ?
Il fait peu de doute que lorsque Windows tombera, Linux héritera de sa cape :
c'est une simple question de vitesse acquise. Demandez à Alta Vista (par exemple)
de compter les points :
Windows: 2,530,775 Linux: 502,053 Solaris: 251,513 HP/UX: 105,833 FreeBSD: 81,781 MacOS: 70,851 UnixWare: 23,386 Ultrix: 15,133 OpenBSD: 11,892
Linux non seulement grossit plus vite que n'importe quel OS de l'histoire, mais
il attire déjà deux fois plus l'attention sur le Web que les autres, à part Windows.
Pourquoi ?
Une partie de la réponse est bien sûr la simple chance. Si Linus Torvalds était
né dix ans plus tard, FreeBSD aurait très bien pu hériter de la niche écologique
qu'occupe Linux.
Une partie plus intéressante de la réponse est la révolution du Logiciel Libre :
grâce à l'avènement de l'Internet, la micro-informatique va ici bien plus loin qu'une
simple redite de l'histoire des stations de travail et découvre de nouveaux
territoires.
Les standards ouverts rendent le monde de l'informatique plus efficace en
réduisant la quantité d'énergie perdue lors de l'implémentation d'une idée
nouvelle : les standards découpent l'environnement logiciel en morceaux dotés
d'interfaces définies, et seul le composant situé derrière une certaine interface
doit être réimplémenté. L'introduction de quelque chose comme SSH peut maintenant
être réalisée en n'ayant juste qu'à remplacer quelques programmes comme
telnet, au lieu de devoir peut-être introduire un système d'exploitation
entièrement nouveau.
Cette réduction du gaspillage de l'effort de programmation se traduit directement
en logiciel meilleur marché et plus copieux, ce qui à son tour produit des économies
indirectes dans toutes les parties de l'économie influençant le logiciel.
Le Logiciel Libre fait un pas de plus en avant : lorsque le source est
disponible, au lieu de devoir réécrire des programmes comme telnet à partir de
zéro, le code source existant peut être simplement modifié, ce qui résulte en
une réduction encore accrue du gaspillage d'effort.
La propriété privée du code source a permis par le passé à de grandes sociétés
de dominer le marché du logiciel car elles pouvaient modifier leur code existant
à moindre coût par rapport à d'autres qui, sans avoir accès à ce code, devaient
tout réécrire de zéro. Ceci permettait l'extraction de rentes monopolistiques
auprès des clients, avec les résultats heureux habituels pour le vendeur et ceux
malheureux pour les clients et l'économie dans sa globalité.
La croissance de l'Internet a changé la donne : elle a rendu la coopération
si peu coûteuse, et l'ensemble des développeurs coopérant autour de Linux si grand,
que Linux désormais a non seulement une force de développement rendant ridicule
tout ce que Microsoft peut entreprendre (avec une durée de doublement de cette force
qui se mesure en mois), mais il a aussi une base de code source existant ridiculisant
celle dont disposent toutes les sociétés sauf les plus grandes. Le code source
de Linux consiste en environ cent millions de lignes de code, ce qui, au taux
couramment accepté dans l'industrie de 100 dollars par ligne, représente un
investissement effectif de dix milliards de dollars.
Par comparaison, des compagnies comme Lotus ou Apple ont une valeur d'environ
deux milliards de dollars sur le marché, Oracle vaut environ trente milliards de
dollars, et Microsoft environ cent milliards de dollars.
En termes économiques, si Linux était une société privée, selon les métriques
économiques habituelles des valeurs comptables, il serait actuellement environ
la troisième plus grosse firme de logiciel de la planète, derrière Microsoft et
Oracle et devant des firmes comme Autodesk (1.3 milliards de dollars).
En termes de pure puissance de programmation productive, Linux dépasse déjà
largement Microsoft, et il prend rapidement de l'avance : s'il s'agissait
d'une société de logiciel conventionnelle, elle aurait le budget effectif de
développement le plus gros du monde du logiciel.
Puisqu'il n'existe aucun moyen concevable pour que Microsoft puisse égaler
l'échelle de l'effort porté sur Linux, il n'existe aucune façon pour Microsoft
de combler le fossé des capacités et de la fiabilité que Linux a déjà creusé
devant Windows : le temps que le Dernier Dinosaure se débatte pour atteindre
la position que Linux tient déjà, Linux sera au-delà de l'horizon.
Grâce à la disponibilité du source, la totalité du monde académique et de
la recherche est devenu un labo de R&D pour Linux. Par exemple, grâce au projet
Beowulf de la NASA, Linux a aujourd'hui des superordinateurs opérationnels
en production, comptant des centaines de noeuds. C'est une prédiction sûre que de
dire que d'ici un an, il y aura des superordinateurs sous Linux avec plus d'un
millier de processeurs - et même probablement plusieurs milliers.
Je ne sais pas ce qui sortira demain ou l'année prochaine des labos de recherche
de la NASA, du MIT, ou de Caltech et compagnie, mais une prédiction est facile :
l'écrasante majorité des progrès seront construits sur Linux.
Le Nouvel Ordre Informatique Mondial
Le résultat de tout ceci est le début d'une phase de transition fondamentale
dans la façon dont la totalité de l'industrie du logiciel fonctionne.
Les compagnies innovantes découvrent qu'en marchant avec Linux, elles peuvent
influencer une base logicielle dont l'équivalent commercial dépasserait déjà les
dix milliards de dollars doublant régulièrement - au lieu de devoir réinventer ces
roues et d'être par conséquent en retard sur le marché - et peuvent se faire un
allié de la plus grosse équipe de développement de la planète.
Il est déjà difficile de résister, et une fois que la part de marché de Linux
aura dépassé celle de Windows, cela deviendra irrésistible et irréversible.
Le futur nous fait signe !
Avant de sortir, laissez s'il-vous-plaît un don pour la Fondation de
Préservation des Dinosaures : quelqu'un doit commencer à préserver le
souvenir de l'ordre ancien, avant qu'il ne soit perdu à jamais.
Tous droits abandonnés : Dupliquez librement. Ce
document est dans le domaine public.
Version originale.
Page de commentaire des lecteurs (en anglais).
|
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
|
|
|
| Le dinosaure du Montana creusait son terrier (le 18/05/2007 à 17h48) |
Le dinosaure du Montana creusait son terrier
ISABELLE BRISSON.
Publié le 22 mars 2007
Le tunnel de 2 mètres de long contenait les restes fossiles d'un adulte et de deux petits.
POUR LA PREMIÈRE FOIS, un comportement de fouisseur (animal qui creuse
son terrier) vient d'être mis en évidence chez des dinosaures ayant
vécu il y a près de 100 millions d'années (crétacé inférieur). Cette
découverte sensationnelle a été réalisée dans la formation de Blackleaf
près de Bozeman, dans le Montana (États-Unis), par une équipe de
paléontologues. Les chercheurs ont mis au jour un terrier de dinosaures
avec son tunnel de 2,10 mètres de long se terminant par une chambre
d'habitation. Dans cette chambre qui avait été coupée par l'érosion se
trouvaient les restes d'un adulte et de deux bébés.
C'est en examinant minutieusement les sédiments que les chercheurs ont
mis en évidence le remplissage de sable en forme de tube au milieu des
coulées boueuses. Ce terrier devait servir aux dinosaures à cacher
leurs petits, à les protéger des prédateurs, à les abriter des
intempéries et à les conserver à une température stable avec une
humidité constante.
Cette trouvaille suggère que les dinosaures ont pu coloniser des
régions froides ou situées en altitude. Elle réhabilite également
l'image que le public avait d'animaux grands, bêtes et méchants. « C'est tout à fait le contraire, explique Philippe Taquet, paléontologue. Les
dinosaures ont été un grand succès de l'évolution, on savait déjà
qu'ils occupaient de nombreuses niches écologiques et qu'ils étaient
très diversifiés, mais cette découverte est extraordinaire. »
L'hypothèse de la météorite mise à mal
Et de rappeler qu'en 1979 Jack Horner avait mis pour la première fois
en évidence des comportements parentaux chez les dinosaures avec la
découverte au nord de Bozenam d'un nid datant d'environ 80 millions
d'années (crétacé supérieur) avec des bébés et des oeufs. On sait
également aujourd'hui que certains dinosaures furent piscivores,
d'autres insectivores et d'autres encore arboricoles. Mais la
découverte de dinosaures fouisseurs est inattendue.
Les auteurs ont inclus ces dinosaures dans un nouveau genre qui
appartient à la famille des hipsilophodontes. Ils ressembleraient à
l'iguanodon en plus petit. Cet herbivore bipède possédait des dents à
crêtes élevées pour couper les plantes. Adulte, il mesurait environ
1,30 m et pesait 22 à 32 kg, approximativement la taille de nos actuels
protèles, des loups fouisseurs qui vivent en Afrique du Sud et qui
creusent des terriers. Le museau robuste avec des prémaxillaires
soudées, une omoplate renforcée et un arrière-train solide avec des
vertèbres bien soudées auraient donné à l'animal une bonne assise
arrière pour creuser et fouir.
En regardant de plus près le tunnel, les auteurs ont remarqué la
présence de deux petits tunnels secondaires (diverticules) qui
servaient de terrier à des animaux plus petits, commensaux des
dinosaures, c'est-à-dire profitant de la nourriture. Les auteurs
avancent que cette découverte met à mal la théorie de la météorite
comme cause de l'extinction de ces dinosaures, protégés par leur
terrier.
