La découverte d’un camp napoléonien à Étaples-sur-Mer (le 30/04/2007 à 20h09)
La découverte d’un camp napoléonien à Étaples-sur-Mer
L’apport de l’archéologie à l’histoire
Une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) vient de fouiller une partie du camp napoléonien du Puits d’amour à Étaples (Pas-de-Calais), sur prescription du service régional de l’Archéologie (DRAC Nord-Pas-de-Calais), en préalable à la construction d’un lotissement par Pas-de-Calais habitat. C’est la première fois que des archéologues interviennent sur des baraquements des guerres napoléoniennes, ici le camp où le 6e régiment d’infanterie légère de la Grande Armée stationna d’octobre 1803 à août 1805. Ils ont pu confronter aux sources historiques leurs découvertes et donner ainsi un nouvel éclairage sur l’organisation du camp.
Un camp semi-permanent
Le camp était aménagé par les soldats qui préalablement stationnaient sous des tentes. Dixneuf baraques de 14 à 45 m2 ont été fouillées au nord-est du camp, le long de deux rues parallèles sur lesquelles elles ouvraient. Légèrement excavées, leurs murs étaient en torchis recouvert d’un enduit de chaux. Certaines avaient la base de leurs parois maçonnée en moellons calcaires. Des débris de verre et de plomb retrouvés en quantité indiquent que les fenêtres étaient vitrées. Alors que les textes et les illustrations d’époque faisaient mention de toits couverts de chaume, l’usage de tuiles est attesté par les débris retrouvés dans les comblements des baraques. Enfin, les archives historiques nous apprennent que chaque régiment disposait de son jardin, chaque compagnie de son potager et d’un puits. La profusion d’objets de la vie quotidienne jonchant le sol permet de délimiter des espaces d’activités dans les baraques, voire de les différencier. Ainsi, des traces de piétinement permettent de distinguer les zones de circulation interne des zones de couchages. Des tessons de céramique retrouvés près des cheminées montrent que les repas étaient préparés et servis à côté. La plupart des baraques avaient un âtre, certaines un foyer secondaire. Les débris de pipes en terre cuite retrouvés en nombre sur le sol d’une baraque laissent penser qu’il s’agissait du mess dans le quartier des officiers. Ce quartier est identifié par la présence de boutons dorés retrouvés dans six baraques. Pour autant, la plupart des boutons sont timbrés d’un « 6 » inscrit dans un cor de chasse, fermant les vêtements du 6e régiment d’infanterie légère. Coulés en cuivre, montés sur os, sur bois ou sur cuivre, ils illustrent différentes techniques de fabrication dont certaines étaient jusqu’ici inédites. La présence de plusieurs boutons d’uniformes timbrés d’un « 75 », du 75e 2 régiment de ligne non présent au camp d’Étaples, ainsi que d’autres, semble-t-il, frappés de l’étoile de l’ordre de la Jarretière arborée par certains régiments d’Outre-Manche, reste à expliquer. Des boucles de havresac ou de giberne, témoins de leur équipement, ont aussi été retrouvées, ainsi que des jetons en cuivre et des pièces de monnaies royales, révolutionnaires et consulaires. Le camp d’Étaples dans le dispositif militaire de Napoléon Dirigé par le maréchal Ney, le 6e régiment d’infanterie légère faisait partie de l’aile gauche de l’armée des côtes de l’océan mise en place par Napoléon. Elle regroupait en six cantonnements trois divisions d’infanterie et une brigade de cavalerie. Le port d’Étaples, comme six autres, servait au rassemblement de la flotte comprenant environ 2 000 bâtiments. Napoléon déployait, le long des côtes de la Manche et de la mer du Nord, d’Étaples à Ostende (Belgique), 175 000 hommes pour tenter de traverser la Manche. Mais la suprématie de la Royal Navy eut raison de sa stratégie et, cinq semaines avant Trafalgar, dès le 3 septembre 1805, il fit lever les camps le long de la côte pour entraîner ses troupes vers les campagnes militaires continentales (Ulm, Austerlitz...). ***
Découverte du tombeau d'Hérode (le 15/05/2007 à 20h31)
Archéologie : Découverte du tombeau d'Hérode
mardi 8 mai, 08 h 45
En Cisjordanie, un archéologue israélien a mis au jour le tombeau de
Hérode sur le site Hérodium, l'un des palais du célèbre roi de Judée
qui a régné il y a plus de 2000 ans.
L'équipe du professeur Ehud Netzer, de l'Institut d'archéologie de
l'Université hébraïque de Jérusalem, cherchait ce monument antique
depuis 35 ans.
Construit sur une petite colline, Hérodium fut à la fois une
forteresse de refuge et un endroit de divertissement pour le roi
Hérode. Il décida d'ailleurs d'y être enterré.
Le règne de ce roi est reconnu, entre autres, pour la construction
d'importants monuments, notamment l'agrandissement du deuxième temple
juif de Jérusalem et la construction du palais de Massada.
L'équipe a découvert des morceaux d'un sarcophage en calcaire qui,
malgré l'absence d'ossements à l'intérieur, a été attribué au monarque
en raison de son emplacement et de ses décorations.
Selon Stephen Pfann, un spécialiste qui n'a pas participé aux
fouilles, cette découverte est majeure. Il estime toutefois que
d'autres recherches doivent être menées pour écarter tout doute sur
l'identification.
Nommé par les Romains, le roi Hérode de Judée est resté sur le trône entre 37 av. J.-C. et 4 av. J-C.
Découverte de la première nécropole de la culture de Lapita 21.04.2006 (le 18/05/2007 à 15h38)
Découverte de la première nécropole de la culture de Lapita 21.04.2006
La civilisation Lapita fut parmi les premières à s'établir dans le
Pacifique occidental et est connue pour sa céramique rouge à décor
complexe. Des fouilles archéologiques dans les îles Vanatu ont
récemment mis au jour la première nécropole Lapita connue à ce jour.
Les tombes remontent à approximativement 3'000 ans.
Le cimetière révèlera des aspects encore inconnus des coutumes
funéraires, et des analyses de l'ADN pourront apporter des informations
sur l'origine de ce peuple. Tous les crânes avaient été retirés et
placés dans d'autres tombes, une coutume connue pour d'autres cultures
du Pacifique. Dans certaines tombes le crâne avait été remplacé par des
anneaux de coquillages.
Un crâne apporte de nouvelles informations dans l'évoluion de l'homme (le 18/05/2007 à 16h43)
Un crâne apporte de nouvelles informations dans l'évoluion de l'homme 26.03.2006
Un crâne vieux de 250'000 à 500'000 ans découvert en Ethiopie
pourrait donner de nouvelles informations sur l'évolution entre Homo
erectus et l'homme moderne. Le crâne a été découvert à Gawis au
nord-ouest du pays et est relativement bien conservé alors que la
plupart des ossements découverts dans le pays sont très fragmentés.
Peu de fossiles de cette époque ont été retrouvés, et l'état du crâne,
qui est presque entier, est très semblable à l'homme moderne.
L'Angleterre habitée il y a 700'000 ans (le 18/05/2007 à 16h47)
L'Angleterre habitée il y a 700'000 ans 15.12.2005
Une équipe d’archéologues britanniques a découvert des outils en
silex qui attestent d’une présence humaine il y a 700'000 ans en
Angleterre, soit 200'000 ans plus tôt qu’on en pensait. Ces outils ont
été découverts à Pakefield, sur la côte Est de l’Angleterre.
A cette époque, l’Angleterre était encore rattachée au continent
européen où régnait un climat méditerranéen. Des fossiles conservés
dans les sédiments de la formation Cromer comprennent des hippopotames,
des lions, des mégalocéros et des éléphants.
Près de 32 outils taillés par l’homme ont été mis au jour. Selon les
chercheurs, l’occupation aurait été de courte durés, correspondant à
une période de climat plus chaud. La véritable colonisation des côtes
britanniques se serait effectuée vers 500'000 ans par Homo
Heidelbergensis.
Des interviews des chercheurs associés à la découverte sont disponibles sur le site de Nature.
