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| Le crane des premiers Eurasiens (le 30/07/2006 à 14h34) |
LA VIE
Le petit crâne des premiers Eurasiens
Source : CIRS, le 09/07/2002 
Un crâne qui aurait appartenu à un petit individu a été mis à jour sur le site archéologique de Dmanisi (Géorgie). Cette découverte pourrait remettre en question la théorie selon laquelle l'exode hors d'Afrique (out of Africa) des premiers humains nécessitait des cerveaux relativement développés.Les scientifiques pensaient en effet que l'adaptation de ces hominidés aux nouveaux environnements rencontrés lors de leurs déplacements requérait une dimension de cerveau, et donc une intelligence, supérieure à celle permise par le crâne récemment découvert.Il s'agit du crâne d'un individu menu, au nez court et aux canines imposantes. Son cerveau aurait mesuré 600 centimètres cube, soit moins de la moitié de celui des hommes modernes. Deux autres crânes, découverts il y a trois ans sur le même site, permettaient d'accueillir un cerveau de plus grande dimension : 800 centimètres cube environ. Selon David Lordkipanidze, de l'Académie géorgienne des sciences et un des découvreurs du dernier fossile, les trois crânes, vieux de 1,75 millions d'années, appartenaient probablement à la même espèce, homo erectus, la première à avoir quitté l'Afrique. Les fossiles de Dmanisi ressemblent plus précisément à la version africaine d' homo erectus, dénommé homo ergaster. Au regard de ces découvertes, l'augmentation du volume du cerveau n'aurait pas été le seul facteur de migration hors d'Afrique, a déclaré Lordkipanidze. Plusieurs raisons auraient selon lui motivé le phénomène. Le nouveau fossile découvert montre à quel point ces premiers humains étaient primitifs, précise Chris Stringer, de la London Natural History Museum. Les travaux sur le sujet ont été publiés dans la revue Science. |
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| La croissance cérébrale tardive de l’homme moderne (le 30/07/2006 à 14h28) |
LA VIE
La croissance cérébrale tardive de l’homme moderne : un avantage évolutionniste
Par Sami Biasoni - Futura-Sciences, le 28/09/2004 à 15h23 
De tous les primates, l’homme moderne est le seul à avoir une croissance aussi lente, puisque le processus de maturation de l’individu aussi bien, sur le plan physique que cérébral dure – selon les sujets – entre 18 et 20 ans, ce qui représente près d’un quart de son espérance de vie actuelle. Mais c’est aussi le seul à être véritablement doué du langage. Selon une thèse récente, basée sur l’analyse du crâne d’un homo erectus enfant, les faits susdits seraient fortement corrélés.En plus d’être par essence un cas unique dans l’évolution, l’intelligence humaine aime à cultiver ses paradoxes. A la naissance, l’homo sapiens possède le plus petit cerveau de tous les primates, en regard de sa masse corporelle : 25 % de la taille du nourrisson, alors qu’il occupe 70 % de celle d’un macaque naissant. Pourtant à l’âge adulte, c’est l’homme qui possèdera le cerveau le plus volumineux, seulement, il aura fallu de longues années de croissance avant que ce renversement ne soit effectif. Dans le cadre du programme "Origine de l'Homme, du Langage et des Langues", une étude portant sur la détermination de la première espèce d’ hominidés ayant acquis le langage articulé a été conjointement menée par le CNRS-Bordeaux et le Max-Planck Institute de Leipzig (Allemagne). Les premières conclusions indiquent que ce type d’évolution est propre à l’homo sapiens, dans la mesure où son prédécesseur, l'homo erectus, mûrissait à une vitesse proche de celle des singes.C’est en tout cas ce que l’analyse d’un crâne de près de 1,5 millions d’années, semble révéler. En 1936, le paléontologue berlinois Ralph Koenigswald fait la découverte d’une boîte crânienne d’ homo erectus dans une zone sédimentaire de l’est de l’île de Java (Indonésie). Seule certitude quant à ce crâne dit «de Mojokerto», il s’agit de celui d’un enfant. Quant à savoir son âge, la communauté scientifique a tellement de difficultés à se mettre d’accord, qu’une fourchette entre 18 mois et 8 ans est finalement retenue. Selon Jean-Jacques Hublin du Max Planck Institute, ceci est principalement dû au fait que « la boîte crânienne était pleine d'une gangue qui empêchait l'examen de structures internes, évocatrices de l'âge ». Presque 70 ans plus tard, une modélisation 3D réalisée par scanner a été confrontée à différentes données statistiques concernant la taille du cerveau adulte des hominidés éteints ainsi que l’accroissement du cerveau chez les primates actuels : du macaque jusqu’à l’homme. Les résultats obtenus infirment les estimations précédentes. Le crâne de Mojokerto est effectivement celui d’un enfant, mais âgé de moins de 18 mois et dont la taille du cerveau représentait entre 72 et 84 % de celle d’un homo erectus adulte, d’où un mode de croissance bien plus proche de celui du chimpanzé que de celui de l’homme moderne. L’ homo erectus était très nomade, de surcroît doté d’un bassin étroit. Avoir une tête proéminente aurait posé problème lors de l’accouchement, d’une part, et d’autre part, pour ce qui est de l’alimentation, dans la mesure où 80 % de ce qui est ingurgité par le nouveau-né sert à « nourrir » le cerveau. « Il y a donc eu une sélection en faveur d'un petit cerveau à la naissance et d'un gros cerveau à l'âge adulte, grandissant lentement, ce qui est une façon d'étaler l'investissement parental sur des années, comme un crédit », affirme J.-J. Hublin. Mais ensuite « L'avantage [est revenu], dans les nouveaux milieux ouverts parcourus par les hominidés, à ceux qui [ont su] s'organiser socialement, développer des outils, chasser. Leur cerveau n'a cessé de grossir, une grande taille permettant un "câblage" complexe des diverses régions cérébrales et une grande plasticité dans le traitement des apprentissages.» En d’autres termes, la lente maturation caractéristique de l’ homo sapiens, qui s’est progressivement accentuée, a favorisé l’acquisition des connaissances et peut-être aussi permis le langage, en donnant au cerveau le temps de se structurer.