(1) Proceedings of the Royal Society B, 21 mars 2007. |
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Le diplodocus (article wilkipedia) (le 12/07/2006 à 16h43) |
Diplodocus
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. lien direct ici
Diplodocus (« Double poutre »), est un gigantesque dinosaure herbivore, appartenant aux sauropodes (famille des diplodocidés). Il mesurait 26 m de long, 6 m au garrot (épaule), son cou mesurait 9 m et sa queue immense possédait une extrémité effilée comme un fouet. Ses membres étaient très massifs, terminés par quatre orteils, dont trois possédaient des griffes. Malgré sa taille, ses vertèbres présentent des cavités indiquant que son poids ne devaient guère dépasser 12 tonnes. Le qualificatif « Double poutre » provient de la structure des vertèbres caudales, en chevrons doubles. Son cerveau, logé dans un crâne ressemblant à celui d'un cheval , était relativement petit. Ses dents sont plutôt bizarres, elles ont une forme de crayon et sont situées a l'avant de la bouche.
Diplodocus a vécu à la fin du Jurassique, 150 millions d'années avant notre ère. On en a retrouvé des squelettes très complets en Amérique du Nord, dans les états du Colorado, de l'Utah et du Wyoming. Des moulages ont été offerts par Andrew Carnegie à différents musées. On peut en voir notamment au Muséum d'histoire naturelle de Londres, au Muséum Senckenberg de Francfort-sur-le-Main en Allemagne.
Cet animal se déplaçait en troupeau pour se protéger des prédateurs. Il se nourrissait de plantes poussant près du sol (fougères), et broutait également la cîme des arbres (beaucoup de conifères). On ne sait pas avec certitude s'il était capable de se redresser en reposant sur ses pattes arrières et sa queue. En revanche, on s'accorde généralement pour dire que sa queue ne trainait pas sur le sol, mais qu'il la portait redressée, dans le prolongement de son corps qu'elle servait à équilibrer.
Squelette d'un diplodocus, Smithsonian museum of Natural History, Washington D.C.
Ancienne représentation, sans-doute erronée
|
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| La limite cretace tertiaire (le 05/03/2007 à 19h02) |
|
La limite crétacé/tertiaire (KT) et l'extinction des dinosaures
Par André Holbecq
CATASTROPHES EN CHAINE POUR LE CATASTROPHISME...
L'hypothèse de l'extinction de masse des dinosaures et autres semble être la thèse adoptée par la majorité. Cependant il reste quelques " irréductibles " (c'est ainsi que l'on nous considère) qui pensent que ce n'est pas aussi simple. Vous permettrez donc à l'irréductible gaulois Professeurix de soulever quelques " détails " et de semer quelques grains de sable qui empêcheront certainement les engrenages du catastrophisme de tourner rond, et à nombre d'entre vous de cogiter.
Première précaution, selon Louis de Bonis : "il ne faut pas confondre extinction de masse et extinction catastrophique."
Avant tout il me plaît de rappeler quelques très sages conseils émanant du paléontologue Léonard Ginsburg du MNHN de Paris qui écrit : "Pour qu'une hypothèse soit crédible, il faut respecter les instructions suivantes : - elle doit être bien étayée, donc basée sur des faits, - elle doit être rigoureuse donc logique et sans hiatus, - elle ne doit pas être en contradiction avec des faits établis, - elle doit être féconde : plus elle explique de faits et plus sa valeur est générale, plus elle a de chances d'être exacte."
Et bien voici quelques "détails" et quelques "hiatus", dont un seul de la liste suffit à faire capoter et s'effondrer une belle théorie pourtant reconnue et enseignée actuellement. Il est très étonnant que tous ces hiatus ne figurent jamais dans les manuels, or cela serait source de cogitation bénéfique pour le fonctionnement d'un cerveau de scientifique.
1°/ LES GROS ANIMAUX NE PASSENT PAS LA LIMITE KT ? FAUX !
On a pu lire sous la plume du paléontologue Eric Buffetaut dans La Recherche, en décembre 1996, dans un article intitulé "La fin des dinosaures", "tous les gros animaux disparaissent" (page 65). Plus précisément, "pour survivre à la crise K/T mieux valait ne pas peser plus de 25kg." et quelques lignes plus loin : "aucun animal de plus de 25kg ne semble d'ailleurs avoir survécu à la crise." Or il élude la belle et longue survivance des Diapsidés Choristodera comme les Champsosaures longs de 2 à 3 mètres et donc dépassant les 25kg, ainsi que des Simoedosaures, les premiers au Montana, Alberta et Nouveau Mexique, les seconds en Europe (France et Belgique). Ils perdurent jusqu'à l'éocène inférieur soit de -95 à -34 millions d'années ! Voici donc déjà deux belles exceptions. Les champsosaures sont en plus en première ligne pour le " casse-pipe " puisque, encore plus près du point d'impact (le Yucatan).
2°/ LES ACTINOPTERYGIENS DU LIBAN : UN DETAIL DE PLUS
Ces "poissons" osseux, comme on disait jadis, datant de la fin du Mésozoïque (et non plus du "secondaire" : terme dépassé non international et encore trop usité en France), ne montrent aucun signe particulier marquant une crise majeure biologique à la fin du Crétacé Supérieur. Ceci selon Tristan Turlan dans la revue Minéraux & Fossiles N°304 de Mars 2002 page 9.
3°/ LES INSECTES ET PLANTES INFEODEES : CONTRADICTION AVEC DES FAITS ETABLIS
Selon un spécialiste de l'ambre du Liban, Dany Azar du MNHN de Paris, chez les familles des Psychodidae et des Phlemotomidae, on passe la crise C/T sans problème puisqu'on retrouve ces mêmes familles des millions d'années plus tard (les récentes découvertes de l'ambre de l'Oise en sont la preuve), avec les mêmes plantes auxquelles ils sont inféodés. Je cite ce chercheur : " les familles psychodidae, phlebomotidae, ont passé la crise et tous les phyllums d'insectes pollinisateurs présents au Crétacé supérieur ( apparus au Crétacé inférieur et diversifiés au Crétacé supérieur) ont passé la crise sans aucune modification. " Ce serait donc un double " miracle " paléontologique, mais en désaccord complet avec le principe fondamental qui veut que lorsqu'une espèce disparaît elle ne réapparaisse jamais ! Il y a donc ici une contradiction avec des faits établis ! La seule façon raisonnable d'interpréter cela c'est bien de considérer comme locales et non mondiales les conséquences de l'impact de Chicxulub ! A ce propos, Jeanne Llabres dans Société le Web de l'humanité du 31 Mars 1998, utilisant la découverte de l'ambre (âgé de 54 ma) à insectes de la sablière Redland, surenchérit en écrivant : "cet ambre suit de 10ma la limite C/T " ; ce à quoi le paléontologue paléoenthomologiste André Nel (du MNHN de Paris) ajoute : " or dix millions d'années ne suffisent pas pour recréer des formes complexes d'insectes. Cela signifie que ces insectes n'ont pas été affectés par cette crise. " Il ajoute aussi : " si un météorite de grosse taille est tombé sur terre à cette période cela ne signifie pas qu'il ait provoqué un hiver nucléaire et des incendies généralisés, comme on l'a dit pendant la présidence de Regan, pour justifier l'installation de porte missiles. Cette hypothèse est difficilement compatible avec la présence d'insectes inféodés aux plantes dont ils se nourrissent… un tel phénomène, s'il a pu, conjugué avec d'autres facteurs, faire disparaître les dinosaures, fut peut-être moins lourd de conséquences que les agressions que nous faisons subir aujourd'hui à l'environnement, à l'origine de la disparition de nombreuses espèces. " Faut-il le rappeler ? Une toutes les 15 minutes !!! On peut lire ces déclarations et bien d'autres encore dans "Les âges de la terre" publication éditée par le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.
4°/ MEME LES VEGETAUX DEMENTENT LA CATASTROPHE KT (en 3 preuves indépendantes)
Dans cette excellente publication, on peut aussi y trouver les déclarations du paléobotaniste Jean Dejax qui écrit : "les déductions liées au pic de fougères relevées à ce passage au cours d'analyses palynologiques menées dans l'ouest des USA étayant une hypothèse d'extinction de masse, ne paraissent pas concluantes." il dit aussi : "le passage du Crétacé au tertiaire ne se manifesta par aucune modification notable de la composition de la flore. Le passage Crétacé-Tertiaire n'est marqué par aucun seuil. L'évolution végétale demeure continue du Crétacé supérieur au Paléocène et au passage Crétacé-Tertiaire les archives paléobotaniques n'enregistrent aucun changement signifiant un quelconque bouleversement écologique." Le pic des fougères constaté aux USA et en Nouvelle Zélande ne l'a pas été partout ailleurs dans le monde ! Et cela on oublie de le signaler ! Encore un oubli fâcheux. Encore mieux : à Castle Rock dans le Colorado, dans un site âgé de 64 ma, soit seulement 1 million d'années après KT, on a trouvé des fossiles d'une centaine d'espèces végétales (essentiellement dicotylédones) ; comment expliquer un si grande diversité de plantes en si peu de temps après la grande "razzia" ? Ceci alors que les paléontologues estiment à 10 millions d'années le temps nécessaire pour repartir de "rien", ou presque, à une telle diversité ! (Kirk Johnson et Beth Elis du Musée de la Nature et des Sciences de Denver- article dans Science et Avenir Août 2002). Claire Belcher de Royal Holoway University de Londres, a recherché la présence de charbon de bois, qui n'auraient pas manqué de se former dans le cas des prétendus grands incendies mondiaux. Du Nouveau Mexique à l'Ouest du Canada, dans huit sites correspondant à cette époque : il n'y en a presque pas. Par contre beaucoup de restes végétaux non carbonisés. Même au plus près de l'astroblème du Yukatan, à 2000 km du site d'impact : rien !