Chameau géant trouvé en Syrie (le 18/05/2007 à 16h49)
Chameau géant trouvé en Syrie 18.11.2005
Des archéologues suisses ont découvert les os d'un chameau géant à
El Kowm, à 120 km au nord-ouest de Palmyre. "En juillet-août dernier,
nous avons trouvé plusieurs os de chameaux géants provenant d'individus
différents, ce qui nous confirme qu'il s'agit bien d'une nouvelle
espèce", a dit Jean-Marie Le Tensorier, de l'Institut d'archéologie de
Bâle.
Plus d'une vingtaine de restes osseux ont été mis au jour dans
différentes couches géologiques. L'os du pied était caractéristique du
chameau, mais presque deux fois plus grand que celui du chameau
contemporain. M. Le Tensorier en conclut que ces chameaux géants ont
survécu durant plusieurs milliers, voire dizaines de milliers d'années.
Des outils en pierre ont été trouvés à proximité des fragments de
pattes, ce qui indique que les animaux ont été dépecés par des
chasseurs. Les chercheurs ont aussi découvert des vertèbres et un
fragment de mâchoire qui indique qu'il s'agirait plutôt d'un dromadaire
géant. Cette découverte est très importante car elle devrait aider à
mieux comprendre l'origine et l'évolution du chameau. Jusqu'à présent,
on pensait plutôt que le chameau (à deux bosses) avait peuplé la terre
avant le dromadaire (à une bosse).
Etudes sur la valeur des monnaies (le 18/05/2007 à 16h45)
Etudes sur la véritable valeur des monnaies romaines 06.03.2006
Un archéologue de l'Université de Liverpool examine plus de mille pièces de monnaie romaines afin de déterminer leur véritable valeur économique. L'analyse de la composition chimique de ces monnaies devrait permettre de déterminer comment et où elles ont été fabriquées et leur impact économique et politique.
L'analyse chimique montrera quels types de minerais étaient exploités et permettra d'étudier les techniques utilisées dans la production de monnaies. Les études détermineront également l'origine des métaux.
Les empereurs romains manipulaient souvent le pourcentage d'argent durant les périodes financièrement difficiles. Jusqu'à présent, seule la surface de la pièce était utilisée pour déterminer le pourcentage d'argent. Cependant, les historiens ont découvert que beaucoup de pièces avaient été traitées en surface afin d'éléminer une partie du cuivre, donnant ainsi à la pièce un aspect plus pur.
Découverte d'une nouvelle espèce humaine...
des "hobbits" d'il y a 18 à 13 000 ans... (le 14/06/2007 à 15h02)
Découverte d'une nouvelle espèce humaine...
des "hobbits" d'il y a 18 à 13 000 ans...
Une espèce inconnue d'hommes a été découvert sur l'île indonésienne de Flores à l'est de Java. Les crânes
et les os d'une femme adulte ( nommée LB1, baptisée "EBU" ) et les os de six autres spécimens
ont été trouvés dans les grottes calcaires de Liang Bua. La nouvelle espèce du genre Homo, a été désignée comme Homo Floresiensis.
Ebu mesurait 1 mètre, devait peser dans les 25 kg et était
agée de 30 ans environ, il y a 18 000 ans, son crâne a la taille d'un
pamplemousse. Ces petits Hommes ont vécu sur cette île
entre au moins 95 000 ans et 13 000 ans, contemporains de l'homme de Néanderthal et
de l'Homo-Sapiens ...
Cette découverte remet en cause bien des théories sur l'évolution
humaine, le développement de l'intelligence en liaison avec la taille
du cerveau, etc...
Pour mémoire, les pygmées mesurent entre 1m40 et 1m50 et sont donc bien plus grands.
On notera également que de nombreuses légendes locales faisaient
allusion à de petits êtres, considérés comme mythiques... jusqu'à
maintenant...
Les différentes monnaies romaine (le 08/06/2007 à 15h31)
Les origines du monnayage romain
Vers 400 av. J.-C., les Romains remplacèrent le troc basé sur les têtes de bétail ou l'usage de monnaies grecques par un système monétaire relativement archaïque. Il s'agissait dans un premier temps de « blocs » de bronze nommés aes rude puis à la fin du IVe siècle de lingots en bronze représentant sur une des faces leur équivalent en têtes de bétail. Ensuite, vers 280 av. J.-C. apparaissent des disques de bronze nommés aes grave pesant une livre romaine (324 g) et valant 1 as. Le double visage de Janus y est gravé sur l'avers (face). Le poids de l'as étant fixé en fonction de sa valeur, celui-ci diminue lors de la première guerre punique (264-241) pour peser environ 290-280 grammes. Baisse due aux fortes dépenses de Rome pour la constitution de sa flotte. Vers 225 av. J.-C. apparaît sur le revers de l'aes grave, (latin grave = lourd), une proue en hommage à la puissante flotte militaire romaine constituée quelques décennies plus tôt.
Lors de la deuxième guerre punique (218-201), qui impose à Rome des dépenses considérables, l'as s'effondre et finit par devenir un disque de bronze d'une vingtaine de grammes. Il a des multiples dont les plus utilisés seront le sesterce valant 2 as et demi, (puis 4 as), le dupondius valant 2 as et des sous-multiples le semi (½ as), et le quadrans (¼ as). Toutes ces monnaies sont en bronze. C'est à ce moment que l'argent métal apparaît véritablement dans le système monétaire romain avec le « denier » .
La fin de la république romaine
Le système monétaire est réformé et s'appuie désormais sur le denier (monnaie d'argent) {{}}En 211 av. J.-C. le denier apparaît et vaut 10 as de 53 grammes de bronze chacun (d'où son nom qui vient de la racine DIX). Le denier pesant 4,5 g d'argent, 530 g de bronze est égal à 4,5 g d'argent en 211. On a donc un rapport de 1/120.
Vers 170 av. J.-C. le denier est dévalué et son poids est ramené à 3,96 g d'argent (le rapport entre l'argent et le bronze est alors de 1/70). Enfin, vers 140 av. J.-C. la valeur relative du denier d'argent par rapport au bronze est réestimée : le denier vaut désormais 16 as de bronze soit un rapport de 1/110.
Le sesterce devient au cours du deuxième siècle avant J.C. l'unité de compte usuelle en lieu et place de l'as libral, les dépenses, les revenus et les fortunes s'évaluent en sesterces. Son abréviation HS est un souvenir de sa parité initiale avec l'as (deux as et demi, soit en chiffres romains IIS, vite retranscrit en HS)
À partir d'Auguste, le système entre dans une période de stabilité qui va durer plus de deux siècles. L'aureus, monnaie d'or valant 25 deniers est régulièrement émis à partir de Jules César.
Les empereurs soignent particulièrement leur portrait sur les monnaies qui servent de propagande, le sesterce en laiton valant un quart de denier est, avec son diamètre d'environ 33 mm, la monnaie reine de l'époque.
Les revers ("côté pile") représentent des dieux, déesses, allégories, des animaux, des monuments, des provinces et beaucoup de choses encore. Les revers des monnaies célèbrent les victoires et les conquêtes des empereurs, ils sont l'occasion de faire de la propagande. On compte parfois plusieurs centaines de revers différents pour un seul empereur, parmi lesquels certains d'une grande importance historique. Les impératrices et les enfants de la famille impériale sont aussi parfois représentés.
Le système monétaire se présente alors comme suit :
Au fil du temps, la dévaluation est de plus en plus rapide. Sous Septime Sévère, le titre du denier passe de 70% à 50% d'argent. Vers 215, Caracalla, qui a besoin d'argent pour pouvoir payer les soldats dont il a augmenté la solde, institue une nouvelle monnaie, un double denier appelé antoninien ne pesant le poids que d'un denier et demi avec un titre de 50 % d'argent. Cette monnaie dont on ignore quel fut son nom à l'époque, se reconnait à la couronne de l'empereur faite de rayons (couronne radiée), et sur les monnaies des impératrices au fait que le buste est placé sur un croissant de lune.
