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 Oppidum de Gergovie (le 30/07/2006 à 14h37)

Oppidum de Gergovie

Lucien Andrieu - ARAFA, le 20/07/2006

Explo'Régions

Au travers d'Explo'Régions, venez découvrir les spécificités scientifiques et traditionnelles de chacune des régions de France et de Navarre.

 
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Situé à 6 km au sud de Clermont-Ferrand, le Plateau de Gergovie se présente sous la forme d'une table basaltique de 1500 m de long, 500 m de large. De ses 744 m de hauteur, il domine une grande partie du département du Puy de Dôme.


Carte de France situant Gergovie
Pour profiter du panorama qu'offre ce belvédère naturel, il suffit d'emprunter le chemin qui longe la crête. Si votre regard se pose du côté nord-ouest, il suivra l'alignement des volcans de la Chaîne des Puys et découvrira à ses pieds la ville de Clermont Ferrand. Au sud-ouest, dans le lointain, ce sera le Massif du Sancy, puis au sud, la Limagne des buttes et le Val d'Allier. Enfin à l'est, il découvrira l'étendue de la Grande Limagne, plaine ponctuée de collines s'achevant à l'horizon par les Monts du Forez et du Livradois.

Parvenu à la Maison de Gergovie, vous pourrez découvrir sur grand écran le déroulement de la célèbre bataille de 52 av. J.-C. qui opposa Vercingétorix aux légions de César, et plus encore faire connaissance avec l'ensemble du site. Ainsi, la formation géologique du Plateau, ses richesses archéologiques, l'organisation de l'oppidum, et les résultats des différentes campagnes de fouilles qui y ont été menées vous deviendront familiers.



Vercingétorix à la bataille de Gergovie

Lorsqu'il retrace les différentes péripéties de la bataille de Gergovie (Gergovia ou Gergobia selon les manuscrits), César utilise très souvent le mot oppidum pour désigner le site : " ex oppida Gergovia, in Arvernos ad oppidum Gergoviam, e regione oppidum " etc.... en tout une douzaine de fois. Mais, en deux occasions, il préfère écrire urbs (la ville) " perspecto urbis situ" et "ex omnibus urbis partibus orto clamore " L'utilisation de ce terme montre que l'oppidum de Gergovie n'est pas seulement un lieu de refuge, mais qu'il est habité de manière importante et permanente.



Sommaire
  1. Introduction
  2. Généralités
  3. Le petit camp
  4. Les fouilles du rempart en 2003
  5. Fouille de la porte ouest du rempart de Gergovie en 2004
  6. Fouille de la porte ouest du rempart de Gergovie en 2005
  7. Pour en savoir plus

 
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 Actiparc à Arras, Pas-de-Calais (le 30/04/2007 à 20h13)
Actiparc à Arras, Pas-de-Calais
Contacts
G. Prilaux, Inrap
mail :
gilles.prilaux@inrap.fr