5°/ LES DECOUVERTES DE GERTA KELLER
Gerta Keller de Princeton University (voir La Recherche d'octobre 2004 N°379). Elle démontre la lenteur des dépôts en réétudiant le forage de Yaxcopoil qui témoigne d'un milieu calme et un très long temps de sédimentation ; elle réfute le tsunami qui aurait suivi l'impact. Elle démontre un double impact , le premier (celui de Chicxulub 300 000 ans avant KT) n'ayant pas été la cause du dépôt d'iridium.
6°/ LES PLUIES ACIDES ET LES GRENOUILLES
David Archibald de l'université de San Diego rappelle que les amphibiens respirent et boivent par la peau ; évidemment d'importantes pluies acides auraient exterminé les batraciens. Mais il n'en est rien ! Peut être que les grenouilles de l'époque disposaient de parapluies ? ça ne fait pas sérieux comme hypothèse.
7°/ L'HIVER "NUCLEAIRE" ?
Amphibiens, crocodiles et tortues n'auraient pas supporté une longue chute des températures. Or on sait qu'à un degrés près, chez les crocodiles et les tortues on n'obtient que des mâles ou que des femelles. Vous voyez le problème ? De toute façon les dinosaures comme Laellinasaura amicagraphica vivaient bien dans le froid car à cette époque le sud de l'Australie était sous le cercle polaire antarctique. Ce n'est donc pas le froid qui a exterminé les dinos.
8°/ LES GRENOUILLES TROMOPTERNA D'INDE
On n'en parle jamais ! Cela doit être probablement extrêmement dérangeant notamment pour l'hypothèse de Courtillot. En effet cet autre catastrophistes incrimine les longues éruptions des trapps du Deccan en Inde. Mais on oublie la récente découverte de deux chercheurs belges (F.Bossuyt & M.Milankowitch de l'université libre de Bruxelles, et les revues Science et Vie de septembre 2001 et Pour la Science d'août 2001) et de leur thèse "out of India". Pendant une dérive de 75 millions d'années, temps qu'il a fallu au radeau de l'Inde quitter l'Afrique et pour traverser l'Océan Indien puis entrer en collision avec l'Asie, les grenouilles Ranidae du genre Tromopterna ont survécu aux trapps du Deccan, tellement bien qu'elles ont radié ensuite en Asie vers 55 Ma, et même en Europe vers 30Ma. Phénoménal cette découverte ! Même une activité longue et énorme d'un point chaud volcanique n'a pas pu en venir à bout de ces très fragiles batraciens dont la peau est si sensible à toutes formes de pollution ! 2 MILLIONS de Km3 de basalte sur 500 000 km2 pendant 500 000 ans, avec une hausse de la température moyenne de +8°C, et cela localement, pas à des milliers de kilomètres, n'auront pas suffi pour exterminer nos fragiles batraciens ! Alors pensez donc bien à la prétendue influence de ce qui s'est passé à l'autre bout du monde au Mexique, alors que sur place : rien ! Plouf ! Encore un beau pavé dans la mare. Dans "Pour la Science" on peut aussi lire : "si la biodiversité des Ranidae a été préservée sur la plaque continentale de l'Inde lors de sa traversée d'Afrique vers l'Inde, alors des centaines d'autres espèces appartenant à divers groupes d'animaux notamment des mammifères, ont vraisemblablement survécu de la même façon, avant de débarquer sur le continent de l'Eurasie." Je comprends que les catastrophistes évitent d'en parler, c'est évident. Ce n'est plus un grain de sable dans les rouages, c'est une pluie de pavés dans la mare ! Une vraie catastrophe pour le catastrophisme !
9°/ DES FAITS ETABLIS...
On sait avec certitude que 10 000 000 d'années avant la fin des dinosaures, leur milieu naturel commence à disparaître. 10 à 3 ma avant KT : on observe le déclin des dinosaures : -40% (cf Archibald). Ils sont donc devenus très vulnérables entre 1 à 3 Ma av KT, et ils sont prêts à disparaître. C'est ce qu'on appelle selon Philippe Taquet : "un stress écologique". Suite à la régression marine fin crétacé on assiste à une continentalisation avec des saisons plus marquées qui ne conviennent plus aux dinosaures. Je rends hommage à ce propos au Professeur Pinna qui dès 1985, traduit par le professeur Jacques Blot (éminent paléoichtyologue du MNHN de Paris) affirmait dans le livre "Les fossiles, les découvrir et les reconnaître", envers et contre tous qu'il s'agissait d'un stress écologique dû à une réduction drastique des mers, avec apparition d'un milieu terrestre instable peu propice avec les conditions de vie antérieure qu'avaient connues les dinosaures.
10°/ D'AUTRES AUSSI S'ETEIGNENT SANS L'OMBRE D'UN CATACLYSME
A 6Ma av KT : 20 espèces, puis à 3Ma av KT : 15 espèces, puis à 1 ma av KT : moins de 10 espèces d'ammonites, les ammonites s'éteignent donc sur des millions d'années, processus constatés aussi chez les "poissons", les reptiles, les mammifères. Les ichtyosaures ont disparu bien avant la limite KT, ils ne l'ont pas " attendue " ! Et bien des dinosaures du Trias ou du Jurassique avaient disparu pour faire de la place aux suivants, sans avoir besoin de catastrophe.
11°/ DES CATACLYSMES SANS CONSEQUENCES BIOLOGIQUES ?
Aucun des astroblèmes : Manicouagan, Popigai, Woodleigh, Chicxulub ou Chesapeake n'est associé à une extinction, selon G.Keller. Elle a aussi démontré n'en déplaise à ses contradicteurs, qui ne savent pas faire la différence entre du plancton et un cristal de dolomite ou qui confondent une smectite avec une glauconite (on ne me fera pas avaler qu'avec une analyse par diffraction aux RX on puisse confondre), qu'il y a eu un deuxième impact 300 000 ans après celui de Chicxulub et que les dinosaures ont encore vécu 300 000 ans après Chicxulub. Et c'est ce deuxième impact qui laisse le fameux dépôt d'iridium. De plus, les organismes planctoniques fossiles ne peuvent pas être confondus avec des cristaux de dolomite, il n'y a qu'à comparer les photos : pas de doute possible (voir les détails dans la Recherche N°379 octobre 2004 et dans une émission de TV "La disparition des dinosaures" passée sur la 5ème chaîne, réalisée par la BBC). Cependant la conjonction des chutes météoritiques, du volcanisme a quand même eu pour effet un réchauffement de la planète avec jusqu'à + 4°C dans les eaux océaniques d'où une réduction des niches écologiques et une compétition accrue.
En conclusion :
Après cette bonne douzaine d'arguments "massue", il est étonnant que même G. Keller ne semble pas douter du coup de grâce définitif du deuxième impact météoritique dont on n'a toujours pas retrouvé l'astroblème et accorde une importance peut être surestimée bien que concourante. Il me semble plus sage de se rallier au point de vue de Philippe Janvier (Directeur de recherches au CNRS MNHN) qui remarque que " les biais taxinomiques " (genres ou familles) utilisés par les paléontologues pour décompter les dinos "les conduisent généralement à surévaluer l'ampleur des extinctions." Il remarque aussi que les oiseaux déjà présents et qui sont eux-mêmes des dinosaures théropodes à plumes ont survécu ainsi que tous les grand groupes actuels qui étaient déjà là. Donc, dit-il : "on imagine difficilement qu'un événement aussi ponctuel touche de la même manière la totalité de la planète et extermine instantanément toutes les espèces d'un groupe à répartition mondiale. Un impact de la taille du cratère de Chicxulub a certainement eu des conséquences importantes immédiates en Amérique du Nord, mais a-t-il vraiment bouleversé la vie en Mongolie, ou en Australie, à ce moment là ?" De plus : "aucun de ces modèles n'explique avec des arguments biologiques solides, pourquoi certains groupes d'espèces ont disparu, tandis que d'autres ont perduré, notamment des organismes aussi sensibles que les insectes et les plantes à fleurs." Enfin, et pour témoigner que tous les dinosaures n'ont pas vraiment disparu, sachez qu'il reste encore seulement quelques 300 milliards de descendants des théropodes (pas mal pour des disparus, non ?)...
Je citerai quelques mots du paléontologue Bob Bakker, dans son livre "Le ptérodactyle rose : "Quand vous verrez passer un vol d'oies du Canada, dites-vous : les dinosaures migrent." "N'oubliez pas en regardant votre canari qu'il y a en lui en parcelle de T. Rex." |
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Extincton des dinosaure par André Holbecque (le 19/07/2006 à 13h27) |
La limite crétacé/tertiaire (KT) et l'extinction des dinosaures
|
Par André Holbecq |
CATASTROPHES EN CHAINE POUR LE CATASTROPHISME...
L'hypothèse de l'extinction de masse des dinosaures et autres semble être la thèse adoptée par la majorité. Cependant il reste quelques " irréductibles " (c'est ainsi que l'on nous considère) qui pensent que ce n'est pas aussi simple. Vous permettrez donc à l'irréductible gaulois Professeurix de soulever quelques " détails " et de semer quelques grains de sable qui empêcheront certainement les engrenages du catastrophisme de tourner rond, et à nombre d'entre vous de cogiter.
Première précaution, selon Louis de Bonis : "il ne faut pas confondre extinction de masse et extinction catastrophique."
Avant tout il me plaît de rappeler quelques très sages conseils émanant du paléontologue Léonard Ginsburg du MNHN de Paris qui écrit : "Pour qu'une hypothèse soit crédible, il faut respecter les instructions suivantes : - elle doit être bien étayée, donc basée sur des faits, - elle doit être rigoureuse donc logique et sans hiatus, - elle ne doit pas être en contradiction avec des faits établis, - elle doit être féconde : plus elle explique de faits et plus sa valeur est générale, plus elle a de chances d'être exacte."