La nouvelle monnaie est abandonnée ou peu frappée par certains empereurs, mais elle reviendra toujours, avec une valeur intrinsèque de plus en plus affaiblie, tandis que le denier disparait peu à peu, une mauvaise monnaie en chassant une bonne. Avec l'anarchie militaire du IIIe siècle, la multiplication des ateliers monétaires et l'instabilité politique, le système monétaire est dans la tourmente. Les monnaies se déprécient constamment, contenant de moins en moins de métaux précieux.
En 258 sous le règne de Valérien, l'antoninien n'était plus que d'un titre d'environ 20% d'argent, et le gouvernement a commencé à traiter les monnaies avec « un procédé d'enrichissement de l'argentation en surface » pour améliorer leur aspect et pour les faire sembler être d'une finesse plus élevée qu'elles n'étaient réellement.
Sous le règne de Claude le Gothique, l'antoninien ne contiendra plus que 3 ou 4 % d'argent, et son aspect sera alors plus proche de celui d'une monnaie de bronze que de celui de l'argent sonnant et trébuchant. Le sesterce, valant 1/8e d'antoninien n'est presque plus frappé.
En 271, Aurélien réforme la monnaie et augmente le poids de l'antoninien que l'on nomme parfois actuellement aurelianus, il tente aussi de réintroduire l'as de cuivre et le sesterce.
Vers 290, Dioclétien au cours d'une nouvelle grande réforme monétaire, crée de nouvelles monnaies : le follis, du même alliage que l'antoninien, mais d'un poids plus lourd, et l’argenteus qui signe le retour de la monnaie d'argent véritable et signera l'arrêt de mort de l'antoninien. En effet, la frappe de substantielles émissions d'argent a éliminé le besoin d’un ersatz de pièce en argent qu'était l'antoninien.
Une nouvelle monnaie, le solidus en or sera créé par Constantin afin de remplacer l'aureus qui ne sera plus émis que pour des occasions particulières en très petites quantités.
Constantin Ier, vers 311 opère une dévaluation de la monnaie d'or en créant une nouvelle monnaie, le solidus frappé au 1/72 de la livre d'or pur (soit environ 4,5 g) contre 1/60 de livre précédemment. Son nom solidus (= solide, stable) constituait un véritable programme politique face aux dévaluations monétaires répétées des générations précédentes. Constantin Ier put maintenir la stabilité de cette nouvelle monnaie et l’émettre en quantités considérables, grâce à la confiscation des importants stocks d'or thésaurisés depuis des siècles dans les temples païens.
Face à la baisse constante des autres monnaies d'argent et de bronze, celle du follis par exemple qui perd rapidement son contenu d'argent, le solidus devint la monnaie refuge, pour tous les règlements importants (dons de l'empereur aux soldats, paiement des impôts, tributs versés aux peuples barbares, etc.).
Des sous-multiples du solidus furent créés: le semissis soit un demi-solidus, le tremissis ou triens, soit un tiers de solidus.
La stabilité du solidus de 4,5 g d'or se conserva durant l'évolution de l'Empire romain en empire byzantin, où il prit le nom de nomisma. Il ne connut de dévaluation qu'au XIe sous les Comnènes, soit une extraordinaire stabilité de sept siècles.
Après la disparition de l'Empire romain sur l'Occident, le solidus continua à circuler quelque temps chez les Francs ; son nom se maintint et se transforma en français en « sol », puis « sou ».
L'étymologie monétaire
- Le bétail, pécus en latin, unité originelle des échanges, a donné le mot « pécuniaire ».
- Les monnaies romaines étaient au début frappées dans le temple de Junon moneta, origine du mot « monnaie ».
- Le sesterce, appelé aussi numus puis numisma, a donné le terme « numismatique ».
- Le denier, denarius est à l'origine des noms « dinar », « dirham ».
- Le solidus s'est transformé au fil des siècles en « sol », puis « sou ».
TRP: TRIBVNICIA POTESTATE = puissance tribunicienne, renouvelée chaque année
Exemple : TI CLAVD CAESAR AVG P M TR P VI IMP XI (Tibère Claude César Auguste, Grand Pontife, revêtu pour la sixième fois de la puissance tribunitienne, salué victorieux pour la onzième fois).
Avant la prise du pouvoir par Jules César, l'aureus était frappé très irrégulièrement, habituellement dans le but de faire des paiements importants à partir des butins capturés (l'or est transformé en pièces, pour assurer les dépenses). La première émission d’aurei semble remonter à 217 av. J.C.. César rend la frappe d'aureus plus régulière et impose notamment un poids standard équivalent à 1/40ème de livre[3][4] soit environ 8,16 grammes. Cette pièce, constituée d'or pur sans alliage, est appelée l’aureus nummus. Auguste se réserve, par la suite, la frappe des espèces précieuses dont l'aureus, qui pesait 1/42ème de livre d'or (soit 7,79 g)et vaut 25 deniers. Néanmoins, Les successeurs d'Auguste ont recours à une forme d'inflation, qui consiste à diminuer soit le poids des pièces, soit leur titre (pourcentage d'or), ou parfois en cumulant les deux pratiques. Ainsi, La masse de l'aureus va diminuer à 1/45ème de livre[3][4] (7,39 g), durant le règne de Néron (le denier pèsera environ 3,38 grammes). Après le règne de Marc-Aurèle (l'aureus pèse environ 7,3 g), la production d'aurei va diminuer ainsi que son poids qui atteint environ 1/50ème de livre (6,54 g)[3][4] sous le règne de Caracalla (dynastie des Sévères). Sous le règne de Sévère Alexandre (222 à 235), dernier empereur de la dynastie des Sévères, l'aureus va peser jusqu'à 5,83 grammes [5]. Pendant le IIIe siècle, les pièces en or sont introduites sous diverses formes et poids, ce qui rend difficile de déterminer exactement la pièce en or, standard de l'époque. Aurélien supprime en 274 les prérogatives sénatoriales en matière d'émissions de monnaies de bronze et veut restaurer le système de Caracalla. Il met alors en place un aureus à 6,45 grammes et créer un antoninianus ou aurelianus à 3,80 grammes. Sous le règne de Dioclétien, l'aureus pèse environ 1/60ème de livre[3][4]. Constantin introduit le solidus en 309 (ou 311) (1/72ème de livre), afin de remplacer l'aureus comme unité monétaire standard en or, de l'empire romain. L'aureus avait atteint à l'époque un poids similaire à son sucesseur, le solidus[3][4] (Le solidus est plus large et moins épais que l'aureus, qui ressemblait dans sa fabrication au denier d'argent). A partir de cette date, L'aureus ne sera plus émis que pour des occasions particulières et en très petites quantités
Tableau récapitulatif des équivalences entre les monnaies :
Aureus
Denier
Quinaire
Sesters
As
Métal
Aureus
1
25
50
100
250
Denier (symbole X)
1/25
1
2
4
10
Quinaire (symbole V)
1/50
1/2
1
2
5
Sesters (symbole IIS)
1/100
1/4
1/2
1
2,5
As (symbole I)
1/250
1/10
1/4
1/2
1
Denier
Le denier, du latin denarius, unité de base du système monétaire de l'Empire romain, a continué à être utilisé à l'époque Carolingienne, puis durant le Moyen Âge. Son nom est resté employé jusqu'à la Révolution française.
L'antiquité
Le « denarius » ou denier d'argent est créé en 212 av. J.-C. pour financer la deuxième guerre punique qui opposa la Rome antique à Carthage entre 218 et 201 avant Jésus-Christ. À l'issue de ce combat entre les deux principales puissances méditerranéennes de l'époque, la victoire finale est remportée par Scipion l'Africain contre Hannibal Barca à Zama lors de la deuxième guerre punique (202 avant Jésus-Christ).
Dans le nouveau système monétaire bimétallique mis en place, le « denarius » en argent qui titre à 950‰ côtoie désormais le monnayage en bronze plus classique tel que l'As et ses subdivisions (le semis, le triens, le quadrans, le sextans, l'once...).
À cette époque, l'émission des monnaies était placée sous la responsabilité d'une commission de trois magistrats monétaires (« tresviri monetales » du corps « vigintisevirat »). Ces fonctionnaires qui changent tous les ans ont très vite utilisé la monnaie comme moyen de promotion en y apposant leur nom. Sous l'Empire, seules les monnaies de bronze échapperont au contrôle de l'Empereur mais plus aucune monnaie ne fera référence aux magistrats monétaires.