Description

Résultats
De la guerres des Gaules à la bataille d'Arras (Pas-de-Calais) La Conquête des Gaules par les légions césariennes, la Grande Guerre au siècle dernier, ont toutes deux laissé leurs empreintes dans le paysage de la région d’Arras. Les archéologues de l’Inrap et du service archéologique municipal, sous le contrôle de l’État (DRAC/SRA), s’efforcent aujourd’hui de les retrouver. La découverte d’un complexe militaire romain daté de la pacification gauloise. Durant la seconde moitié du Ier s. avant n. è. (env. -50/-30), un complexe militaire situé sur un vaste plateau domine l’antique cité de Nemetacum (Arras). Il est possible qu’il fut érigé juste après la conquête pour partiellement contrôler le pays de la tribu celtique des Atrébates. De forme quadrangulaire, ce poste romain est protégé par une enceinte de 70 m de côté et un puissant fossé, large de 6 m et profond de 2,70 m. En périphérie, plusieurs palissades enserrent cet espace. Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du camp, des légionnaires mènent la vie de garnison. Pour preuve, les archéologues viennent de recueillir dans le grand fossé talons et fers de lance, pointes de flèche, pièces de harnachements, clous de sandales, mais aussi amphores à vin italiques. Parmi l’équipement militaire figure un porte cimier métallique et amovible. Ce type d’objet, connu à quelques dizaines d’exemplaires en Europe, s’adaptait au sommet du casque de légionnaire romain et supportait un cimier de plume ou de crin. À la même époque, au sud du camp, une petite agglomération, composée de maisons de terre et de bois, a été élevée sur plus d’une dizaine d’hectares. Les archéologues viennent de la dégager en totalité. Entre ce hameau et la place forte, un petit établissement thermal a été mis au jour. Les nécropoles Hors des espaces d’activités militaires et civiles, plusieurs nécropoles gauloises et gallo-romaines ont été fouillées. Les sépultures les plus anciennes (du IIIe s. av. J.-C. au IIe s. de n. è.) sont généralement à incinération. Les plus récentes sont des inhumations datées du Bas-Empire (fin du IIIe s. -IVe s. de n. è.). Certaines d’entre elles ont livré un mobilier funéraire de très belle facture, exceptionnellement bien conservé. L’une d’elle, remontant aux premières années de notre ère, est celle d’un puissant notable. Un riche mobilier funéraire l’accompagnait dans l’au-delà : des céramiques de couleur rouge et noire (terra rubra et terra nigra), un miroir d’argent rectangulaire et surtout une chaise curule, sur laquelle s’asseyaient les hauts dignitaires s’exprimant au nom de Rome et de l’Empire. Seuls deux sièges de ce type sont actuellement recensés en France (Poitiers ; Vismoes-au-Val en Picardie). Si cette tombe est le reflet du pouvoir romain, elle témoigne aussi de la survivance de pratiques funéraires d’origine celtique : dans la vaste chambre mortuaire, des pièces de volaille, de mouton et de cochon étaient disposées dans des plats, un demi cochon, peut-être une salaison, déposé à proximité. L’occupation humaine du plateau au nord-est d’Arras semble peu à peu péricliter à partir des IIIe et IVe s. de n. è., le lieu étant définitivement abandonné au Ve s. La diversité des informations recueillie sur ce chantier d’Actiparc s’apparente à celle de sites déjà très documentés (par exemple, Alésia en ce qui concerne le matériel militaire romain), faisant de cette occupation romaine un futur site de référence. La Bataille d’Arras, 9 avril 1917, au Point-du-Jour… Il faut attendre près de 1500 ans et la célèbre bataille d’Arras pour que les hommes investissent de nouveau temporairement ce terroir. À l’aube du 9 avril 1917, 24 000 hommes de cinq unités britanniques montent à l’assaut des lignes allemandes sur plus de 20 km de front. Cette bataille durera deux mois. Obus, tranchées, boyaux de communication, abris souterrains, postes d’observation en sont toujours les témoins ; plus de 6 000 structures et vestiges militaires ont été répertoriés par les archéologues. Les corps de 31 soldats britanniques ont été exhumés en étroite collaboration avec la Commonwealth War Graves Commission. Parmi eux, plusieurs membres des Royal Scots et des Lincolnshire Regiments, certains inhumés, d’autres simplement ensevelis sous les impacts d’obus. Venus du petit port de Grimsby (au nord-est de l’Angleterre) et appartenant au 10e Lincolnshire Regiment, vingt soldats britanniques, foudroyés le 9 avril 1917 et figés coude contre coude dans une ultime danse macabre, ont été inhumés dans une fosse par leurs compagnons d’arme au lieu-dit le Point-du-Jour. Cette étonnante pratique funéraire n’est pas sans rappeler celle de 50 soldats écossais inhumés à Guémappe sur la route de Cambrai, dans leur tranchée "de départ d’assaut" et unis dans la mort, le bras enserrant la taille de leur voisins. Au-delà de la violence des combats, la fouille d’Arras a montré que des soldats détenaient encore sur eux une trousse d’urgence réglementaire contenant ouate, épingles de sûreté et fiole d’iode. Nombreux portaient le badge de bronze au nom de leur régiment. Enfin, certains possédaient casque et masque à gaz. Trois membres d’une même famille étaient côte à côte. 53 hommes de troupe du Lincolnshire Regiment étaient encore récemment portés disparus ; aujourd’hui, 25 d’entre eux ont été retrouvés. L’identification des corps est rendue particulièrement difficile par le peu d’objets personnels en place ou conservés ; la plupart était récupérée avant inhumation et restituée aux familles. De plus, durant la Grande Guerre, les plaques d’identité britanniques étaient en cuir bouilli et ne se sont qu’exceptionnellement conservées. Cependant, deux soldats du Royal Scots Regiment ont été identifiés par la Commonwealth War Graves Commission. Tous ont été inhumés dans le cimetière militaire britannique du Point-du-Jour.
Publications
FICHE DETAILLÉE
Arras, Pas-de-Calais > Nord-Pas-de-Calais
Site
Actiparc, Arras, Pas-de-Calais
Motif de l'opération
Construction d'une ZAC
Aménageur
Communauté urbaine d’Arras
Début de l’opération
01/04/2001
Fin de l’opération
01/04/2002
Type d'opérations
Diagnostic
Fouille
Epoques concernées