 Reconstitution en 3D de la boîte crânienne de l'enfant de Mojokerto. (© CNRS – Jean-Jacques Hublin (MPI))
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| L'homme de néanderthal (le 30/07/2006 à 14h21) |
LA VIE
Néanderthal : une espèce distincte de la nôtre ?
Source : CIRS, le 30/01/2004 à 13h00 
L’homme moderne et l’homme de Néanderthal seraient deux espèces distinctes, d’après une étude mathématique basée sur des données relatives aux crânes d’hommes modernes, d’hommes de Néanderthal et d’un large échantillon de primates non-humains existants actuellement.Ce résultat pourrait contribuer au débat entre les tenants d’un modèle de continuité régionale des origines humaines, qui maintiennent que Néanderthal est une sous-espèce d’Homo sapiens ayant contribué à l’évolution des Européens modernes, et les tenants du modèle d’une origine unique, pour qui l’homme de Néanderthal est une espèce séparée.L’équipe de chercheurs, dirigée par Katerina Harvati, de l’Université de New York, a utilisé une nouvelle technique appelée morphométrie géométrique, afin de mesurer le degré de variation entre les crânes. Le but des chercheurs était dans un premier temps de mettre au point une méthode quantitative permettant de déterminer le degré de différence justifiant la classification des spécimens en espèces différentes. La seule façon de procéder était, selon eux, d’examiner la morphologie de squelettes d’espèces vivantes aujourd’hui, en l’occurrence ceux de primates. Sur cette base, l’importance des différences entre homme moderne et homme de Néanderthal a amené les chercheurs a se déclarer en faveur de l’hypothèse de deux espèces séparées à l’intérieur du genre Homo.

 Crâne d'un homme de Néanderthal Crédits : http://www.cybersciences.com
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| L'homme dans le règne animal (le 30/07/2006 à 14h09) |
LA VIE
Retour sur la place de l'homme dans le règne animal
Bernard Pintureau - INRA/INSA de Lyon , le 05/12/2005 à 08h31 
L’Homme est actuellement classé dans le Règne animal, l’un des six Règnes auxquels sont assignés les êtres vivants. Pourtant, l’intelligence d’Homo sapiens constitue un caractère tout à fait nouveau qui pourrait justifier son placement dans un Règne particulier, le Règne humain. Ce caractère est en effet à l’origine d’un bouleversement évolutif en instaurant une évolution sociologique de nature lamarckienne, qui est plus efficace que l’évolution biologique de nature darwinienne. Toutefois, l’hétérogénéité de développement des populations humaines conduit à considérer le nouveau Règne comme inachevé.Tous les Etres vivants sont classés dans un Règne, catégorie la plus large de la taxinomie. Remarquons que les virus, dénués d'autonomie reproductive, ne sont pas considérés comme des organismes vivants et ne sont donc pas inclus dans une telle catégorie. Les règnes, dont le nombre généralement admis est de six, sont définis (ou devraient être définis) à partir de grands bouleversements évolutifs (Wilson et al. 1974 ; Larpent 2000). Les deux premiers Règnes, comprenant des organismes unicellulaires procaryotes, sont bien séparés des autres Règnes mais ne semblent pas être eux-mêmes séparés par des caractères simples :
Règne des Archébactéries (Archaea, Archaeobacteria ou Mendosicutes) parfois lui-même divisé en deux Règnes plus simples, les Crenarchaeota et les Euryarchaeota (Larpent 2000) ;
Règne des Eubactéries (Eubacteria).
Les quatre autres Règnes comprennent des organismes eucaryotes :
Règne des Protistes (Protista) composé d’organismes unicellulaires ;
Règne des Végétaux (Plantae) ou végétal, parfois lui-même divisé en trois Règnes plus simples, les Archézoaires, les Chromista et les Plantes (Larpent 2000), composé d’organismes pluricellulaires autotrophes ;
Règne des Champignons (Fungi) composé d’organismes souvent pluricellulaires, hétérotrophes et filamenteux ;
Règne des Animaux (Animalia) ou animal composé d’organismes pluricellulaires, hétérotrophes mais non filamenteux.