Pour ce qui est des caractéristiques techniques, le denier d'argent a très peu connu de variation durant cette période tant du point de vue de son poids (à sa création vers 212 av. J.-C., le denier pèse 4,51 grammes puis, vers 140 avant Jésus Christ, il est dévalué et son poids passe à 3,96 grammes) que de son titre d'argent (950°/oo). En effet, sa valeur repose exclusivement sur son poids de métal précieux.
Cependant, cette série monétaire est extrêmement riche puisque chaque année de nouvelles monnaies étaient émises au moment du remplacement des magitrats monétaires. Elle constitue l'un des domaines de la numismatique antique.
Des deniers ont été frappés sous différents rois des Francs, Charles II le Chauve, Charles III le Simple, mais aussi dans différents comtés comme la Provence.
L'endroit de l'atelier de frappe était repris au revers des pièces (Bruges, Metz, Verdun…)
Le sesterce était une monnaie romaine en usage pendant la période antique. Ce fut aussi une unité de compte comme à notre époque le dollar ou l'euro : dans la littérature latine les grosses sommes (patrimoines, revenus fiscaux, trésor public) sont exprimées en sesterces. Il remplace l'as dans ce rôle au milieu du IIe siècle av. JC (dans les premiers livres de Tite Live la fortune des citoyens ou les amendes sont encore évaluées en équivalent de livres de bronze ou as libraux).
Son nom vient de sa valeur originale : initialement il valait 2 as 1/2. sesterce vient de semis-tertius, qui signifie « demi troisième » (sous-entendu demi troisième as).
Son abréviation HS a la même origine : initialement IIS soit II pour deux (voir numération romaine) et S semis c’est-à-dire moitié d'as = 2 as 1/2, les deux I ayant été barrés pour aboutir a HS.
D'une valeur de 2 as 1/2 le sesterce montera à 4 as. Sous la République il s'agit d'une toute petite monnaie d'argent (la plus petite du système romain, pesant à peine plus d'un gramme elle n'a en fait été émise que très rarement) : à partir d'Auguste (fin du 1er siècle avant J.C.) qui réorganise tout le système monétaire il devient une grosse pièce de cuivre jaune ou laiton pesant 1/12 de livre romaine soit environ 27 grammes. Ce métal plus prisé que le cuivre rouge était dénommé orichalque par les anciens, terme auquel ils donnaient la signification de "cuivre d'or". Les lettres S. C. fréquemment présentes au revers des sesterces signifient Senatus Consulto, pour rappeler que l'émission des monnaies en bronze était faite sous le contrôle du sénat romain. Aujourd'hui il sont recherchés par les collectionneurs pour leur grand module et les patines de diverses couleurs qui irisent la surface de leur métal.
L'as (latinas, assis) était une monnaie de bronze de la Rome antique ronde, où était gravées des figures. A l'origine, on se sert de gros lingots de cuivre, à l'effigie d'un boeuf ou d'un mouton. Ensuite le système s'organise.
Centurion (avec une dolabra à sa main
droite, outil servant à l'édification des retranchements), Sonneur de
cor et Signifer.
L'ARMÉE IMPÉRIALE ROMAINE :
L'armée impériale est une armée de métier.
Le nombre d'hommes que l'armée Romaine entretenait était d'environ 330
000 hommes (165 000 légionnaires et 165 000 auxiliaires).
La hiérarchie de l'armée impériale
Romaine : L'Empereur est le général en chef qui a
sous ses ordres toutes les forces militaires composant l'armée. Les préfets
de camps administrent les camps fixes installés sur les frontières.
Chaque préfet a donc plusieurs légions à administrer, et
il commande les réserves qui demeurent au camp pendant les combats. Les
officiers d'état-major sont les légats (général
d'armée) et il y a 1 légat par légion. Pour chaque légion
il y a 6 tribuns militaires (titre honorifique sous l'Empire) qui sont des officiers
supérieurs choisis par l'Empereur et 59 centurions. Chaque centurion
(officier subalterne) avait pour adjoint 1 optione (sous-officier) et
un groupe de sous-officiers (le porte-enseigne ou signifer, l'instructeur
ou campidoctor, le préposé aux subsistances ou pecuarius,
l'architecte, le médecin militaire, un tesserarius qui chaque
nuit recevra le mot de passe inscrit sur une tablette (tessera), le chef
de musique et ses musiciens, des sonneurs de cor ou de trompette qui annonceront
les exercices, les tours de gardes, le réveil et l'extinction des feux.). Dans
chaque cohorte, le 1er centurion, ou pilusprior, commande sa
centurie et l'ensemble de la cohorte. L'insigne des centurions est le cep de
vigne. De la même manière, toute unité auxiliaire a un chef, des
centurions (dans l'infanterie) ou des décurions (dans la cavalerie).
Auxiliaire de légion.
La légion impériale : Les
légions sont au nombre de 28 sous l'Empereur AUGUSTE
et jusqu'à 33 sous le règne des SEVERE.
Une légion varie de 5000 hommes à 6000 hommes répartis
dans 10 cohortes (1 cohorte = environ 600 hommes) de 6 centuries chacune (1
centurie = environ 100 hommes). Chaque homme appartient à une centurie. 2
centuries forment une manipule, reconnaissable pendant le combat à son étendard
et 6 centuries constituent une cohorte. Les cohortes sont numérotées de I
à X (la Iere est la plus prestigieuse ). A chaque légion est attaché
un corps de cavalerie d'environ 120 hommes (et jusqu'à 300). Le corps
d'élite est la légion. Elle se voit adjoindre des troupes légères
et mobiles recrutées dans les Provinces (les auxiliaires), et des troupes
recrutées à la frontière de l'Empire et qui conservent
leurs armements et leurs usages de combats (les numéri). Les soldats
s'engagent dans la légion pour une durée de 20 ans pour les légionnaires
ou de 25 ans pour les auxiliaires. Le recrutement des légions se fait
surtout parmi les provinciaux qui, depuis AUGUSTE,
y trouvent toute une série d'avantages : solde importante (de 150 deniers
à 500 deniers par an) augmentée de primes diverses, une retraite
(attribution d'une somme de 3000 deniers et de portions de terrains) et pour
les soldats des auxiliaires le droit de cité en fin de service.
Légionnaire armé de son pilum.
Les cohortes prétoriennes : Elles
dérivent de la garde d'honneur du général et deviennent
la garde personnelle de l'Empereur. Corps d'élite formé en principe
d'italiens éprouvés, les cohortes prétoriennes prendront
souvent une importance considérable dans la proclamation des Empereurs.
Les effectifs varieront de 5000 soldats à 10 000 soldats qui sont répartis
au sein de 10 cohortes prétoriennes. Chaque cohorte est divisée
en 10 centuries d'infanteries flanquées chacune d'une turme de cavalerie.
L'encadrement est effectué par 2 préfets du prétoire,
des tribuns, et des centurions assistés d'optiones. La solde du soldat
est élevée (500 deniers par an) et le service n'est que de 16
ans.
Les cohortes urbaines : Ce sont des milices
de citoyens romains pour veiller à la garde de la cité. Leur
nombre est de 4 à Rome (6000 hommes), une à Lyon et une à
Carthage. L'encadrement est effectué par 1 préfet de la ville,
et de 4 ou 6 tribuns. La solde du soldat est de 250 deniers par an et le service
est de 20 ans. Les miliciens des cohortes urbaines sont considérés
comme inférieurs aux prétoriens mais supérieurs aux légionnaires.
Les cohortes de vigiles : Ce sont des milices
composées d'esclaves puis d'affranchis pour lutter contre les incendies.
Pour faciliter le recrutement, le droit de cité est accordé aux
vigiles après 6 ans de service (plus tard 3 ans seulement). L'effectif
des cohortes de vigiles est de 7000 hommes. Le nombre des cohortes de vigiles
est de 7 (à Rome qui est divisée en 14 régions (chaque
cohorte de vigiles surveille 2 régions). Chaque cohorte est divisée
en 7 centuries. L'encadrement est effectué par 1 préfet des vigiles,
et de tribuns. Chaque centurie comprend plusieurs sections spécialisées
comme l'alimentation en eau, la manoeuvre des pompes, l'extinction des incendies
au moyen de couvertures imbibées de vinaigre, la manoeuvre de matelas
destinés à amortir la chute des sinistrés, ou la protection
des prisons, des magasins et des thermes.