Et bien voici quelques "détails" et quelques "hiatus", dont un seul de la liste suffit à faire capoter et s'effondrer une belle théorie pourtant reconnue et enseignée actuellement. Il est très étonnant que tous ces hiatus ne figurent jamais dans les manuels, or cela serait source de cogitation bénéfique pour le fonctionnement d'un cerveau de scientifique.
1°/ LES GROS ANIMAUX NE PASSENT PAS LA LIMITE KT ? FAUX !
On a pu lire sous la plume du paléontologue Eric Buffetaut dans La Recherche, en décembre 1996, dans un article intitulé "La fin des dinosaures", "tous les gros animaux disparaissent" (page 65). Plus précisément, "pour survivre à la crise K/T mieux valait ne pas peser plus de 25kg." et quelques lignes plus loin : "aucun animal de plus de 25kg ne semble d'ailleurs avoir survécu à la crise." Or il élude la belle et longue survivance des Diapsidés Choristodera comme les Champsosaures longs de 2 à 3 mètres et donc dépassant les 25kg, ainsi que des Simoedosaures, les premiers au Montana, Alberta et Nouveau Mexique, les seconds en Europe (France et Belgique). Ils perdurent jusqu'à l'éocène inférieur soit de -95 à -34 millions d'années ! Voici donc déjà deux belles exceptions. Les champsosaures sont en plus en première ligne pour le " casse-pipe " puisque, encore plus près du point d'impact (le Yucatan).
2°/ LES ACTINOPTERYGIENS DU LIBAN : UN DETAIL DE PLUS
Ces "poissons" osseux, comme on disait jadis, datant de la fin du Mésozoïque (et non plus du "secondaire" : terme dépassé non international et encore trop usité en France), ne montrent aucun signe particulier marquant une crise majeure biologique à la fin du Crétacé Supérieur. Ceci selon Tristan Turlan dans la revue Minéraux & Fossiles N°304 de Mars 2002 page 9.
3°/ LES INSECTES ET PLANTES INFEODEES : CONTRADICTION AVEC DES FAITS ETABLIS
Selon un spécialiste de l'ambre du Liban, Dany Azar du MNHN de Paris, chez les familles des Psychodidae et des Phlemotomidae, on passe la crise C/T sans problème puisqu'on retrouve ces mêmes familles des millions d'années plus tard (les récentes découvertes de l'ambre de l'Oise en sont la preuve), avec les mêmes plantes auxquelles ils sont inféodés. Je cite ce chercheur : " les familles psychodidae, phlebomotidae, ont passé la crise et tous les phyllums d'insectes pollinisateurs présents au Crétacé supérieur ( apparus au Crétacé inférieur et diversifiés au Crétacé supérieur) ont passé la crise sans aucune modification. " Ce serait donc un double " miracle " paléontologique, mais en désaccord complet avec le principe fondamental qui veut que lorsqu'une espèce disparaît elle ne réapparaisse jamais ! Il y a donc ici une contradiction avec des faits établis ! La seule façon raisonnable d'interpréter cela c'est bien de considérer comme locales et non mondiales les conséquences de l'impact de Chicxulub ! A ce propos, Jeanne Llabres dans Société le Web de l'humanité du 31 Mars 1998, utilisant la découverte de l'ambre (âgé de 54 ma) à insectes de la sablière Redland, surenchérit en écrivant : "cet ambre suit de 10ma la limite C/T " ; ce à quoi le paléontologue paléoenthomologiste André Nel (du MNHN de Paris) ajoute : " or dix millions d'années ne suffisent pas pour recréer des formes complexes d'insectes. Cela signifie que ces insectes n'ont pas été affectés par cette crise. " Il ajoute aussi : " si un météorite de grosse taille est tombé sur terre à cette période cela ne signifie pas qu'il ait provoqué un hiver nucléaire et des incendies généralisés, comme on l'a dit pendant la présidence de Regan, pour justifier l'installation de porte missiles. Cette hypothèse est difficilement compatible avec la présence d'insectes inféodés aux plantes dont ils se nourrissent… un tel phénomène, s'il a pu, conjugué avec d'autres facteurs, faire disparaître les dinosaures, fut peut-être moins lourd de conséquences que les agressions que nous faisons subir aujourd'hui à l'environnement, à l'origine de la disparition de nombreuses espèces. " Faut-il le rappeler ? Une toutes les 15 minutes !!! On peut lire ces déclarations et bien d'autres encore dans "Les âges de la terre" publication éditée par le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.
4°/ MEME LES VEGETAUX DEMENTENT LA CATASTROPHE KT (en 3 preuves indépendantes)
Dans cette excellente publication, on peut aussi y trouver les déclarations du paléobotaniste Jean Dejax qui écrit : "les déductions liées au pic de fougères relevées à ce passage au cours d'analyses palynologiques menées dans l'ouest des USA étayant une hypothèse d'extinction de masse, ne paraissent pas concluantes." il dit aussi : "le passage du Crétacé au tertiaire ne se manifesta par aucune modification notable de la composition de la flore. Le passage Crétacé-Tertiaire n'est marqué par aucun seuil. L'évolution végétale demeure continue du Crétacé supérieur au Paléocène et au passage Crétacé-Tertiaire les archives paléobotaniques n'enregistrent aucun changement signifiant un quelconque bouleversement écologique." Le pic des fougères constaté aux USA et en Nouvelle Zélande ne l'a pas été partout ailleurs dans le monde ! Et cela on oublie de le signaler ! Encore un oubli fâcheux. Encore mieux : à Castle Rock dans le Colorado, dans un site âgé de 64 ma, soit seulement 1 million d'années après KT, on a trouvé des fossiles d'une centaine d'espèces végétales (essentiellement dicotylédones) ; comment expliquer un si grande diversité de plantes en si peu de temps après la grande "razzia" ? Ceci alors que les paléontologues estiment à 10 millions d'années le temps nécessaire pour repartir de "rien", ou presque, à une telle diversité ! (Kirk Johnson et Beth Elis du Musée de la Nature et des Sciences de Denver- article dans Science et Avenir Août 2002). Claire Belcher de Royal Holoway University de Londres, a recherché la présence de charbon de bois, qui n'auraient pas manqué de se former dans le cas des prétendus grands incendies mondiaux. Du Nouveau Mexique à l'Ouest du Canada, dans huit sites correspondant à cette époque : il n'y en a presque pas. Par contre beaucoup de restes végétaux non carbonisés. Même au plus près de l'astroblème du Yukatan, à 2000 km du site d'impact : rien !
5°/ LES DECOUVERTES DE GERTA KELLER
Gerta Keller de Princeton University (voir La Recherche d'octobre 2004 N°379). Elle démontre la lenteur des dépôts en réétudiant le forage de Yaxcopoil qui témoigne d'un milieu calme et un très long temps de sédimentation ; elle réfute le tsunami qui aurait suivi l'impact. Elle démontre un double impact , le premier (celui de Chicxulub 300 000 ans avant KT) n'ayant pas été la cause du dépôt d'iridium.
6°/ LES PLUIES ACIDES ET LES GRENOUILLES
David Archibald de l'université de San Diego rappelle que les amphibiens respirent et boivent par la peau ; évidemment d'importantes pluies acides auraient exterminé les batraciens. Mais il n'en est rien ! Peut être que les grenouilles de l'époque disposaient de parapluies ? ça ne fait pas sérieux comme hypothèse.
7°/ L'HIVER "NUCLEAIRE" ?
Amphibiens, crocodiles et tortues n'auraient pas supporté une longue chute des températures. Or on sait qu'à un degrés près, chez les crocodiles et les tortues on n'obtient que des mâles ou que des femelles. Vous voyez le problème ? De toute façon les dinosaures comme Laellinasaura amicagraphica vivaient bien dans le froid car à cette époque le sud de l'Australie était sous le cercle polaire antarctique. Ce n'est donc pas le froid qui a exterminé les dinos.
8°/ LES GRENOUILLES TROMOPTERNA D'INDE
On n'en parle jamais ! Cela doit être probablement extrêmement dérangeant notamment pour l'hypothèse de Courtillot. En effet cet autre catastrophistes incrimine les longues éruptions des trapps du Deccan en Inde. Mais on oublie la récente découverte de deux chercheurs belges (F.Bossuyt & M.Milankowitch de l'université libre de Bruxelles, et les revues Science et Vie de septembre 2001 et Pour la Science d'août 2001) et de leur thèse "out of India". Pendant une dérive de 75 millions d'années, temps qu'il a fallu au radeau de l'Inde quitter l'Afrique et pour traverser l'Océan Indien puis entrer en collision avec l'Asie, les grenouilles Ranidae du genre Tromopterna ont survécu aux trapps du Deccan, tellement bien qu'elles ont radié ensuite en Asie vers 55 Ma, et même en Europe vers 30Ma. Phénoménal cette découverte ! Même une activité longue et énorme d'un point chaud volcanique n'a pas pu en venir à bout de ces très fragiles batraciens dont la peau est si sensible à toutes formes de pollution ! 2 MILLIONS de Km3 de basalte sur 500 000 km2 pendant 500 000 ans, avec une hausse de la température moyenne de +8°C, et cela localement, pas à des milliers de kilomètres, n'auront pas suffi pour exterminer nos fragiles batraciens ! Alors pensez donc bien à la prétendue influence de ce qui s'est passé à l'autre bout du monde au Mexique, alors que sur place : rien ! Plouf ! Encore un beau pavé dans la mare. Dans "Pour la Science" on peut aussi lire : "si la biodiversité des Ranidae a été préservée sur la plaque continentale de l'Inde lors de sa traversée d'Afrique vers l'Inde, alors des centaines d'autres espèces appartenant à divers groupes d'animaux notamment des mammifères, ont vraisemblablement survécu de la même façon, avant de débarquer sur le continent de l'Eurasie." Je comprends que les catastrophistes évitent d'en parler, c'est évident. Ce n'est plus un grain de sable dans les rouages, c'est une pluie de pavés dans la mare ! Une vraie catastrophe pour le catastrophisme !