L'Homme a d'abord été exclu du Règne animal pour des raisons religieuses sans fondement scientifique (voir Buffon 1799, par exemple). Il a ensuite été intégré à ce Règne, à la suite d'une longue période d'hésitations aboutissant à la reconnaissance d'une filiation évolutive avec les grands Primates (Kaverznev 1775, in Nestourkh 1960, apparaît comme un précurseur ; Cuny 1965 ; Mayr 1989). Toutefois, l'existence d'une filiation n'implique pas l'intégration dans un même groupe de l'ascendant et du descendant, si un caractère montre une nouveauté tout à fait essentielle. Sinon, il nous faudrait ne reconnaître qu'un seul Règne vivant.
L'Homme est un animal intelligent, et c'est cette intelligence et ses conséquences qui déterminent un caractère tout à fait nouveau dans l'évolution des espèces. Nous considérons que ce caractère pourrait justifier la classification de l'Homme (au sens strict, c'est à dire de l'espèce Homo sapiens) dans un Règne particulier, le Règne des Hommes (en latin : Hominis) ou humain. Bien que celui-ci réhabiliterait des idées inspirées par les religieux des siècles passés, mais pour des raisons très différentes de celles invoquées à l'époque, il ne changerait rien à la classification phylogénétique (Lecointre et Le Guyader 2001).
L'intelligence a en effet permis une colonisation de tous les milieux de notre planète, et bientôt d'autres planètes, grâce à une adaptation (évolution) non plus biologique mais sociologique (culturelle, économique, etc.) bien plus efficace. Ce caractère est donc bien révolutionnaire.
L'évolution biologique, selon le néo-darwinisme (théorie synthétique de l'évolution) a recours aux mutations comme gisement de nouveautés potentielles et à la sélection naturelle comme tri des nouveautés ayant un intérêt adaptatif (Bowler 1989 ; Mayr 1989). Cette évolution est lente mais sans erreur : l'adaptation est toujours ajustée sans erreur au niveau optimal. L'Homme développé, de par ses effectifs, ses capacités d'aménagement de l'environnement aux besoins de ses gènes, et ses capacités de réparation ou de préservation des phénotypes peu viables dans les conditions naturelles, ne subit plus que très peu cette évolution. La société permet ainsi à beaucoup de phénotypes peu adaptés ("handicapés") de se reproduire.
L'évolution sociologique basée sur l'innovation issue d'un travail intellectuel (technologique, juridique, politique, etc.) est plus rapide (une évolution biologique aurait difficilement permis de marcher sur la lune ou de se déplacer à une vitesse supersonique) mais admet des erreurs qu'il faut sans cesse réparer. C'est en ce sens que l'espèce humaine ne peut plus se passer de la recherche scientifique, souvent chargée de trouver des solutions à des problèmes vitaux précédemment créés (construire des véhicules propres car notre développement a trop pollué l'atmosphère, chercher de nouvelles ressources énergétiques car nous aurons bientôt épuisé les réserves pétrolières, etc.). Malgré un tel cheminement, qui semble en partie régi par la loi des essais et des erreurs, l'évolution sociologique est beaucoup plus efficace que l'évolution biologique (Strickberger 1990).
Notre évolution, sociologique, est basée sur l'accumulation de caractères acquis constituant la culture. Seul un apprentissage assurant la transmission de ces caractères acquis, permet à un individu juvénile de l'espèce humaine de devenir réellement un Homme ayant une vie sociale. Cette évolution n'est donc plus darwinienne (Cuny 1965 ; Chapeville et al. 1979 ; Lovtrup 1987) mais lamarckienne et s'apparente au transformisme (Laurent 1997). Ainsi, le Règne humain restaure non seulement une vieille classification pré-scientifique des êtres humains, mais une théorie de l'évolution passablement critiquée lorsqu'elle voulait s'appliquer aux Règnes purement biologiques.
Toutefois, l'espèce humaine et ses races géographiques en voie d'extinction, correspondant à des processus de spéciation avortés, connaît une forte hétérogénéité de développement. Si de nombreuses populations se sont affranchies de l'évolution biologique, d'autres sont malheureusement encore soumises à de fortes pressions de sélection (maladies non soignées ou famines conduisant à une forte mortalité, etc.). Il n'est bien sûr pas question de classer des populations d'une même espèce dans deux Règnes différents. Ceci serait non seulement contraire aux principes scientifiques, mais aussi aux principes éthiques de rejet du racisme. Tant que le monde développé (celui du Nord) refusera d'apporter une aide suffisante et donc substantielle au monde en développement (celui du Sud), il est alors exclu de considérer le Règne humain comme une position taxinomique actuelle pour l’espèce Homo sapiens, mais comme une catégorie taxinomique en devenir. Et c'est encore l'Homme qui peut en décider, en affectant différemment les revenus de son économie planétaire.
L'instauration d'un Règne humain aura en outre pour conséquence la révision de la composition du genre Homo. Les espèces fossiles Homo neanderthalensis (incluant ou non H. erectus), H. leakeyi et quelques autres plus ou moins contestées (Stringer 1991) devront en effet être classées dans un autre genre appartenant au Règne animal. Il pourra s'agir du genre Protohomo.