Enseigne de légion romaine.
La cavalerie : Au début de l'Empire, la cavalerie
fut organisée en régiments ou alae de 500 hommes. Puis, comme dans l'infanterie,
des unités de 1000 hommes furent créées à la fin du Ier siècle après J.C. Ces
alae étaient divisées en turmae de 30 à 40 hommes. Chaque turma
était commandée par un décurion. Les alae étaient commandées par des
préfets. La cavalerie n'était pas le fort de l'armée romaine. Elle fut souvent
battue par des ennemis possédant une meilleur force montée. Les Romains n'étaient
pas bons cavaliers, leur cavalerie fut donc surtout composée d'alliés. La cavalerie
romaine se compose de 4 corps différents : les cohortes mixtes (1/4 de
cavaliers pour 3/4 de fantassins, combattants mêlés), la cavalerie
légionnaire (120 à 300 citoyens par légion), la cavalerie
des ailes (engagés volontaires citoyens et provinciaux), et les corps
indigènes (unités qui ne sont pas permanentes).
La marine romaine : Le modèle du navire de
guerre était la galère, un bateau à rames. Les premiers navires romains furent
des quinquirèmes (galères à 5 rangs de rames) inspirées des navires carthaginois.
Une flotte permanente est créée sous AUGUSTE
qui sert à la police navale, à la protection des convois de ravitaillements,
et au convoyage des hommes et des matériels lors des expéditions orientales,
mais jamais ces flottes n'auront à livrer de batailles rangées.
Cette marine romaine comprend 8 escadres (Misène et Ravenne en Italie,
Fréjus en Gaule, Bretagne, Libye, Alexandrie, Syrie, Pont) et 3 flottilles
(Rhin, Lac de Constance, Danube). Les navires sont des vaisseaux longs (2,3,4,5
ou 6 rangs de rameurs avec éperon), des navires de transports (environ
100 hommes par bateau) et des avisos (petits navires de guerre chargés de porter
des paquets, des ordres, ou des avis). Les Romains se sentant plus vulnérable
en mer, ils mirent au point un dispositif pour rapprocher le combat naval du
combat de terre : le corvus, une passerelle d'abordage articulée, fixée
à la proue du bateau. Une fois le corvus abattu, les soldats déferlaient
sur le navire ennemi en formation serrée, protégés de tous cotés par leurs grands
boucliers. Sur chaque navire, il y a un capitaine, un pilote, des décurions
et des soldats. Les rameurs sont des esclaves. On compte 300 rameurs et 120
soldats sur un bateau. Les romains savaient construire des navires exceptionnels
par leur volume, leurs qualités lors des manoeuvres, et leur armement. Les vaisseaux
de guerre romains ont été les plus gros que l'Antiquité ait connue, mais aussi
les plus solides : les architectes des arsenaux faisaient d'abord installer
les poutres transversales et les membrures, puis les planches latérales qui
étaient assemblées l'une contre l'autre, bord à bord. Les navires de guerre
romain étaient bien armés : un éperon en bronze, installé sous l'étrave, permettait
de détruire tout navire ennemi qui était heurté de flanc. Sur le pont, étaient
disposées des pièces d'artillerie qui projetaient des flèches ou des pierres.
Les Romains faisaient aussi usage de projectiles inflammables. Des tours permettaient
de dominer l'ennemi au moment de l'abordage. Chaque navire recevait, en plus
de son équipage, des troupes qui pouvaient intervenir depuis le pont du navire,
et qui servaient de forces de débarquement. La flotte de guerre aura un rôle
essentiel au IIIeme siècle, en garantissant la sécurité des mers, face à
la recrudescence de la piraterie, et en assurant rapidement les transports de
troupes qui deviennent vitaux pour l'Empire. Les soldats s'engagent pour 26
ans au bout desquels les non-citoyens reçoivent le droit de cité.
Le recrutement s'effectue essentiellement parmi les provinciaux. Le commandement
de chaque escadre revient à un praefecti (amiral) qui est souvent
un chevalier, mais il peut être aussi un affranchi. Les officiers de marine
sont peu considérés. Un commandant d'un bateau de la marine, le
triérarque, est assimilé au centurion de l'armée
de terre.
Fresque du temple d'Isis à Pompéi représentant
un navire de guerre romain.
Le soldat et son équipement : Une armée avançait
de 25 à 30 km par jour, cependant cette distance pouvait tripler lors des marches
forcées. L'équipement du soldat comprenait une cuirasse (lorica segmentata)
protégeant le thorax, une tunique courte (vestitus) et une culotte courte :
sur le côté droit, un glaive (gladius) suspendu à une courroie en bandoulière,
sur la hanche gauche, un poignard (pugio). Une sorte de tablier (cingulum) était
fixé à la ceinture, il était fait de lanières de cuir ornées de plaques
métalliques qui s'entrechoquaient à chaque pas (afin de faire peur aux ennemis).
Un bouclier (scutum), un casque (galeum), deux javelots (pilum) et des chaussures
(caligae) faites d'une seule pièce de cuir (plus le lacet pour certains modèles),
avec des semelles en triple épaisseur et un cloutage serré, complétaient l'armement.
L'hiver le légionnaire portait des chaussettes en peau de lièvres ou de chats.
L'équipement complet d'un soldat pesait entre 25 kg et 40kg.
LORICA SEGMENTATA
GLADIUS
PUGIO
SCUTUM
GALEUM
PILUM
CALIGAE
Les campements : Les conditions de vie des
militaires étaient extrêmement variables. Dans les casernements, les soldats
se partageaient à 8 des chambrées de 30 à 35 m2 comportant autant de couchettes
que d'occupants, une table et un foyer. Les centurions disposaient, pour eux
et pour leurs serviteurs d'une habitation de plusieurs pièces. Même un soldat
pouvait posséder un esclave. Quand les légionnaires sont affectés quelque part
de façon permanente, ils vivent dans une forteresse aux constructions en pierre.
Les règlements de l'armée romaine stipulaient que même un campement provisoire
devait être solide et bien protégé. Chaque soldat portait une pelle-bêche, car
elle servait à creuser un fossé autour du camp. La terre était rejetée vers
l'intérieur pour constituer un talus qui était ensuite couvert de gazon et surmonté
d'une solide palissade de pieux. Dans le camp, les soldats et les officiers
vivaient dans des tentes en cuir installées par rangées de 10. Des camps
plus durables avaient la même forme générale carrée, cependant ils comportaient
des bâtiments en bois ou même en pierre. Tous les camps romains comportaient
des emplacements spécialement réservés aux étables, aux bagages et aux cuisines,
situés si possible toujours au même endroit.
Le service :L'armée impériale
devenue permanente connait des périodes d'inactivités. On les
met à profit pour instruire les soldats et leur faire accomplir manoeuvres
militaires et exercices : marches (3 fois par mois 30 kms avec l'équipement
de campagne de 25 kgs, la moitié du parcours au pas, l'autre moitié
à la course), abattages d'arbres et creusement de fossés, sports
(saut, natation, équitation) et maniement d'armes. En outre, les soldats
sont employés à des travaux aux frontières (fortifications)
et à la construction de routes. Parfois, ils travaillent sur les chantiers
publics et aident à élever aqueducs ou amphithéâtres.
La protection des frontières (le limes) :
Au 1er siècle, les limes étaient des routes militaires
jalonnées de postes fortifiés et destinées à favoriser
d'éventuelles offensives en pays étrangers. Après le 1er
siècle, les limes deviennent des frontières défensives.
La grande majorité des effectifs militaires disponibles sont massés dans les
provinces frontalières. Les légions sont toutes réparties le long du limes,
à faible distance de la frontière, à l'exception de la VIIeme Gemina
isolée en Tarraconaise à Legio, et de la IIeme Parthica à Albanum.