9°/ DES FAITS ETABLIS...
On sait avec certitude que 10 000 000 d'années avant la fin des dinosaures, leur milieu naturel commence à disparaître. 10 à 3 ma avant KT : on observe le déclin des dinosaures : -40% (cf Archibald). Ils sont donc devenus très vulnérables entre 1 à 3 Ma av KT, et ils sont prêts à disparaître. C'est ce qu'on appelle selon Philippe Taquet : "un stress écologique". Suite à la régression marine fin crétacé on assiste à une continentalisation avec des saisons plus marquées qui ne conviennent plus aux dinosaures. Je rends hommage à ce propos au Professeur Pinna qui dès 1985, traduit par le professeur Jacques Blot (éminent paléoichtyologue du MNHN de Paris) affirmait dans le livre "Les fossiles, les découvrir et les reconnaître", envers et contre tous qu'il s'agissait d'un stress écologique dû à une réduction drastique des mers, avec apparition d'un milieu terrestre instable peu propice avec les conditions de vie antérieure qu'avaient connues les dinosaures.
10°/ D'AUTRES AUSSI S'ETEIGNENT SANS L'OMBRE D'UN CATACLYSME
A 6Ma av KT : 20 espèces, puis à 3Ma av KT : 15 espèces, puis à 1 ma av KT : moins de 10 espèces d'ammonites, les ammonites s'éteignent donc sur des millions d'années, processus constatés aussi chez les "poissons", les reptiles, les mammifères. Les ichtyosaures ont disparu bien avant la limite KT, ils ne l'ont pas " attendue " ! Et bien des dinosaures du Trias ou du Jurassique avaient disparu pour faire de la place aux suivants, sans avoir besoin de catastrophe.
11°/ DES CATACLYSMES SANS CONSEQUENCES BIOLOGIQUES ?
Aucun des astroblèmes : Manicouagan, Popigai, Woodleigh, Chicxulub ou Chesapeake n'est associé à une extinction, selon G.Keller. Elle a aussi démontré n'en déplaise à ses contradicteurs, qui ne savent pas faire la différence entre du plancton et un cristal de dolomite ou qui confondent une smectite avec une glauconite (on ne me fera pas avaler qu'avec une analyse par diffraction aux RX on puisse confondre), qu'il y a eu un deuxième impact 300 000 ans après celui de Chicxulub et que les dinosaures ont encore vécu 300 000 ans après Chicxulub. Et c'est ce deuxième impact qui laisse le fameux dépôt d'iridium. De plus, les organismes planctoniques fossiles ne peuvent pas être confondus avec des cristaux de dolomite, il n'y a qu'à comparer les photos : pas de doute possible (voir les détails dans la Recherche N°379 octobre 2004 et dans une émission de TV "La disparition des dinosaures" passée sur la 5ème chaîne, réalisée par la BBC). Cependant la conjonction des chutes météoritiques, du volcanisme a quand même eu pour effet un réchauffement de la planète avec jusqu'à + 4°C dans les eaux océaniques d'où une réduction des niches écologiques et une compétition accrue.
En conclusion :
Après cette bonne douzaine d'arguments "massue", il est étonnant que même G. Keller ne semble pas douter du coup de grâce définitif du deuxième impact météoritique dont on n'a toujours pas retrouvé l'astroblème et accorde une importance peut être surestimée bien que concourante. Il me semble plus sage de se rallier au point de vue de Philippe Janvier (Directeur de recherches au CNRS MNHN) qui remarque que " les biais taxinomiques " (genres ou familles) utilisés par les paléontologues pour décompter les dinos "les conduisent généralement à surévaluer l'ampleur des extinctions." Il remarque aussi que les oiseaux déjà présents et qui sont eux-mêmes des dinosaures théropodes à plumes ont survécu ainsi que tous les grand groupes actuels qui étaient déjà là. Donc, dit-il : "on imagine difficilement qu'un événement aussi ponctuel touche de la même manière la totalité de la planète et extermine instantanément toutes les espèces d'un groupe à répartition mondiale. Un impact de la taille du cratère de Chicxulub a certainement eu des conséquences importantes immédiates en Amérique du Nord, mais a-t-il vraiment bouleversé la vie en Mongolie, ou en Australie, à ce moment là ?" De plus : "aucun de ces modèles n'explique avec des arguments biologiques solides, pourquoi certains groupes d'espèces ont disparu, tandis que d'autres ont perduré, notamment des organismes aussi sensibles que les insectes et les plantes à fleurs." Enfin, et pour témoigner que tous les dinosaures n'ont pas vraiment disparu, sachez qu'il reste encore seulement quelques 300 milliards de descendants des théropodes (pas mal pour des disparus, non ?)...
Je citerai quelques mots du paléontologue Bob Bakker, dans son livre "Le ptérodactyle rose : "Quand vous verrez passer un vol d'oies du Canada, dites-vous : les dinosaures migrent." "N'oubliez pas en regardant votre canari qu'il y a en lui en parcelle de T. Rex."
|
| |
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Une mâchoire de reptile géant découverte au Havre (le 08/06/2007 à 16h31) |
17.08.2006 Une mâchoire de reptile géant découverte au Havre A
l'occasion des grandes marées, un paléontologue amateur vient de
découvrir sous les falaises d'une plage du Havre (Seine-Maritime) une
mâchoire provenant d'un reptile préhistorique géant. Cette mâchoire de
pliosaure découverte dans l'argile à flan de falaise mesure cinquante
centimètres de long et vingt centimètres de large. Elle pèse six kilos,
a précisé à l'Associated Press Alain Castel, membre de la Société
géologique de Haute-Normandie. Le
pliosaure, un reptile marin géant vieux de 145 à 110 millions d'années
(périodes Jurassique à Crétacé) était un dangereux prédateur qui
mesurait en général plus de 12 mètres de long. Ses grandes mâchoires
armées de dents acérées lui permettaient d'attaquer toute proie passant
à sa portée. Source : AP, Le Havre. |
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Les 9 homologies dinosauriennes par André Holbecque (le 19/07/2006 à 13h31) |
Les dinosaures : les neuf homologies dinosauriennes
| Par André Holbecq |
DINOSAURES COMMENT LES RECONNAITRE ET LES DISTINGUER DES AUTRES REPTILES MESOZOIQUES : les 9 homologies dinosauriennes
Trop souvent encore les profanes, voire certains livres de vulgarisation, ne distinguent pas les dinosaures de leurs contemporains mosasaures, plésiosaures, ichtyosaures, et ptérosaures. Il n'y a pas de dinosaures (sensu stricto) volants ou nageants. Pas d'ailes ou de palettes natatoires chez les dinosaures. Tous se déplacent sur deux ou quatre pattes, qui, chose curieuse pour des "reptiles", sont redressées bien à l'aplomb en dessous du corps, et non pas en position latérale comme chez les lézards ou les sauriens (crocodiles,…). Il existe de nombreuses pistes d'empreintes fossilisées qui en témoignent. Or les dinosaures forment bien un groupe monophyllétique (Jacques Gauthier -1986, et Michael Benton -1990).
Que ce soit un ornithischien ou un saurischien, chaque dinosaure possède, en principe, une série de 9 homologies. Selon le paléontologue Philippe Taquet du Museum de Paris, les dinosaures possèdent tous 9 homologies, comme il l'indique dans son excellent livre, "Grandeur et décadence des dinosaures", chez Odile Jacob.
La classification moderne est basée sur la "cladistique", une méthode de classification inventée par l'entomologiste Willi Henning.
Nous allons donc présenter les 9 homologies typiquement dinosauriennes.
Une homologie étant une ressemblance entre plusieurs espèces d'organes ou de parties d'organes dont on pense qu'elle provient de l'héritage d'un ancêtre commun. Notons au passage que la plume n'est plus une homologie avienne puisque les dinosaures à plumes ont existé, reste à définir un oiseau maintenant…
Tout d'abord localisons ces 9 homologies sur un squelette d'iguanodon bernissartensis :
Dinosaures : homologie N°1
Les vomers (os du palais) sont très allongés et ils atteignent ou même dépassent le bord antérieur de la fenêtre antéorbitaire. Ce sont des os du palais qui s'étendent du bout du museau jusqu'à cette cavité qui est située devant l'orbite oculaire. Ces vomers sont souvent difficilement observables, car il faut une excellente préparation du fossile, et la prise de vue est très difficile, notamment derrière une vitrine. Cependant sur cette copie de tête osseuse de Tyranosaurus Rex, on peut parfaitement s'en rendre compte ainsi que sur les schémas suivants.
Sur la tête osseuse d'iguanodon, on constate la même chose bien que cela soit plus difficile à observer compte tenu de la très petite taille de la fenêtre antéorbitaire marquée " ao " sur le schéma).
Dinosaures : homologie N°2
Il faut au moins trois vertèbres soudées pour constituer le sacrum. Selon les espèces il peut donc y en avoir plus. Voyons quelques cas : Chez Iguanodon Bernissartensis : 7 vertèbres sacrées soudées Atlasaurus imelakei Brachiosaurus brancai et ses 5 vertèbres sacrées soudées Stégosaure et ses 4 vertèbres sacrées soudées Dinosaures : homologie N°3
La cavité glénoïde est tournée vers l'arrière. Cette cavité articulaire de l'épaule recevant la tête de l'humérus est formée par la scapula (=omoplate), et le coracoïde. En se positionnant sous la cage thoracique des dinosaures on peut parfaitement observer cette orientation vers l'arrière, ce que l'on ne peut observer chez les crocodiles où cette facette articulaire est positionnée latéralement.