Pour aller plus loin : bibliographies
BOWLER P.J., 1989.- Evolution, the history of an idea. Revised edition. Univ. California Press, Berkeley: 432 pp. BUFFON G., 1799.- Histoire naturelle. Tome 1 : Histoire naturelle de l'Homme. Paris : 322 pp. CHAPEVILLE F., GRASSE P.P., JACOB F., JACQUARD A., NINIO J., PIVETEAU J., RICQLES A. DE, ROGER J., THUILLIER P. et NOËL E., 1979.- Le darwinisme aujourd'hui. Ed. du Seuil, Paris : 189 pp. CUNY H., 1965.- Darwin ; textes choisis, la sélection naturelle, la descendance de l'Homme. Ed. Sociales, Paris : 166 pp. LARPENT J.P., 2000.- Introduction à la nouvelle classification bactérienne. Les principaux groupes bactériens. Ed. Tec & Doc, Paris : 280 pp. LAURENT G., 1997.- Jean-Baptiste Lamarck 1744-1829. Ed. du CTHS, Paris : 752 pp. LECOINTRE G. et LE GUYADER H., 2001.- Classification phylogénétique du vivant. Ed. Belin, Paris : 543 pp. LOVTRUP S., 1987.- Darwinism: the refutation of a myth. Croom Helm Ed., London: 469 pp. MAYR E., 1989.- Histoire de la biologie ; diversité, évolution et hérédité. Tome 2 : De Darwin à nos jours. Ed. Fayard, Paris : pp. 637-1205. NESTOURKH M., 1960.- L'origine de l'Homme. Ed. du Progrès, Moscou : 574 pp. STRICKBERGER M.W., 1990.- Evolution. Jones and Bartlett Pub., Boston: 579 pp. STRINGER C.B., 1991.- Homo erectus et "Homo sapiens archaïque". Peut-on définir Homo erectus ? In : J.J. Hublin et A.M. Tillier (Eds).- Aux origines d'Homo sapiens. PUF, Paris : pp. 49-74. WILSON E., EISNER T., BRIGGS W.R., DICKERSON R.E., METZENBERG R.L., O'BRIEN R.D., SUSMAN M. et BOGGS W.E., 1974.- Life on earth. Sinauer Associates Inc., Stamford: 1033 pp.
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| L'homo sapiens (le 30/07/2006 à 14h13) |
LA TERRE | 
L'Homo Sapiens vieillit de 35000 ans

Des paléontologues australiens et américains ont revu la datation de fossiles humains découverts le long de la rivière Omo au sud de l'Éthiopie.Les deux crânes, baptisés Omo I et II, ont été mis au jour en 1967 et datés selon une première évaluation d'environ 130 000 ans par analyse du taux de thorium et d'uranium des huîtres retrouvées dans les sédiments (une datation à l'époque controversée car on pensait que l'homme moderne ne pouvait avoir plus de 100 000 ans). Mais les nouvelles méthodes disponibles ont conduit Francis Brown, de l'Université de l'Utah, John Fleagle, de la Stony Brook Université (New York), et Ian MacDougall, de l'Australian National University, à une autre conclusion : les deux fossiles, contemporains malgré des différences morphologiques, remonteraient à près de 195 000 ans (à 5 000 ans près).Les chercheurs se sont notamment focalisés sur le taux de désintégration de l'argon des cristaux de feldspath de sédiments situés juste au-dessous des fossiles et de cendres prélevées nettement au-dessus (à environ 50 mètres) ; les premiers ont indiqué un âge de 196 000 ans et les secondes une limite inférieure de 104 000 ans. La vitesse de sédimentation de la rivière Omo étant à l'époque très importante, l'âge des restes serait donc plus proche de 196 000 ans. Jusque- là, les plus vieux fossiles humains étaient considérés comme étant ceux découverts à Herto, également en Ethiopie, et évalués entre 154 000 ans et 160 000 ans. Ces travaux confirment les analyses de paléogénétique récentes situant l'origine de l'Homo sapiens moderne entre -150 000 et -200 000 ans.
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| Les premiers hominidés (le 30/07/2006 à 14h17) |
LA VIE
Il y a six millions d’années : les premiers hominidés
Source : CIRS, le 12/09/2004 à 15h00 
D'après un reste fossile récemment découvert dans la formation de Lukeino (Collines de Tugen, Kenya), un hominidé de la taille d'un chimpanzé aurait marché verticalement, sur deux jambes, il y a six millions d'années, soit trois millions d'années avant Lucy, la plus célèbre bipède dans notre lignée. "La posture verticale et la bipédie remonteraient à cette période" conclut, sur la base de l'analyse de la structure interne de l'os fossile mis à jour, le Dr Robert Eckhardt, professeur de génétique du développement et de morphologie évolutionnaire à la Penn State University (Etats-Unis) et directeur de l'équipe internationale de recherche sur le sujet. Le reste fossile concerné est une partie d'un fémur gauche déterré il y a quatre ans dans la formation de Lukeino. Le fragment inclut la tête intacte du fémur gauche, le col osseux qui relie la tête à la diaphyse, ainsi qu'une partie de cette dernière. Les mesures indiquent que l'os est de la même dimension que celui d'un chimpanzé. Cependant, le col reliant la tête à la diaphyse est plus mince au sommet qu'à la base, signe de la marche bipède. Parmi les singes et gorilles actuels, l'épaisseur des parties supérieures et inférieures du col du fémur est approximativement égale. Chez les hommes modernes il est plus mince au sommet qu'à la base d'un rapport de un à quatre ou plus. Le rapport, s'agissant du fossile, est de un à trois. "Ceci indique une transition vers la posture verticale et la démarche bipède," argumentent les chercheurs. Et parce que la marche verticale est une caractéristique essentielle de l'hominidé, un tel rapport signifie que les os fossilisés de Lukeino sont ceux d'hominidés.