Responsable
Gilles Prilaux (Inrap), Alain Jacques (service archéologie)
Equipe de recherche
Suivi scientifique
Yves Desfossés (DRAC Nord–Pas-de-Calais service régional de l’Archéologie)
Collaborateurs
 
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 Pierre tumulaire (le 16/07/2007 à 19h44)
Découverte archéologique

     Le 2 décembre, en creusant des fossés dans la Beauce, des paysans ont trouvé à une certaine profondeur une sorte de pierre tumulaire avec une inscription assez difficile à déchiffrer; les lettres employées sont romaines, mais cependant l’inscription semble être en langue gauloise, ou celtique. Cette pierre a été portée à la Société archéologique d’Orléans, mais personne n’a pu en expliquer l’inscription. La voici reproduite aussi exactement qu’on peut le faire par la typographie:

CESTI  .  CILEC  .  EMIND  .  ETANN

     Nous en laissons l’explication à la sagacité de ceux de nos lecteurs qui sont versés dans l’archéologie celtique.

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 Nouvelle tribu goth decouverte (le 16/07/2007 à 20h02)

18 mars 2007

archéologie :nouvelle tribu goth découverte

DECOUVERTE D'UNE ANCIENNE PEUPLADE INCONNUE DANS LA REGION OUEST DE LA COURBURE DU BAS-RHIN

Tous ceux qui un jour se sont intéressés aux travaux des 2 historiens Goscinny et Uderzo connaissent l'existence des tribus Goths:Wisigoths, Ostrogoths,  Gogoths, Mégoths, etc, originaires d'Outre-Rhin ,connues pour leur nomadisme endémique.Il y a quelques mois, dans  la région de Colmar, le hasard a permis à un groupe d'archéologues de découvrir une peuplade Goth jusqu'alors inconnue.

Il y a 5 mois, des tablettes gravées qui avaient été enterrées ont été retrouvées par hasard et par des scouts qui creusaient leurs feuillées.Ces tablettes nous révèlent l'existence d'une peuplade Goth inconnue et nous en apprennent beaucoup sur son mode de vie, son histoire, ses coutumes.Parmi les informations déchiffrées , certaines nous indiquent que, contrairement aux autres Goths, ceux-ci étaient sédentaires.Ce n'est qu'après avoir élargi les fouilles et mis à jour un village entier enfoui sous 7 mètres de terre (probablement après un important glissement de terrain, le village étant situé au pied d'une colline), que l'on a compris la raison de cette vie sédentaire.