Dinosaures : homologie N°4
L'humérus possède une crête delto-pectorale mesurant entre 1/3 et 1/2 de la longueur du corps de l'humérus. Cette crête osseuse permet l'insertion des muscles releveurs du bras.
Dinosaures : homologie N°5
Le 4ème doigt de la main, quand il existe, ne possède que 3 phalanges. A ce propos, il arrive de voir sur certains squelettes exposés dans des musées comme à Londres, Francfort ou New York une phalange en trop. Par contre celui de Stuttgart est correct. On a copié même les erreurs de montage à partir, sans doute de celui de New York. Dans l'excellent livre : " The dinosauria " de Weishampel, Osmolska et Dodson, on peut vérifier l'exactitude de ce détail anatomique.
Dinosaures : homologie N°6
L'acétabulum est largement ou complètement ouvert. La cavité acétabulaire ou articulation de la hanche reçoit la tête du fémur latéralement.
Notez que la crête supra-acétabulaire proéminente empêche tout mouvement latéral de la patte, et agit comme un cran d'arrêt.
Dinosaures : homologie N°7
La tête du fémur est en forme de boule, et elle est complètement déjetée avec un col du fémur distinct.
Articulation de la hanche du Diplodocus
Dinosaures : homologie N°8
Le processus ascendant de l'astragale est développé. Deux remarques : cela est vrai chez tous les dinosaures sauf chez les sauropodes, qui, aux dires du spécialistes, ont perdu cette homologie qui cependant est présente chez leurs ancêtres prosauropodes comme par exemple chez les platéosaures. Autre curiosité : le processus ascendant de l'astragale est très développé chez l'archéoptéryx dont le squelette rappelle plus celui d'un dinosaure par ses homologies que celui d'un oiseau. La plume n'étant plus une homologie avienne, on peut se demander où classer l'archéoptéryx au squelette de dinosaure mais au cerveau d'oiseau. Ne serait-il qu'un essai raté, une voie de garage de l'évolution ?
 Tricératops |  Astragale et processus ascendant d'archéoptéryx |  Archéoptéryx |
Processus ascendant de l'astragale du Tyranosaure
Dinosaures : homologie N°9
Le péroné est réduit par rapport au tibia. Remarque : chez les lourds sauropodes, cette différence est vraie mais peu marquée.
Chez Platéosaure et chez Iguanodon ci-dessus Chez le Stégosaure
En résumé, qui sont les dinosaures ?
Ils appartiennent au grand groupe des archosaures, ceux que l'on appelle couramment les reptiles, terme ambigu compte tenu qu'ils ne rampent pas tous ! Les dinosaures ont des membres redressés à l'aplomb du corps.
Tous ces archosaures ont un caractère commun dans leur crâne : une fenêtre antéorbitaire. Les ancêtres des dinosaures, les thécodontes (= dents mammelonnées), possédaient aussi cette fenêtre antéorbitaire, de même que leurs descendants : les oiseaux.
La majorité des archosaures n'existe plus aujourd'hui. Cependant il reste les "crocodiles" et les "oiseaux".
La classification animale est donc entièrement à revoir, en fonction de la cladistique...
Dès lors, on ne s'étonnera plus d'entendre les propos suivants, tenus par le paléontologue américain Bob Bakker : "Quand vous verrez un vol d'oies du Canada passer au dessus de vos têtes, dites-vous : les dinosaures migrent ! "
Et Bakker a aussi tenu le propos ci-dessous :
|
| |
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Une nouvelle espèce de dinosaure (le 08/06/2007 à 16h26) |
09.03.2007 Une nouvelle espèce de dinosaure Une
nouvelle espèce de dinosaure herbivore et doté de cornes d'un mètre de
long a été découverte en Alberta (Canada) et identifiée par des
chercheurs de l'Ohio, selon les résultats de travaux publiés dans
l'édition du "Journal of Paleontology" du mois de mars. Les
cornes de ce dinosaure, aussi larges qu'un bras humain, sont semblables
à celle du tricératops, qui a vécu 10 millions d'année plus tard, mais
l'animal appartient à une sous-famille qui avait habituellement de
petites cornes de quelques centimètres. Michael Ryan, conservateur pour
la paléonthologie des vertébrés au Museum d'histoire naturelle de
Cleveland (Ohio), a découvert les restes de l'animal il y a six ans
dans le sud de l'Alberta, alors qu'il étudiait à l'Université de
Calgary. La découverte est
importante parce qu'il s'agit non seulement d'une nouvelle espèce, mais
aussi d'un nouveau genre d'animal, la catégorie au-dessus au niveau de
la classification. M. Ryan a indiqué que l'Albertaceratops nesmoi avait
la taille d'un gros boeuf. Source : AP, Cleveland. |
|
| [
Ajouter un commentaire | 1 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Une nouvelle espèce de dinosaure découverte en Alberta a été identifiée (le 18/05/2007 à 17h50) |
Une nouvelle espèce de dinosaure découverte en Alberta a été identifiée
|
|
|
09/03/2007 |
 Michael
Ryan, conservateur au Musée d'Histoire Naturelle de Cleveland a annoncé
la découverte d'un nouveau dinosaure à cornes, appelé Albertaceratops nesmoi.
Le spécimen qui devait mesurer approximativement 6 mètres de long et
peser presque une demi-tonne vivait il y a environ 78 millions d'années
dans ce qui est maintenant l'Alberta (Canada). Le résultat de ses
recherches a été publié dans l'édition du mois de mars du « Journal of
Paleontology ».
L'Albertaceratops nesmoi appartient à une sous
famille de cératopsiens qui avaient habituellement des cornes assez
courtes au dessus de leurs yeux et de leur nez. Hors ce dernier
spécimen possède des cornes beaucoup plus longues que l'on retrouve
habituellement dans d'autres familles de cératopsiens (comme le
tricératops par exemple). En outre l'Albertaceratops nesmoi à vécu plus
de 10 millions d'années plut tôt que le tricératops.
Cette
découverte est importante car selon Michael Ryan, les analyses prouvent
que l'Albertaceratops nesmoi était un dinosaure placé juste au-dessus
de la fourche qui a séparée les sous familles de cératopsiens.
Selon
David Evans, conservateur au Musée Royal d'Ontario « La partie la plus
méridionale de l'Alberta a un potentiel énorme pour découvrir de
nouveaux dinosaures, mais elle a été ignorée dans le passé en raison de
son éloignement ». Pour cette raison, Michael Ryan et David Evans ont
fondé le « Southern Alberta Dinosaur Research Group » (SADRG) en 2005
avec des collègues du Musée Royal de Tyrrell, de l'université d'Alberta
et de l'université de Calgary.
Michael Ryan et son Albertaceratops nesmoi - © Cleveland Museum of Natural History |
|
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Ptéranodon (ptérosaure) (article wilkipédia) (le 12/07/2006 à 16h34) |
Ptéranodon
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. lien direct ici
(Redirigé depuis Pteranodon)
Le ptéranodon (« aile sans dents », en grec) était un des plus larges ptérosaures, avec une envergure pouvant atteindre 7,5 m. Il vécut au crétacé supérieur, il y a de cela environ 70 millions d'années. A l'encontre de plus anciens ptérosaures, tel que le Rhamphorhynchus ou le Pterodactylus, le ptéranodon avait un bec dépourvu de dents, tel celui d'un oiseau.
Le ptéranodon est facilement reconnaissable grâce à la longue et fine crête que porte son crâne. On ne sait pas exactement à quoi celle-ci lui servait, on suppose qu'elle faisait contre-poids. Il a été suggéré qu'elle servait à séduire lors de l'accouplement, ou encore qu'elle agissait tel un gouvernail lorsqu'il volait. Il a également été suggéré que les mâles avaient de plus longues crêtes, mais cela reste difficile à prouver étant donné que le sexe des animaux fossilisés est difficilement identifiable.
Plusieurs espèces de Ptéranodons ont été nommées, tel que le Pteranodon ingens, le P. longiceps, le P. sternbergi.
|
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Qu’est-ce qui a réellement tué les dinosaures ? (le 19/07/2006 à 16h48) |
|
Imprimer l'article | Envoyer l'article | Donnez votre avis sur l'article Qu’est-ce qui a réellement tué les dinosaures ? Le débat sur l’extinction se réchauffe
Kat Piper La Grande Époque
|
vendredi 23 JUIN 2006
|
 Un moule grandeur nature du crâne d’un tyrannosaure rex exposé au Musée américain de l’histoire naturelle à New York. Les opinions sur la cause de l’extinction des dinosaures divergent toujours. photo : Spencer Platt/Getty Images
|
Des extinctions de masse ont eu lieu à plusieurs reprises au cours de l’histoire de la Terre, la plus connue étant celle des dinosaures, il y a 65 millions d’années.
Alors que l’on croit généralement que l’impact avec des météorites aurait causé la disparition de ces espèces, de nouveaux éléments alimentent le débat.
Professeur Saunders, un géologue de l’université de Leicester au Royaume-Uni, est un des scientifiques qui croit à la théorie alternative selon laquelle les dinosaures ont été exterminés par un changement climatique attribuable à des éruptions volcaniques massives.
«Il est généralement accepté que chaque impact est apocalyptique. C’est comme à Hollywood. Il semble que les livres sur les dinosaures pour les enfants se termine par un bang.»
«Mais les impacts sont-ils les vrais tueurs et ont-ils été exclusivement responsables pour chaque extinction de masse ayant eu lieu sur la Terre?», a-t-il exprimé dans un communiqué de presse.
«Il n’existe pas suffisamment de preuves des impacts qui auraient eu lieu à l’époque des extinctions majeures, comme à la fin de l’époque permienne il y a 250 millions d’années et à la fin de l’époque triassique il y a 200 millions d’années», a-t-il déclaré.