 Evolution de l'homme préhistorique Crédit : http://www.pinkmonkey.com
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| Une nouvelle espèce d’hominidés (le 30/07/2006 à 14h19) |
LA VIE
La petite dame de Flores : découverte d'une nouvelle espèce d’hominidés
Par Sami Biasoni - Futura-Sciences, le 29/10/2004 à 19h15 
Une nouvelle espèce d’hominidés nains vient d’être mise à jour. Baptisée Homo floresiensis, cette espèce présente des caractéristiques physiques étonnantes. Selon Marta Mirazon Lahr et Robert Foley, de l'Université de Cambridge, il s’agirait de l’hominidé « aux caractéristiques les plus extrêmes jamais découvert ». C’est dans la grotte de Liang Bua sur l’île de Flores qu’a été retrouvé le squelette presque complet (le crâne, la mâchoire, les dents et les os du corps en bon état) d’une femme vraisemblablement âgée d’une trentaine d’années. Sur le site ont aussi été découverts d’autres ossements provenant de congénères ainsi que d’animaux, notamment de dragons de Komodo et d’éléphants pygmées aujourd’hui disparus. Bien que beaucoup plus jeune que son ancêtre australopithèque Lucy, la dame de Flores présente une boîte crânienne d’un volume plus faible, qui représente un tiers de celui de l’homme moderne. Pour une espèce ayant vécu il y a seulement 18 000 ans, il s’agit d’un fait exceptionnel. De même que sa petite stature, puisque debout, elle ne devait mesurer guère plus d’un mètre.A cette époque, Homo floresiensis peuplait l’île de Flores, isolé après la migration d’Homo sapiens à travers la région pacifique sud. Cette branche d’hominidés ne peut être classée parmi les hommes modernes, qu'on suppose sortis d'Afrique il y a 100 000 ans, et installés depuis déjà 60 000 ans dans le nord de l'Australie. En outre, les caractéristiques physiques susdites marquent une nette différenciation. Ce cas particulier montre comment, à la manière d’autres mammifères, dans des conditions d’isolation génétique (ici insulaire) et d’environnement hostile, une espèce peut présenter une adaptation évolutive qui la conduit à devenir naine. La découverte d’ Homo floresiensis, réalisée par une équipe de scientifiques australiens et indonésiens, agite depuis la communauté scientifique qui perçoit, au travers de cette trouvaille inattendue, la possibilité qu’il reste sur Terre d’autres espèces d’hominidés encore inconnues.

 Le crâne d’Homo floresiensis comparé à celui d’un homme moderne. (Peter Brown)
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| La bipédie pourrait avoir commencé dans les arbres (le 08/06/2007 à 16h59) |
| La bipédie pourrait avoir commencé dans les arbres |
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En observant des orangs-outangs sauvages, une équipe de chercheurs a trouvé que la marche
sur les deux jambes pourrait s'être développée chez des singes
arboricoles relativement anciens plutôt que chez des ancêtres plus
récents de l'Homme qui auraient déjà gagné la savane comme le suggère
la théorie actuelle.
La bipédie
a longtemps été considérée comme un trait caractéristique de l'Homme et
de ses plus proches ancêtres. Les ancêtres des chimpanzés, gorilles et
de l'Homme seraient descendus des arbres et auraient commencé à marcher
sur le sol à quatre pattes. Avec le temps, cette marche quadrupède se serait transformée en "marche sur les phalanges" que chimpanzés et gorilles utilisent encore de nos jours, puis en la marche debout, sur les deux jambes que pratique l'Homme.
En étudiant les déplacements d'orangs-outangs dans la nature, Susannah Thorpe et ses collègues de l'Université
de Birmingham ont trouvé que la marche debout en utilisant les bras
pour garder l'équilibre, ou "marche assistée par les mains", a pu
offrir à nos ancêtres arboricoles plusieurs avantages pour se déplacer
dans les branches plus fines et souples des arbres.
Les auteurs suggèrent que lorsque le climat a rendu la forêt de plus en
plus clairsemée, les premiers ancêtres de l'Homme ont pu abandonner
l'étage supérieur de la forêt pour le sol où ils ont gardé leur bipédie
et commencé à s'alimenter. Les ancêtres des chimpanzés et des gorilles
se seraient de leur côté spécialisés dans le déplacement
vertical et auraient développé leur "marche sur les phalanges" pour
passer d'un arbre à un autre au sol. "Notre conclusion est que la
bipédie dans les arbres présente de gros avantages du point
de vue adaptatif. Du coup, nous n'avons pas à expliquer comment nos
ancêtres ont pu passer d'une marche quadrupède à la bipédie" affirme
Thorpe. |
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| La découverte de nouveaux fossiles
double l'âge des primates... (le 14/06/2007 à 15h03) |
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La découverte de nouveaux fossiles
double l'âge des primates...
Elwyn Simons, professeur d'anthropologie et d'anatomie à l'Université Duke de Durham, N.C.
et son équipe associée au Muséum Géologique égyptien,
a fouillé le désert égyptien pendant près de 40 ans, pour enfin découvrir des fragments fossiles appartenant à de petits primates.
Ces dents et ossements de mâchoire retrouvés sont estimés entre 36,9 et 41,2 millions d'années.