Découverte en Allemagne d'un mammouth taillé dans l'ivoire (le 04/07/2007 à 16h51)
Découverte en Allemagne d'un mammouth taillé dans l'ivoire vieux de 30 000 ans
Article paru dans l'édition du 26.06.07
es
archéologues de l'université de Tübingen ont mis au jour cinq figurines
d'ivoire provenant de la grotte de Vogelherd, dans la vallée de la Lone
(sud-ouest de l'Allemagne), considérées parmi les témoignages d'art
préhistorique les plus anciens. Les datations au carbone 14 indiquent
des âges compris entre 30 000 et 36 000 ans.
Parmi les objets
découverts figure notamment un mammouth de 3,7 centimètres de long et
de 7,5 grammes. Il s'agit de la première figurine entièrement conservée
du Jura souabe. La tête du mammouth a été décorée au moyen de six
courtes incisions et un motif en croix a été ciselé sous les pieds de
l'animal, montrant un souci de détail et de raffinement déjà poussé. Un
lion de 5,6 cm de long a aussi été exhumé.
Les gladiateurs mourraient dans l'ombre (le 22/06/2007 à 16h44)
les gladiateurs mourraient dans l'ombre d'un bourreau
Par Christophe Olry, Futura-Sciences
Les gladiateurs, célèbres pour la violence de leurs affrontements, et pour le divertissement qu'ils offraient au peuple romain, étaient peut-être soumis à un règlement beaucoup plus strict que l'on ne pensait...
Les gladiateurs n'utilisaient qu'un seul type d'arme au cours de leurs duels, et les condamnés à mort étaient abattus en coulisse, par un bourreau Crédits : Dreamworks Pictures
En effet, l'étude des vestiges d'un cimetière de gladiateurs situé à Ephèse, en Turquie, tend à prouver que leurs combats n'étaient pas aussi sanguinaires que dépeints dans le film Gladiator de Ridley Scott, mais que, bien au contraire, les guerriers se pliaient à des règles précises, et n'avaient pas recours à la violence sauvage et à la mutilation.
L'analyse des restes osseux, par les chercheurs de l'université médicale de Vienne et de l'institut autrichien d'archéologie, confirme également ce que de nombreux historiens suspectaient déjà : les gladiateurs condamnés à mort par la foule n'étaient pas abattus devant les spectateurs, mais quittaient l'arène en vie, avant d'être confiés à un bourreau qui, en coulisse, scellait la décision des romains d'un violent coup de marteau carré sur la tête.
Pour aboutir à ces conclusions, les archéologues ont analysé au microscope et au CT Scanner, les blessures osseuses de 67 gladiateurs, découverts en 1993 dans un cimetière turque. Ils ont ainsi pu déterminer quels coups avaient entraîné leur mort.
Ils ont ainsi observé des traumatismes à l'avant du crâne, qui montrent qu'ils n'utilisaient qu'un seul type d'arme, et que les combats se déroulaient davantage sous forme de duels que de mêlées. D'autre part, le peu de mutilations et de blessures qu'ils ont enregistrées sur les structures osseuses témoignent davantage de combats réglementés que de combats libres.
Ensuite, bien que la plupart des gladiateurs portaient des casques, dix d'entre eux sont morts d'un coup de marteau sur le côté de la tête. Les archéologues avancent l'explication d'une mise à mort par un bourreau, en dehors de l'arène, et consécutive au combat.
L'équipe d'archéologues a conscience que cette étude remet en cause la théorie selon laquelle le combat de gladiateur était un véritable art martial, où la mise à mort était rare.
Découverte archéologique à Evreux (le 16/07/2007 à 19h41)
Découverte archéologique à Evreux (France)
A Evreux, en février 2007, des archéologues firent une étrange découverte : enfoui sous une couche d'argile à environ un mètre de profondeur, un crâne humain posé entre les mâchoires de deux chevaux. Ces ossements reposaient là depuis dix-huit siècles. Cette découverte intrigue beaucoup les spécialistes car une telle association funéraire de chevaux et d'humains non guerriers est inédite. Plusieurs hypothèses ont été avancées : l'homme était-il un équarisseurs ? Un artisan spécialisé dans la sculpture des os d'équidés ? Est-ce un culte rendu à Epona, déesse gauloise dédiée au cheval ? S'agit-il d'offrandes alimentaires destinées à nourrir les défunts dans l'au-delà ? Le mystère n'a pas été levé, mais, après des mois d'études, une explication devrait éclairer ce lien jusque-là inconnu dans l'Antiquitéentre l'homme et le cheval.
Historique des fouilles de Thérouanne (le 30/04/2007 à 20h14)
Historique
des fouilles de
Thérouanne
Site
archéologique
1886/1890
:
Théry tente d'exhumer les vestiges de la vieille
ville ne nous laissant que quelques carnets de notes.
1898/1906
:
Camille Enlart dégage le choeur de la
cathédrale et laisse un fonds photographique à
le bibliothèque de Boulogne sur Mer. La
découverte à cette époque d'une
inscription gravée sur un bloc de pierre
dédiée à l'Empereur Gordien
III est à remarquer.
Les fouilles abandonnées, ouvertes au tout venant,
deviennent alors le lieu de prédilection des pilleurs
en tout genre. Le tertre que forment les ruines
dégagées reste ouvert malheureusement jusqu'en
1961.
1961/1962
: Les
fouilles sont reprises sous la direction d'H. Bernard.
1963/1969
:
R. Delmaire prend la direction des opérations et
recherche les vestiges antiques.
1970/1984
: Des
fouilles programmées sont menées pendant les
vacances scolaires sous la direction d'H. Bernard. Il met au
jour les fondations gothiques, les cryptes
carolingiennes, les états antérieurs
appelés «groupe épiscopal», ainsi
que les niveaux gallo-romains. A proximité de la base
archéologique, des sondages sont
réalisés et mettent en évidence des
caves et murs de fondation de bâtiments.
Des murs gallo-romains sont découverts
également.
2000 :Suite
à une prescription des Monuments Historiques, les
sondages d'H. Bernard (caves du quartier canonial) ont
été rouverts afin d'en apprécier
l'état de conservation, en vue d'une prochaine
présentation au public. Rue Saint Jean : 1992
:
La réalisation d'un chemin communal perpendiculaire
à la rue Saint Jean donne lieu à des fouilles
de sauvetage (Barbé, Barret, 1993). Ils
découvrent des murs appartenant probablement à
un bâtiment lié au groupe
épiscopal.
1993
:
A l'occasion de la construction d'un pavillon, des fouilles
de sauvetage sont entreprises sous la direction d'H.
Barbé (Service Régional de
l'Archéologie). Cette parcelle
(propriété de Mr Tétart) recelait des
vestiges de maisons (XIème- XIIème
siècle) installées en front de rue et un
important mur gallo-romain parallèle à la rue
dont la destination est encore inconnue.
Cimetière : 1985
:
Y. Beauchamp procède à une surveillance
archéologique sur le côté nord du
cimetière. Il découvre un habitat de la fin du
XVème siècle qui s'organise le long d'une voie
en silex et un remblai qui relie les niveaux gallo-romains
aux niveaux médiévaux.
Poste de Thérouanne : 1984/1985
:
A l'occasion de la construction d'une poste une surveillance
archéologique a été
réalisée. Y. Beauchamp et E. Compagnon mettent
en évidence un habitat gallo-romain organisé
près d'une voie à ornières.
Route d'Arras, chaussée Brunehaut
: 1993
:
La construction d'un pavillon (parcelle de Mr Louchart)
provoque la découverte d'une
nécropole antique. Des
incinérations secondaires et primaires sont mises au
jour. 1994
:
La nouvelle construction d'un pavillon( Mr Macquet) à
proximité de la parcelle Louchart met au jour une
partie de la nécropole avec cette fois des
incinérations secondaires dans un état parfait
de conservation ainsi qu'une inhumation. On notera le
découverte de tombes en amphore et de verreries
complètes. Des objets en bronze (instruments de
parure et de toilette) ainsi que des monnaies en bronze et
argent ont été retrouvés.