Selon Saunders, des explosions volcaniques massives qui nous sont révélées aujourd’hui par des couches «d’inondations de basalte» auraient émis assez de gaz à effet de serre, comme le dioxyde de sulfure et le dioxyde de carbone, pour influencer le climat.
Les plus grandes inondations d’éruptions de basalte dans les fosses Deccan en Indes et dans les fosses sibériennes coïncident apparemment avec les plus grandes extinctions de masse, il y a 65 et 250 millions d’années.
L’équipe du professeur Saunders espère établir une corrélation entre les dates et enquêter davantage sur la cause des extinctions de masse.
Quel serait le vrai «tueur de dinosaures»?
Les dinosaures ont disparu des «archives géologiques» de la couche terrestre nommée la frontière crétacée tertiaire, il y a 65 millions d’années.
Dans les années 1980, des scientifiques ont découvert les traces d’une collision avec un météorite, c’est-à-dire une couche d’iridium dans les sédiments de la frontière crétacée tertiaire. Ils ont fait un lien entre un grand cratère du nom de Chicxulub dans la péninsule du Yucatan, Mexique et l’impact avec le météorite. Ce cratère a été par la suite reconnu comme étant le «tueur des dinosaures».
Cependant, le Dr Markus Harting de l’Université d’Ultrecht, Pays-Bas, remet en question cette théorie puis que le cratère Chicxulub a été créé, suite à une collision, plusieurs milliers d’années avant les extinctions qui eurent lieu dans la couche crétacée tertiaire.
Le Dr Harting a découvert que les gouttelettes de verre, qui auraient été formées lorsque des roches fondues furent éjectées par la collision Chicxulub, étaient concentrées dans une couche en dessous de la couche crétacée tertiaire, plus vieille que cette dernière de 300 000 ans. Il affirme que cela démontre que l’impact Chicxulub et l’extinction de masse à cette frontière ne sont probablement pas reliés.
Une autre question brûlante est celle à savoir si l’impact massif Chicxulub – qui a sans aucun doute eu lieu et qui a certainement été catastrophique – est responsable de quelqu’extinction que ce soit. «Peut-être», répond le Dr Harting. «Les ammonites, ces créatures marines, qui furent très répandues à un certain point, se sont éteintes au même moment que l’impact Chicxulub et avant la formation de la couche crétacée tertiaire, a-t-il dit.
Néanmoins, la possibilité selon laquelle l’impact aurait même tué des ammonites n’est pas claire du tout, selon Harting. D’autres thèses antérieures à celle-ci envisageraient un scénario d’«hiver nucléaire», dans lequel un monde enseveli sous la poussière serait devenu glacé et la flore aurait graduellement disparu pendant des années, causant les extinctions de masse.
|
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Triceratops (article wilkipedia) (le 12/07/2006 à 16h52) |
Tricératops
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.lien direct ici
(Redirigé depuis Triceratops)
Le tricératops était un grand dinosaure herbivore qui a vécu à la fin du Crétacé, entre 67 et 65 millions d’années avant notre ère. Son nom signifie « tête à trois cornes ». Il en portait deux longues sur le front et une plus courte sur le nez. Il avait en outre une large collerette osseuse derrière son crâne, destinée à protéger son cou et ses épaules. Quadrupède, son allure générale était celle d’un immense rhinocéros, avec des membres lourds, atteignant 9 mètres de long et pesant 5 à 6 tonnes.
Le tricératops a été découvert par John Bell Hatcher en 1888. À la fin du XXe siècle, on avait retrouvé une cinquantaine de crânes en Amérique du Nord, plusieurs ossements mais aucun squelette complet. Cet animal vivait probablement en troupeaux, dans des plaines et des forêts qui bénéficiaient d’un climat assez doux. Avec sa tête basse, il broutait des plantes herbacées et pouvait plier les branches avec ses cornes pour attraper les feuilles qu’il mastiquait avec ses dents jugales. Son bec en os était dépourvu de dents. Sur l’usage de ses cornes et de son bouclier crânien, les paléontologues ont émis diverses hypothèses :
- Défense contre les grands prédateurs, notamment le tyrannosaure qui a vécu à la même époque et dans les mêmes régions. Malgré la puissance redoutable de ce dernier, il semble que le tricératops ait pu sortir vainqueur de nombreux combats.
- Affirmation du rôle de mâle dominant au sein de la horde et séduction des femelles. Il est probable que des combats aient opposés les mâles qui s’affrontaient à coups de cornes. Une partie supérieure du crâne, creuse, servait apparemment à amortir les coups.
- Un moyen de communication pour le troupeau.
- La collerette pouvait également servir pour la régulation thermique. Vascularisée, elle était capable d’emmagasiner ou libérer de l’énergie selon l’exposition.
Le tricératops appartient à l’ordre des ornithischiens et au sous-ordre des marginocéphales, qui comprennent tous les dinosaures à collerette osseuse ou à callote cranienne hyper développée.
On connaît actuellement deux espèces de tricératops :
- T. prorsus Marsh, 1890
- T. horridus Marsh, 1889
Liens externes
Triceratops, Smithsonian museum of Natural History, Washington D.C.
|
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Le tyrannosaure (article futura science) (le 09/07/2006 à 08h44) |
|

LA TERRE | 
Le Tyrannosaure Rex s’est trouvé un père
Par Dominique Selse, Tech&Co, le 10/02/2006 à 16h19 
Une équipe de paléontologues vient de découvrir en Chine les restes d’un tyrannosaure datant de 160 millions d’années. Ce serait le plus vieil ancêtre du T. rex.Menée par le chercheur Xing Xu, une équipe de l’Institute of Vertebrate Paleontology and Paleoanthrology de Beijing (IVPP) a mis au jour un dinosaure fossilisé de la famille des tyrannosaures, dans le bassin de Junggar au nord-ouest de la Chine (1) . La nouvelle espèce découverte, caractérisée par une magnifique crête sur la tête, révèle le plus ancien membre d’une lignée qui devait culminer à son apogée sous la forme du fameux Tyrannosaurus rex, quelque 90 millions d’années plus tard, au moment de l’extinction brutale (on le suppose) due à la collision d’un météorite près de la péninsule du Yucatan au Mexique.
 Une Une vue d'artiste du tyrannosaure miniature chinois (Crédits : IVPP)Ce parent du T. rex est un « petit » spécimen : il ne mesure que trois mètres de long, alors que de telles créatures ont pu dépasser les 12 mètres. La période correspondante, le jurassique supérieur, n’était pas jusqu’ici reconnue comme habitée par les tyrannosaures : la trouvaille de ce T. rex miniature complète l’histoire de la famille. Le dragon à crête du pays aux cinq couleursMais la créature, que Xing Xu a appelé Guanlong wucaii, « dragon à crête du pays aux cinq couleurs » (car la région est réputée pour ses rochers aux coloris multiples), devait être un féroce carnivore comme en attestent la dentition qui arme sa mâchoire et ses jambes puissantes. Guanlong wucaii était doté d’une crête nasale géante très élaborée, ce qui attire l’attention des scientifiques. Jamais vue auparavant sur un dinosaure, ce pourrait être un ornement sexuel un peu démesuré à l’image d’une queue de pan ou des bois des élans. Cette crête est semblable à celles de beaucoup d’oiseaux dont les espèces vivent de nos jours. Dans le cours de l’évolution, oiseaux et dinosaures carnivores comme ceux de la famille des T. rex appartiennent tous deux à la branche des théropodes. (1) A Jurassic tyrant is crowded, Thomas R. Holtz Jr, Nature 439 Number 7077 pp 633-762
Commenter cette news ou lire les commentaires 

 Le dessin du squelette crânien: on voit très bien la crête hypertrophiée Crédits : IVPP
Un « dragon couronné » du Jurassique découvert en Chine
AFP
|
jeudi 16 février 2006
|
 Le dinosaure Guanlong Wucaii, représenté par un artiste. Source : AFP
|
Le représentant le plus primitif du groupe des tyrannosaures, un dinosaure carnivore de trois mètres de long caractérisé par une « couronne » nasale énorme et vieux de quelque 160 millions d’années, a été découvert en Chine, annonce jeudi la revue Nature.
Ce dinosaure jusqu’à présent totalement inconnu a reçu le nom scientifique de Guanlong wucaii, dérivé des termes chinois guan et long, signifiant respectivement couronne et dragon, et wucai, cinq couleurs, référence à la riche coloration des roches du bassin de Junggar, dans la province du Xinjiang (nord-ouest de la Chine), qui ont livré ses restes.
Le « reptile tyran » couronné a vécu au Jurassique supérieur, il y a quelque 160 millions d’années, alors que son descendant Tyrannosaurus rex, de 9 à 13 mètres de long, rendu célèbre par le film « Jurassic Park », a fait son apparition sur Terre beaucoup plus tard, au crétacé supérieur, il y a moins de 70 millions d’années. Selon le paléontologue chinois Xing Xu, travaillant pour l’Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de Pékin et le Musée américain d’histoire naturelle de New York, et ses collègues, le nouveau dinosaure pourrait représenter la forme la plus ancienne des tyrannosaures.
| | |
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Tyrannosaure (article wilkipedia) (le 12/07/2006 à 16h50) |
Tyrannosaure
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.lien direct ici
Le Tyrannosaure ou Tyrannosaurus Rex était un grand dinosaure carnivore vivant en Amérique du Nord dans une période à la fin du Crétacé appelée le Maastrichien, entre 70 et 65 millions d'années avant notre ère. Son nom signifie « lézard tyran ».
Découverte
Les premiers restes significatifs furent découverts en 1902 et l'animal fut décrit et baptisé par Henry Fairfield Osborn en 1905. Des découvertes de squelettes entiers, en 1988 (au Montana) et 1990 (Dakota du Sud), ont fait considérablement évoluer notre connaissance du tyrannosaure.