Les plus ancients fossiles dataient jusqu'alors entre 17 et 20 millions d'années.
Selon le Professeur Martin, cette découverte suggère que nos "plus lointains ancêtres" datent
de 90 millions d'années... |
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| "Toumaï" sonnera t-il enfin définitivement le glas de l'East Side Story ? (le 14/06/2007 à 15h05) |
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"Toumaï" sonnera t-il enfin définitivement le
glas de l'East Side Story ?

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Toumaï ( "espoir de vie" ), un tchadien de 6 à 7 millions d'années devient officiellement le plus
ancien hominidé connu.
C'est une équipe franco-tchadienne dirigée par Michel Brunet ( l'inventeur
d'Abel ) qui a découvert ce crâne quasi complet, un fragment
de mâchoire inférieure ainsi que 3 dents, le tout appartenant à 5 individus différents.
Le sahelanthropus tchadensis serait le représentant de l'ancêtre commun homme/grand-singe
L'East Side Story, hypothèse d'Yves Coppens ( l'inventeur de la célèbre Lucy ), semble
maintenant caduque malgré plus de 3 000 fossiles trouvés à l'Est ; nul doute que le Tchad va devenir le nouvel Eldorado
des paléontologues qui vont devoir plancher sur une nouvelle théorie pouvant expliquer la bipédie et l'hominisation.
Alors, on pourrait se prendre à rêver qu'ils se penchent sur la théorie
de la Bipédie Initiale du
CERBI...
Article de M. François de Sarre sur
Toumaï
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Source : Nature 11/07/02
Paléontologie : Une nouvelle polémique enflamme la communauté scientifique.
En octobre 2001, à Lampang, en Thaïlande, des morceaux de crâne d'Homo Erectus
( 1 million d'années, officiellement ) ainsi qu'une molaire aux
caractèristiques "humaines" ont été trouvés sur ce site déjà réputé...
Mais la datation indiquait de 16 à 25 millions d'années !!!
Il s'en est suivi démenti sur démenti, bien évidemment... Les
morceaux de crâne ne pouvaient bien sûr dater tout au plus d'un million
d'années... puisque l'Homo Erectus n'a quitté son berceau africain qu'à cette date ( toujours selon le dogme officiel )...
Quant à la molaire, si âgée, elle ne peut correspondre bien évidemment qu'à une molaire du seul
Primate connu à cette époque, celle d'un Dryopithécus !!!
Mais des paléontologues, de plus en plus nombreux, aimeraient bien examiner cette molaire qui a tout d'abord
été décrite comme quasiment humaine... |
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| Le "Millennium Ancestor", nouveau doyen de l'humanité. (le 14/06/2007 à 15h05) |
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"Maintenant officiellement baptisé :
Orrorin Tugenensis, l'homme originel de Tugen"

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Les paléontologues français et kenyans ont
mis à jour les restes d'hominidés vieux de 6 millions d'années, l'Ancêtre
du Millénaire.
Il se situe ainsi entre l'Ardipithèque éthiopien âgé de 4,5 millions
d'années et le Samburupithèque kenyan, le plus ancien grand primate
connu âgé de 9 millions d'années.
Il s'agit des restes ( mâchoire, dents, humérus, fémur,etc. )
d'au moins 5 individus différents qui ont été trouvés dans une couche
sédimentaire très prometteuse datée de 1 à 15 millions d'années.
On peut donc s'attendre à d'autres découvertes. Peut-être en saura-t-on
plus sur l'évolution de
l'Homme... |
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| Ötzi, l'homme des glaces, est mort atteint par une flèche (le 22/06/2007 à 16h38) |
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Ötzi, l'homme des glaces, est mort atteint par une flèche
ROME (Reuters) - Ötzi, l'homme
préhistorique retrouvé dans un état de conservation étonnant dans un
glacier des Alpes, est mort d'une blessure à l'épaule infligée par une
flèche, a conclu une équipe de chercheurs italo-suisse.
La plus vieille momie au monde, qui date
d'il y a 5.000 ans, a été découverte à la fin de l'été 1991 par des
randonneurs qui ont aperçu son corps émergeant d'un glacier en cours de
fonte, dans les Alpes italiennes, tout près de la frontière
autrichienne.
Cette découverte a permis de mieux
connaître le quotidien des hommes préhistoriques de cette région: Ötzi
avait encore sur lui des vêtements intacts, des sandales, un carquois
et des flèches, une hache de cuivre, un sac à l'intérieur duquel se
trouvaient des graines, et l'on peut voir sur sa peau des tatouages. On
a pu également déterminer quel avait été son dernier repas.
Jusqu'à présent, les scientifiques,
malgré les analyses auxquelles ils avaient soumis la momie, n'avaient
pu établir clairement si Ötzi était mort d'une blessure de flèche,
d'une mauvaise chute ou du gel sévère qui régnait alors, à 3.000 mètres
d'altitude.
Grâce à l'aide d'une technologie dernier cri utilisant les rayons X, une équipe de chercheurs italo-suisse
a déclaré mercredi avoir prouvé que la mort d'Ötzi avait été provoquée
par une lésion au niveau d'une artère proche de l'épaule, due à une
pointe de flèche restée dans le dos de l'homme des glaces.