Les corps des habitants, prisonniers dans la boue séchée, sont parfaitement conservés.Ce peuple était affligé d'une particularité physiologique:leur squelette était difforme, la courbure lombaire formant un angle obtus de 68° vers l'avant avec les jambes.Dans les tablettes ce squelette si particulier est appelé "lumba", en langue goth, d'ou le nom donné à cette tribu  par ses découvreurs:les lumbagoths.

Ceci explique leur sédentarité:comment, en effet, passer sa vie à cheval ou à marcher sur les chemins quand on est à ce point handicapé, plié en deux?D'aucuns ont prétendu que cette forme de squelette était due au poids de la terre qui a submergé le village.Cependant des objets retrouvés sont venus étayer la thèse des corps courbés:cercueil à angle de 68°, balais au manche à 68°, sommiers à angle de 68°, parapluie à manche  de 68° etc.

Les experts n'ont pas encore eu le temps de déchiffrer toutes les tablettes mais ils ont bien avancé, passé des heures penchés sur les tablettes (ne s'arrêtant que rarement pour un tour de Rhin-en barque),  à déchiffrer cette écriture anguleuse, ressemblant aux runes, si particulière aux lumbagoths.

Ils ont réussi à découvrir pas mal de choses sur la vie des Lumbagoths.En voici un résumé.

Les lumbagoths étaient dirigés par un roi,assisté de conseillers appelés les "Rènes".Ils se réunissaient dans une chambre du conseil appelée "Volta".Cette chambre des conseillers, la "Volta-rènes", était somptueusement décorée de magnifiques sculptures qui lui donnaient beaucoup de cachet, mais son plafond était très bas.Quoique pliés en 2, les rènes devaient être très comprimés à l'intérieur.Les lumbagoths avaient de très talentueux peintres et sculpteurs, uniques représentants d'un mouvement aux formes carrées et anguleuse (ancêtre du cubisme???), surtout en ce qui concerne les portraits et sculptures en pied.Les lumbagoths avaient baptisé cet art "art tritique".Ces peintures et statues nous montrent des hommes avec des nattes de diverses longueurs.Plus la position hiérarchique d'un homme était élevée, plus sa natte, appelée un "baire", ètait était longue.Le roi avait bien sur le plus long baire, qui lui descendait jusque dans le creux des reins.

Le plat principal des lumbagoths , d'après une tablette, était à base de rognons de cerf.Cette recette fut inventée par Vikal, la femme du roi Antaljik, père du fameux roi Anhal-Jézik, qui mourut d'un rhume à Tholog, en Wisigothie.Seul roi lumbagoth ayant fait un voyage lointain, Anhal-Jézik, à cause de sa mésaventure, dissuada à jamais les lumbagoths de voyager.

Ce plat préféré des lumbagoths s'appelait le "rhashis".La recette a d'ailleurs été reconstituée et partout dans la région de Colmar les restaurants se mettent à servir du rhashis de cerf Vikal.

On a retrouvé plusieurs objets rituels au cours des fouilles, notamment des objets en airain indestructible.Les lumbagoths avaient en effet l'airain solide.Malgré de nombreux tests en laboratoire, rien ni personne n'a réussi à casser l'airain des lumbagoths.

Un autre objet très mystérieux a été rertouvé sur le site, circulaire et plat, un peu comme les disques lancés par les discoboles.Ce n'est qu'après avoir déchiffré une tablette sur la vie politique des lumbagoths que l'on a découvert l'utilité de cet objet.Une fois par mois, les rènes délibéraient en public, la porte de la volta-rènes était laissée ouverte.Les jours de grand vent, nombreux dans cette région, il fallait caler les portes de la volta.Cet objet circulaire, de la taille d'un CD mais très lourd, servait de cale à la porte de la volta.Cet objet fut d'abord choisi par hasard, puis fit bientôt partie du protocole, sous le nom de "ehr-ny" (disque-cale).