Stature
Il pouvait mesurer douze à quatorze mètres de long et peser six tonnes. Dans les premiers temps, les paléontologues pensaient qu'il se tenait presque verticalement à cause de sa bipédie. Mais suite à la découverte de nouveaux squelettes et à des études biomécaniques, il s'avère qu'il se serait tenu à l'horizontale car c'est la seule manière pour que ses vertèbres suportent son poids. Le Tyrannosaure ne devait donc pas dépasser 3,5 mètres. Des études de biomécanique ont permis de révéler qu'il ne pouvait pas courir plus vite que 18 km/h.
Il se tenait sur ses deux pattes arrières. Ses membres postérieurs, terminés par un pied à trois orteils griffus, étaient particulièrement puissants. Sa vision frontale lui permettait d'évaluer efficacement les distances. En comparaison ses membres antérieurs paraissaient ridicules, bien que ses bras aient des muscles développés et qu'ils disposent de deux doigts avec des griffes acérées. Ils servaient sans doute à maintenir la nourriture, mais étaient trop courts (comparables à ceux d'un homme) pour pouvoir la ramasser au sol. Le tyrannosaure était donc obligé de se pencher pour ronger les carcasses de ses proies. Certaines de ses dents, particulièrement impressionnantes (atteignant 18 cm de long), étaient crénelées comme des couteaux à viande. On suppose qu'il pouvait déplacer l'un de ses maxillaires vers l'arrière. D'autre part, l'usure des dents fossilisées indique qu'il mâchait des aliments relativement durs.
Il n'est pas exclu que le tyrannausore, comme d'autres reptiles de cette époque, ait été pourvu de plumes.
Mode de vie
On peut penser qu'il vivait en groupe grâce au paléontologue Jack Horner qui a découvert cinq tyrannosaures dans un même gisement : en effet ces individus n'ont pas pu être attirés par une proie ou une charogne, car aucun reste d'herbivore n'a été trouvé à cet endroit.
Jack Horner s'est donc demandé si le tyrannosaure était un chasseur ou un charognard. Car il n'est pas un bon coureur; de plus il aurait eu un flair très sensible et une très bonne vision ce qui lui permettrait de repérer facilement une charogne. Mais, on a découvert une morsure de tyrannosaure sur un Edmontosaurus qui aurait cicatrisé et serait mort de mort naturelle. Les scientifiques se demandent donc toujours s'il mangeait de le viande fraîche ou de la charogne.
Divers
Le tyrannosaure n'est pas le plus grand des dinosaures carnivores. On peut citer :
Squelette de tyrannosaure |
Squelette de tyrannosaure |
|
| |
|
| [
Ajouter un commentaire | 1 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Velociraptor (article wilkipedia) (le 12/07/2006 à 16h47) |
Vélociraptor
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.lien direct ici
(Redirigé depuis Velociraptor)
Le Vélociraptor (« voleur agile ») est un genre de petit dinosaure bipède carnivore qui a vécu à la fin du crétacé, entre 80 et 70 millions d'années avant notre ère.
Le vélociraptor appartient à la famille des dromæosauridés, dont les autres représentants (Deinonychus, Dromaeosaurus) sont parfois également appelés raptors. Ils sont rattachés aux cœlurosauriens, une super-famille incluse dans les théropodes, qui regroupe nombre d'autres dinosaures carnivores.
Le vélociraptor possède de puissantes mâchoires portant environ 80 dents acérées. Le vélociraptor mesurait, de la tête à la queue, environ 1,80 m pour une hauteur de 1,20 m. Son poids avoisinait les 15 kilogrammes. Ses membres postérieurs sont pourvus d'une griffe rétractile, capable de se positionner presque à la verticale pour déchiqueter la peau de sa proie. Sa queue, rigidifiée par des tendons osseux, l'aide à s'équilibrer lorsqu'il se dresse pour poignarder sa proie. Cette technique de chasse a été confirmée par la découverte d'un fossile de vélociraptor dont cette fameuse griffe se trouvait à l'emplacement du cou d'un protoceratops. On suppose que le prédateur et sa proie ont été brusquement ensevelis par un glissement de terrain en plein combat.
Le premier squelette de vélociraptor a été découvert par Henry Fairfield Osborn (1857-1935) en 1924 en Mongolie. Depuis, les scientifiques disposent d'au moins six squelettes identifiés, complets ou partiels, provenant de Mongolie ou de Chine. L'habitat du vélociraptor se situait dans des forêts ou des zones semi-arides.
Le vélociraptor se distingue des autres dromaesauridés par sa tête très étroite et aplatie. En revanche, le volume de son cerveau est relativement important proprotionnellement à sa taille. Sa morphologie laisse à penser qu'il possèdait une excellente vitesse de course, pouvant atteindre 60 km/h, et qu'il disposait de la vision tridimensionnelle. Le vélociraptor se nourrissait sans doute de tylocephales, oviraptors, protoceratops, saurolophus et de petits mammifères. On a découvert récemment le fossile d'un animal proche du vélociraptor qui portait du duvet. Cela confirmerait la thèse selon laquelle les théropodes sont les ancêtres des oiseaux .
Le vélociraptor, bien que popularisé par le film Jurassic Park, est de dimension bien plus modeste que ceux montrés à l'écran, qui ressembleraient davantage à de (très) gros Deinonychus.
Historique
Échelle Homme/Vélociraptor
Une expédition dans le désert de Gobi (Mongolie) menée en 1922 par le Musée américain d'Histoire naturelle récupéra le premier fossile de Vélociraptor que connaisse la science : un crâne écrasé mais complet, associé à une des griffes rétractiles (voir plus haut). Deux ans plus tard, le directeur du musée Henry Fairfield Osborn mentionna l'animal dans un article de presse qui fit grand bruit, sous le nom d' « Ovoraptor mongoliensis ». Cependant, comme ce nom « Ovoraptor » n'avait pas été publié dans une revue scientifique ni accompagné d'une description en bonne et due forme, il est resté un nomen nudum (un « nom nu ») et c'est le nom « Velociraptor » qui eut la priorité. Plus tard cette année-là, Osborn désigna le crâne et la griffe (dont il croyait qu'elle venait de la main) comme appartenant à un nouveau genre, Velociraptor. Ce nom est tiré des mots latins velox (signifiant « rapide ») et raptor (au sens de « brigand » ou de « pillard ») et fait allusion à l'aptitude à la course de l'animal et à son régime carnivore. Osborn appela l'espèce type V. mongoliensis d'après son pays où on l'avait trouvé.
Pendant la Guerre froide la Mongolie était fermée aux équipes Nord-Américaines mais des expéditions menées par des scientifiques soviétiques et polonais, en collaboration avec des collègues mongols, découvrirent plusieurs exemplaires supplémentaires de Velociraptor. Les plus connus font partie de la légendaire « Bataille de dinosaures » découverte par une équipe polono-mongole en 1971 : il s'agit d'un Vélociraptor enseveli sans doute par une dune alors qu'il était en plein combat contre un Protoceratops.
Entre 1988 et 1990, une équipe sino-canadienne a découvert des restes de Velociraptor en Chine du Nord; des expéditions américano-mongoles dans le désert de Gobi, conduites par le Musée américain d'Histoire naturelle et l'Académie mongole des Sciences, ont découvert de nouveaux squelettes bien conservés entre 1990 et 1995. |
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
| Découverte d'un fossile de reptile à deux têtes (le 08/06/2007 à 16h49) |
| Découverte d'un fossile de reptile à deux têtes |
|
Les dépôts lacustres du Crétacé inférieur du Nord-Est de la Chine sont
connus pour livrer des fossiles remarquablement conservés de plantes et
d'animaux ayant vécu il y a environ 120 millions d'années, y compris
des dinosaures à plumes et des oiseaux primitifs. Ils ont livré aussi
un fossile très inattendu, celui d'un reptile aquatique à deux têtes,
décrit par un groupe de chercheurs français et chinois.
Il s'agit bien sûr d'un spécimen tératologique: ce petit squelette
(environ 70 mm de longueur) présente à partir de la base du cou deux
colonnes vertébrales terminées par deux crânes. Il s'agit d'un spécimen
très jeune (embryon ou nouveau-né) d'une espèce de reptile d'eau
douce appartenant au groupe éteint des choristodères, qui est bien
représenté dans le Crétacé de Chine. Ces animaux, qui devaient
ressembler à des lézards au cou très allongé, pouvaient atteindre un mètre de longueur à l'état adulte.
Dans le cas de ce spécimen extraordinaire, il s'agit d'une anomalie du
développement embryonnaire appelée bifurcation axiale, qui conduit à
des monstres possédant deux têtes et parfois deux cous. Elle est connue
dans divers groupes de reptiles actuels, dont les tortues, les serpents
et les lézards. De tels animaux bicéphales ont peu de chances de survie
dans la nature, mais ont pu vivre longtemps en captivité (le Muséum
d'Histoire Naturelle de Genève expose depuis près de 10 ans une tortue
à deux têtes).
Le reptile fossile tératologique de Chine ne semble pas avoir survécu
très longtemps, à en juger par sa petite taille. Bien qu'un certain nombre de cas de bifurcation axiale chez des reptiles aient été signalés depuis l'Antiquité, ces anomalies sont dans l'ensemble
très rares. Les chances d'en découvrir une à l'état fossile étaient
donc infimes, et le reptile à deux têtes de Chine est actuellement le
seul cas connu dans le registre paléontologique.
|
|
|
| [
Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) |
Imprimer |
Permalien ]
|
|
|
Page 1 2  |
|
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
| Statistiques |
| 7 connecté(s) |
| 65024 visiteurs |
| Depuis le 05/07/2006 |
|
| |
|
|
| |
|