Un gros hématome est visible dans les tissus autour de la blessure, ajoutent les chercheurs.
Les dernières recherches menées sur Ötzi,
dont la momie est exposée dans un musée créé pour lui à Bolzano, dans
le nord de l'Italie, sont parues sur le site internet du Journal of
Archaelogical Science et seront publiées en juillet dans le National
Geographic. |
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| Côte d’Ivoire : Les singes ont franchi l’âge de pierre (le 30/06/2007 à 21h32) |
Thursday, June 27th, 2002
Pour la première fois, deux archéologues américains et un primatologue
allemand ont utilisé les techniques classiques de l’archéologie pour
étudier un site fréquenté par des chimpanzés. Situé au pied d’un arbre
en pleine forêt ivoirienne, ce lieu recèle d’innombrables éclats de
pierres et de coquilles (près de 40 kg !). Les chimpanzés viennent en
effet sur ce site depuis plusieurs générations pour y casser des noix à
l’aide de pierres en utilisant des racines comme enclume.
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| Une nouvelle decouverte qui confirmerait notre origine (le 16/07/2007 à 19h30) |
Une nouvelle découverte qui confirmerait notre origine
By Gratien Tiona - l'Independent Posted Wednesday, July 13, 2005
Une tombe qui daterait de 3100 ans fait toujours l'objet de fouilles archéologiques à Téouma à l'Est de l'île d'Efate. Les premiers ossements humains ayant été découverts l'an dernier alors qu'un bulldozer ratissait un terrain vague pour un projet aquacole d'un entrepreneur local, les archéologues ont décidé d'agrandir le site.
A dix mètres des premières découvertes et à cinquante centimètres environ de profondeur, les chercheurs ont découvert il y a quelques jours d'autres ossements humains qui laissent penser qu'il s'agit d'une grande tombe. Les chercheurs qui fouillent minutieusement le site révélaient mercredi y avoir déjà trouvé des ossements qui pourraient appartenir à vingt personnes, sept ayant été trouvées lors de la première découverte l'an dernier et treize très récemment.
A notre visite sur le site mercredi à midi, l'équipe archéologique qui travaille sous la direction du professeur Matthew Spriggs et est soutenue par une archéologue venue de France et un autre de Nouvelle-Calédonie, a réussi de dévoiler une nouvelle découverte : des ossements humains et un crâne enfoui dans un pot.
Les explications du professeur Spriggs nous laissent penser à nos origines d'après les historiens : "Ce genre de découverte est unique au Pacifique. Le lapita du genre est le premier au Vanuatu. Sur ce site, le crâne n'est pas avec les autres ossements. Cela signifie que la tête de chaque individu fut enlevée et mise à part. Le crâne que nous venons de découvrir dans un pot laisse penser que les origines d'ici sont d'Asie. A l'est d'Asie jadis, à la mort d'un être humain, on enlevait la tête et la mettait dans un pot avant de l'enterrer à part. C'est exactement ce que les archéologues ont découvert dans des sites archéologiques en Asie orientale".
D'après des historiens, les Asiatiques furent les premiers habitants de l'archipel il y a plus de 3000 ans. La dernière découverte archéologique pourrait en être la confirmation. |
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| Nouveau palaeopropithecus (le 16/07/2007 à 19h47) |
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Article original
Nouvelle découverte dans le Nord-Ouest de Madagascar et répartition géographique des espèces du genre Palaeopropithecus
New discovery in the North-West of Madagascar and geographical distribution of the different species of Palaeopropithecus
Dominique Gommerya, , , Sabine Tombomiadanab, Frédérique Valentinc, Beby Ramanivosoab and Raulin Bezomad aUPR 2147 du CNRS, 44, rue de l’Amiral-Mouchez, 75014 Paris, France bDirection scientifique et académique du MOZEA AKIBA, université de Mahajanga, BP 339, 401 Mahajanga, Madagascar cUMR 7041 du CNRS, archéologie et sciences de l’antiquité, ethnologie préhistorique, 21, allée de l’université, 92023 Nanterre cedex, France dAnjajavy Hôtel, BP 8376, Antananarivo, Madagascar Received 6 May 2004; accepted 12 July 2004. Available online 22 October 2004.
Résumé
La découverte d’un nouveau paléopropithèque de grande taille dans le site de Raulin Zohy dans la presqu’île de Narinda prouve que deux espèces de ce genre ont existé dans cette région côtière de la Province de Mahajanga (Nord-Ouest de Madagascar). Ce paléopropithèque attribué à Palaeopropithecus maximus permet de préciser en partie la zone de répartition géographique de cette espèce de lémurien subfossile, et pose un intéressant problème biogéographique concernant la nouvelle espèce de petite taille.
Abstract
During the field-work of 2003 in the Narinda peninsula in the Province of Mahajanga (North-West of Madagascar), we found a Palaeopropithecus of large size in the new cave “Raulin Zohy”. This fossil differs in morphology and size from the remains coming from other sites of this area and belonging to a new yet undescribed species. This discovery proves that two species of this genus existed in the costal area of the Province of Mahajanga. This Palaeopropithecus attributed to maximus species allows a reconsideration of the geographical distribution of this subfossil lemur species, and asks an interesting question about the biogeography on the small new species.