Déviation Nord Ouest , lieu dit «Le
bois Robichet» : 1994
: Un
premier diagnostic confirme la présence de vestiges
gallo-romains et médiévaux. Une fouille de
sauvetage sera entreprise quelques temps après sous
la direction d'O. Blamangin.
1995
:
Un habitat médiéval est découvert,
probablement organisé autour d'une cour centrale. Des
fossés médiévaux ont été
repérés.
Des tombes à incinération du Ier siècle
voire du IIème siècle et un dépôt
de vaisselle du Vème siècle à vocation
funéraire confirment la présence à cet
endroit d'une nécropole déjà
mentionnée par les sources. Il semblerait que la
densité des fossés médiévaux ait
fait disparaître par endroit les incinérations
romaines. Un bâtiment romain sur bases de solins de
silex a été mis au jour. Une activité
métallurgique primaire et une activité
agricole ont été repérées. La
première occupation du site remonte au
Ier - IIème siècle après JC
et semble ici s'interrompre au Bas Empire.
Route d'Arras : 1996
:
La réalisation d'une voie de garage sur la parcelle
Louchart occasionne une nouvelle fois une surveillance
archéologique. Un caveau gallo-romain du
IIème siècle après J.C
parfaitement conservé et recelant deux
inhumations est dégagé. Après la
fouille, le caveau est entièrement
démonté par une entreprise des Monuments
Historiques en vue d'une présentation au
public.
Au sein
de la vieille ville : 1997/1998
: L'école
des Chartes ouvre deux sondages (deux semaines en avril)
à l'emplacement présumé du palais
épiscopal, à l'ouest du chemin Saint Jean.
1997
: Sondage
effectué par A. de Saulce (SRA) à
l'emplacement du parking du cimetière. Il s'agirait
de la partie inférieure du rempart
médiéval, avec des remblais contenant du
matériel romain.
1998
: La
construction d'un pavillon, rue Saint Jean (parcelle
Dozinel) met au jour un imposant mur romain
d'une largeur moyenne de 1,25 mètre.
Cette structure présente les mêmes
caractéristiques que celui découvert en 1993,
sur la parcelle Tétard. Ils sont distants de 45
mètres environ et la relation entre les deux murs est
encore difficile à interpréter. (A. de Saulce,
1999).
1999
:
Deux sondages sont entrepris par l'Ecole des Chartes : l'un
en contrebas du site archéologique
révélant des fondations de bâtiment et
l'autre à proximité du cimetière
mettant au jour une partie de voirie.
2000 :
un autre sondage a été effectué par
l'Ecole nationale des Chartes sur l'extension du
cimetière et a révélé des
fondations d'habitat médiéval ainsi qu'une
cave.
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H. Bernard 1983, Les Cathédrales de
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Nouveaux vestiges romains découverts à Sion 13.04.2006
Les archéologues travaillant à la rue des Remparts ont dégagé un tronçon de voie romaine large de cinq mètres dans l'axe de Valère. Il s'agit d'une bande de terre empierrée assez large pour permettre à deux chars de se croiser. Des tessons de céramique attestent de son utilisation jusqu'au 4e siècle au moins et une bague-sceau en or gravée de deux profils et d'une inscription (AEQUI NT) a été retrouvée au bord de la route.
Les archéologues pensent que la voie était située à l'extérieur de l'antique Sedunum, mais à proximité d'habitations. L'an dernier, un autre tronçon de voie romaine avait été découvert près de Martigny sur le site de Finges. Cette dernière est construite sur des billots de bois alors que la voie de Sion est en gravier. A Martigny même, la voie était dallée.
Le tronçon sera détruit afin de mettre au jour d'éventuels vestiges préhistoriques.
Nouvelle découverte à Liuziji (le 16/07/2007 à 19h34)
Nouvelle découverte sur le site du Grand Canal à l'époque des Sui et des Tang à Huaibei (le 9 avril 2000)
Les archéologues ont obtenu un précieux résultat lors de leurs fouilles à Liuziji dans le district de Suixi de la municipalité de Huaibei dans la province de l'Anhui. Sur deux points d'excavation d'une surface de 900 m², on a découvert, sur la rive sud du Grand Canal, le plus important ouvrage hydraulique liant le Sud au Nord dans la Chine antique, de nombreux navires coulés des Tang (618-907) et un quai des pierres datant des Song (960-1279). Parmi les objets, on a trouvé une grande quantité d'objets en porcelaine provenant de différents fours célèbres du pays.
Le Grand Canal de 1 794 km de long, relie Beijing au nord à Hangzhou au sud, et cinq fleuves: le Haihe, le Huanghe, le Huaihe, le Changjiang et le Qiantangjiang. Les travaux commencèrent au Ve siècle av. J.- C. (à la fin de l'Epoque du Printemps et de l'Automne), et aux VIIe et XIIIe siècles, on élargit deux fois le canal pour relier les cours d'eau après l'aménagement du lit naturel du fleuve. Il devint une artère de communication et de transport en Chine du VIIe au XIIIe siècle.
Les fouilles de cette fois-ci concernaient Liuziji, construit à partir des Han de l'Est (25-220), qui fut le centre économique, militaire et culturel au cours de trois dynasties des Sui (581-618), des Tang et des Song.
Le 4 mai 1999, une équipe de fouilleurs fut envoyée par l'Institut de recherche archéologique de la province de l'Anhui pour protéger le site culturel découvert au cours des travaux de reconstruction à cet endroit.
Après deux cents jours d'excavation, les fouilles couvraient au total une superficie de 900 m². De nombreux navires enterrés sous le lit du canal à l'époque des Sui et des Tang ont été découverts. Lors de cette reprise des travaux, on a trouvé 8 navires; entre autres, deux navires en bois, dont l'un a sa proue abîmée, avec une longueur actuelle de 12,6 mètres, y compris le gouvernail arrière; l'autre, de la forme magnifique, a une longueur actuelle de 23,6 mètres. La mieux conservée est une pirogue sculptée dans un gros arbre, longue de 10,6 m. Selon l'analyse des strates et des porcelaines trouvées dans les bateaux, les spécialistes en ont conclu que ces navires remontaient au plus tard à l'époque des Song du Nord (960-1126). C'est la première fois dans l'histoire de l'archéologie chinoise que nous avons découvert autant de navires coulés dans le Grand Canal.
Lors de la reprise des fouilles, on a découvert également un quai en pierres datant de l'époque des Song, c'est une construction solide de forme rectangulaire s'étendant sur le côté sud du fleuve. Avec une partie supérieure un peu délabrée, le quai mesure 14,3 m de long d'est en ouest, 9 m de large du sud au nord; la digue au nord surplombant l'eau, a une hauteur actuelle de 5,5 m. Selon l'analyse préliminaire des spécialistes de l'architecture classique, cette construction était un quai de marchandises. Cette découverte fournit un argument supplémentaire pour prouver que le système du transport fluvial sur le Grand Canal avait été réformé à l'époque des Tang et des Song, passant d'un transport sans arrêt jusqu'à la destination à un mode de transport par sections sur le cours d'eau. Il s'agit là d'une première pour le Grand Canal.
On a déterré sur le site de Liuziji, de nombreux objets, comme des poteries, des porcelaines, des objets de fer, des sapèques, etc. Parmi ceux-ci, les porcelaines sont les plus nombreuses provenant d'une dizaine de célèbres fours du pays sous les Tang et les Song. D'après les spécialistes, la découverte de ces nombreuses porcelaines et objets venant de différentes régions du pays confirme qu'en tant que pivot de communication, le Grand Canal avait la fonction importante de profiter "au transport des céréales de l'Etat et au voyage commercial personnel", et démontre pleinement que le Liuziji était un important centre commercial sis au bord du Grand Canal à cette époque-là.
Selon l'opinion des spécialistes, la mise au jour du site de Liuziji est une nouvelle découverte archéologique importante dans l'histoire des fouilles sur le Grand Canal. Elle apporte d'importants matériaux réels sur l'étude du Grand Canal, en particulier, du transport fluvial en général, ainsi que sur les ouvrages hydrauliques en Chine, sur celle des trois dynasties des Sui, des Tang et des Song. En même temps, elle fournit de nouvelles références archéologiques importantes pour étudier la politique, l'économie, la culture, l'échange commercial et le tourisme, l'exportation des porcelaines dans la Chine antique.