Mots clés: Palaeopropithecus; Répartition géographique; « Raulin Zohy »; Madagascar; Mahajanga Keywords: Palaeopropithecus; Geographical distribution; “Raulin Zohy”; Madagascar; Mahajanga
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| Decouverte de restes humains de plus de 11000 ans (le 16/07/2007 à 20h00) |
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Archéologie: Découverte de Restes Humains de plus de 11.000 ans |
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Une équipe d'archéologues marocains a découvert, récemment dans la grotte des pigeons à Tafoghalt, dans la région de Berkane, des restes humains datés entre 11.000 et 12.000 ans avant notre ère.
Cette découverte entre dans le cadre des recherches archéologiques dirigées par l'Institut National des Sciences de l'Archéologie et du Patrimoine (INSAP), en coopération avec l'Université d'Oxford, indique un communiqué parvenu à MAP-Oujda de M. Abdelajalil Bouzouggar, enseignant chercheur à l'INSAP et archéologue spécialiste des périodes préhistoriques.
L'un des ces squelettes humains a été inhumé avec des cornes de mouflon à manchettes (ammotragus lervia), un mammifère de type artiodactyle qui était très abondant dans les régions montagneuses du Maroc oriental au cours des temps préhistoriques.
A côté de ces restes humains ont été également découverts des outils lithiques et osseux. Cette nouvelle découverte permettra, selon la même source, une meilleure connaissance des rites funéraires des populations préhistoriques au paléolithique supérieur et particulièrement de la culture ibéro-maurassienne.
La grotte des Pigeons à Tafoghalt a connu, rappelle-t-on, des fouilles archéologiques depuis les années 40 du du siècle dernier et jusqu'à 1977. Mais les recherches y ont été reprises de manière régulière à partir de 2003 par une équipe maroco-britannique sous la direction de M. Bouzouggar.
Les recherches actuelles, qui ont débuté le 5 septembre 2005, vont se poursuivre jusqu'au 1-er octobre 2005.
La reprise des recherches dans cette grotte s'inscrit également dans le cadre d'un vaste programme de prospection au sol et d'inventaire des sites archéologiques réalisés dans la basse vallée de la Moulouya depuis 2001. Cette zone comporte la plaine littorale des Triffas bordée au nord par la Méditerranée et concerne aussi les massifs montagneux appartenant aux chaînons des Beni Znassen.
C'est dans le cadre de ces prospections qu'une série de sites de plein air a été découverte dans la région du Cap de l'eau contenant des outils lithiques, de la poterie et des fragments des oeufs d'Autruche. Ces derniers ont été datés au laboratoire des recherches d'analyses techniques et scientifiques de la Gendarmerie royale à Témara (LARATES) par la technique du radiocarbone et ont révélé des âges entre 5.500 et 5.100 ans avant notre ère.
On ajoute de même source qu'au cours de cette saison des recherches, les investigations vont se poursuivre dans la grotte de Ghafas (région d'Oujda) et des échantillons des sédiments et des charbons de bois y seront prélevés pour réaliser des datations en vue de la précision du cadre chronologique des groupes humains préhistoriques, qui ont peuplé le Maroc oriental il y a des milliers d'années avant notre ère. | |
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| Une nouvelle découverte qui confirmerait notre origine (le 07/12/2007 à 14h17) |
Une nouvelle découverte qui confirmerait notre origine
By Gratien Tiona - l'Independent Posted Wednesday, July 13, 2005
Une
tombe qui daterait de 3100 ans fait toujours l'objet de fouilles
archéologiques à Téouma à l'Est de l'île d'Efate. Les premiers
ossements humains ayant été découverts l'an dernier alors qu'un
bulldozer ratissait un terrain vague pour un projet aquacole d'un
entrepreneur local, les archéologues ont décidé d'agrandir le site.
A dix mètres des premières découvertes et à cinquante centimètres
environ de profondeur, les chercheurs ont découvert il y a quelques
jours d'autres ossements humains qui laissent penser qu'il s'agit d'une
grande tombe. Les chercheurs qui fouillent minutieusement le site
révélaient mercredi y avoir déjà trouvé des ossements qui pourraient
appartenir à vingt personnes, sept ayant été trouvées lors de la
première découverte l'an dernier et treize très récemment.
A
notre visite sur le site mercredi à midi, l'équipe archéologique qui
travaille sous la direction du professeur Matthew Spriggs et est
soutenue par une archéologue venue de France et un autre de
Nouvelle-Calédonie, a réussi de dévoiler une nouvelle découverte : des
ossements humains et un crâne enfoui dans un pot.
Les explications du professeur Spriggs nous laissent penser à nos
origines d'après les historiens : "Ce genre de découverte est unique au
Pacifique. Le lapita du genre est le premier au Vanuatu. Sur ce site,
le crâne n'est pas avec les autres ossements. Cela signifie que la tête
de chaque individu fut enlevée et mise à part. Le crâne que nous venons
de découvrir dans un pot laisse penser que les origines d'ici sont
d'Asie. A l'est d'Asie jadis, à la mort d'un être humain, on enlevait
la tête et la mettait dans un pot avant de l'enterrer à part. C'est
exactement ce que les archéologues ont découvert dans des sites
archéologiques en Asie orientale".
D'après des historiens, les Asiatiques furent les premiers habitants
de l'archipel il y a plus de 3000 ans. La dernière découverte
archéologique pourrait en être la confirmation. |
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