Nouvelle loi sur l'archéologie préventive (le 30/07/2007 à 11h54)
Nouvelle loi sur l’archéologie préventive
Les difficultés rencontrées dans le cadre de l’élaboration de la loi n°2003-707 du 1er août 2003 modifiant la loi du 17 janvier 2001 relative à l’archéologie préventive
Le jeudi 28 août 2003.
Les difficultés rencontrées dans le cadre de l’élaboration de la loi n°2003-707 du 1er août 2003 modifiant la loi du 17 janvier 2001 relative à l’archéologie préventive (publiée au Journal Officiel n°177 du 2 août 2003 page 13270)
La loi n°2003-707 du 1er août 2003 modifiant la loi du 17 janvier 2001 relative à l’archéologie préventive a fait l’objet d’un important débat et des vives critiques avant son adoption. Le Conseil constitutionnel a consacré sa constitutionnalité par une décision du 31 juillet 2003.
Comme l’a souligné le Ministre Jean-Jacques Aillagon devant la Commission des Affaires Culturelles du Sénat : « depuis une trentaine d’années, la croissance urbaine, économique et sociale, l’essor des transports et des infrastructures avaient entraîné le développement de l’archéologie préventive, qui était désormais à l’origine d’environ 80 % des connaissances archéologiques françaises ».
La loi du 17 janvier 2001 a donné un fondement juridique aux opérations de terrain. Elle a consacré le caractère de service public de l’archéologie préventive en fondant l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP).
Mais la mise en oeuvre de cette loi comme le fonctionnement de l’INRAP ont posé de nombreux problèmes et se sont heurtés à de nombreuses difficultés. Cette loi a provoqué une grande insatisfaction de la part de tous les intervenants (archéologues comme aménageurs) et l’INRAP se trouve aujourd’hui au bord de la faillite.
Les parties en présence étaient en désaccord total sur les solutions à apporter face aux dysfonctionnements de la loi du 17 janvier 2001.
Cette loi a soulevé de nombreuses questions pour Jean-Jacques Aillagon, Ministre de la Culture :
1. « le monopole d’exécution des diagnostics et des fouilles était confié à un établissement public doté de droits exclusifs, sans le moindre système de régulation ». L’établissement était engorgé : en un an, le nombre de prescriptions a doublé (de 2 000 à 4 000 ) et l’INRAP n’a pas pu faire face. A la fin de l’année 2003, son déficit, devrait atteindre les 40 millions d’Euros.
2. « les mécanismes de financement de l’INRAP ont révélé leur inadaptation. Le financement des opérations est en effet assuré par des redevances qui se sont avérées complexes et peu équitables. (...) Ces redevances tout en étant très lourdes pour certains aménageurs, sont insuffisantes pour couvrir les frais de fonctionnement de l’INRAP. ». Ainsi, il n’existe pas de rapport de proportionnalité entre les ressources perçues et les coûts engagés. Par ailleurs, le système de calcul des redevances est proportionnellement inéquitable, la charge pour les communes rurales étant plus importante que pour les communes urbaines.
Ainsi, une modification de la loi du 17 janvier 2001 était nécessaire.
La nouvelle loi du 1er août 2003 a tenté de remédier à ces insuffisances mais l’élaboration de celle-ci a soulevé de nombreuses questions et critiques. Les archéologues se sont insurgés contre une évolution vers un financement privé en citant l’exemple de l’Angleterre et la fin possible de la profession d’archéologue.
C’est dans ce contexte agité que la loi du 1er août 2003 a été élaborée.
La nouvelle loi prescrit notamment, dans son article 6, que la personne projetant d’exécuter les opérations de fouilles d’archéologie préventive peut faire appel, pour la mise en oeuvre, à un établissement public, un service archéologique territorial mais également, et c’est la nouveauté, « dès lors que sa compétence scientifique est garantie par un agrément délivré par l’Etat, à toute personne de droit public ou privé ». s’il s’agit d’une personne de droit privé, certaines limites sont posées pour éviter les abus, ainsi « l’opérateur de fouilles ne peut être contrôlé, directement ou indirectement, ni par cette personne ni par l’un de ses actionnaires ».
La loi prévoit que la redevance d’archéologie préventive est due « par les personnes publiques ou privées projetant d’exécuter, sur un terrain d’une superficie égale ou supérieure à 3 000 mètres carrés, des travaux affectant le sous-sol qui sont soumis à une autorisation ou à une déclaration préalable (...)
Le montant de la redevance d’archéologie préventive est égal à 0.32 euro par mètre carré. Ce montant est indexé sur l’indice du coût de la construction ».
Enfin, la loi du 1er août 2003 créé un Fonds National pour l’Archéologie Préventive qui permet de financer les subventions accordées par l’Etat à certaines personnes projetant de faire des travaux et qui ont entraîné la prescription de fouilles archéologiques.
Ainsi, la loi du 1er août 2003 tente de concilier la préservation du patrimoine archéologique et le développement économique des territoires.
Auteur, Charlotte Lannoy
Sources : www.legifrance.gouv.fr où se trouve le texte de la loi ; décision du Conseil Constitutionnel du 31 juillet 2003 n°200-480 DC Bulletin des Commissions du Sénat du 7 juin 2003, auditions par la Commission des Affaires Culturelles de plusieurs intervenants dont le Ministre de la Culture, Monsieur Jean-Jacques Aillagon.
Opérations dentaires préhistoriques (le 18/05/2007 à 16h40)
Opérations dentaires préhistoriques 07.04.2006
Des dents préhistoriques découvertes dans une nécropole vieille de
9'000 ans au Pakistan présentent des traces de perçage. Les
scientifiques ont découvert 11 dents percées avec des traces
d'enlèvement d'émail ainsi que des traces d'outils microlithiques. Il
semblerait que ces interventions aient été thérapeutiques.
Les opérations ont probablement été effectuées à l'aide de perçoirs en
silex et pluseurs exemplaires de ces outils ont été découverts sur le
site. Ces traitements semblent avoir été effectuées durant près de
1'500 ans.
Origines de la domestication du blé (le 18/05/2007 à 16h42)
Origines de la domestication du blé 31.03.2006
George Willcox du laboratoire Archéorient (CNRS) et Ken-Ichi Tanno
du Research Institute for Humanty and Nature au Japon, ont fourni de
nouvelles données dans l'étude de la domestication des céréales, en
particulier celle du blé.
Les premières cultures de blé sauvage dans le Croissant Fertile
contenaient plusieurs variétés ayant des épis indéhiscents (qui ne
s'ouvrent pas spontanément à l'époque de la maturité) correspondant au
blé domestiqué. Les deux chercheurs ont examiné des restes carbonisés
de blé retrouvés sur plusieurs sites du Proche-Orient. Les résultats
des recherches montrent que le blé récolté il y a 9250 ans était déjà
un mélange de blé sauvage et de variétés domestiques. Entre 9250 et
7500 ans, la proportion des variétés domestiques augmente
progressivement.
D'après des études menées sur les mauvaises herbes mélangées aux
cultures céréalières, les chercheurs proposent une origine entre 12'000
et 10'500 ans.
La première pyramide d'Europe? (le 18/05/2007 à 15h43)
La première pyramide d'Europe? 15.04.2006
Des fouilles archéologiques ont débuté sur un site surplombant la
ville de Visoko en Bosnie. Les archéologues pensent qu'il peut s'agir
de la première pyramide d'Europe. Pour l'instant ils ont déjà mis au
jour une entrée étroite à ce qui pourrait être un réseau souterrain de
tunnels faits par l'homme. Deux intersections avec d'autres tunnels ont
été découvertes.
Des images satellites montrent qu'il y a deux autres collines de forme
pyramidiale dans la vallée. Les archéologues pensent que les tunnels
pourraient lier les trois collines.
Une entrée pavée ainsi que d'énormes blocs de pierre ont également été
mis au jour et les archéologues pensent que les blocs pourraient
appartenir à la surface exterieure de la pyramide.