L'équipe d'archéologues n'a découvert aucun objet pouvant laisser penser que les lumbagoths se déplaçaient loin:ni roue, ni squelette de cheval, ni bateaux.Encore que pour ces derniers, ce ne soit pas surprenant car dans aucune tribu il n'y a trace de marins goths.

Nous sommes en mesure d'affirmer que les lumbagoths appelaient leur village Sass'oulaj, sis près de l'actuel village de Nür-hoffen.

Les corps retrouvés ont été soumis à de nombreux examens.Dans plusieurs fragments de vertèbres, les chercheurs ont retrouvés des sortes de pépins osseux, ce qui donne à penser que les lumbagoths étaient atteints d'une déformation congénitale de la colonne appelé syndrôme de la moëlle pépinière.Ceci pourrait expliquer la forme si particulière de leur squelette.

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 Toponymie des noms deville du nord pas de calais (le 16/07/2007 à 21h03)

Quelques origines de noms de lieux en Nord-Pas de Calais 

Nord [59], Pas-de-Calais [62], menu

         Nord

59
braco (terre humide et fertile)
59
ana (marais) + ap (eau)
59
ana (marais)
59
Aubigny-au-Bac
albus (blanc) + yd (lieu habité)
59
forteresse peut-être romaine
59
Bagacum, capitale des Nerviens.
C'était la plus grande ville de la Belgique romaine après Reims.
A l'époque romaine, 8 voies, dont 7 existent toujours, en rayonnaient vers Reims, Saint-Quentin, Amiens, Thérouanne et Boulogne, Tongres, Utrecht, Cologne et Trèves.
Elle fut entièrement détruite au V° siècle, c'est pourquoi, contrairement aux autres capitales gallo-romaines, elle n'a pas été érigée en évêché
Elle est citée sur la Table de Peutinger et sur l'itinéraire d'Antonin sous le nom de Bagacum.
Au XIII° siècle, elle reprit de l'importance comme carrefour des voies romaines, mais fut finalement démantelée par Turenne en 1654.
Quêne-au-Leu
Littéralement, le "chêne au loup"
59
bun (petite colline arrondie)
59
busc (bosquet, petit bois)
59
bona (rempart)
59
aqueduc qui conduisait à Bavai l'eau de la fontaine des Floursies
59
Bray-Dunes
braco (terre humide et fertile)
59
Bruille-lès-Marchienne
brogilo (petit bois entouré d'un mur)
59
Bruille-Saint-Amand
brogilo (petit bois entouré d'un mur)
59
Cameracum, capitale des Nerviens, ville gallo-romaine sur l'Escaut qui prit de l'importance lors des invasions barbares en absorbant les populations alentour, siège à partir du VI° siècle de l'évêché de Cameracensis par transfert de celui d'Arras.
Capitale du Cambrésis qui s'articule autour de l'Escaut.
Elle est citée sur l'itinéraire d'Antonin.
59
Castellum Menapiorum, capitale des Menapiens, d'abord oppidum gaulois, construite sur la seule vraie butte de la région, fortifié par les Romains pour protéger la plaine de Flandre des invasions barbares.
C'était le point de réunion de 7 voies romaines dont il reste des traces.
Elle est citée sur la Table de Peutinger et sur l'itinéraire d'Antonin sous le nom de Castellum (Menapiorum).
Le castellum romain est devenu le château féodal.
59
Castrum Camarences
59
Cauchie (La)
Son nom vient probablement de sa position sur une voie romaine, cauchie en chti.
59
Cauchy-à-la-Tour
Son nom vient probablement de sa position sur une voie romaine, cauchie en chti.
59
cond (confluent), celui de l'Escaut et de la Hayne.
59
Ville des comtes de Flandre qui n'est peut-être guère plus ancienne
Présence d'une maison templière
Ville fortifiée par Vauban
59
littéralement, l'église des dunes, en néerlandais, elle n'est pas antérieure à l'époque mérovingienne. Elle se trouve en plein Wateringues.
59
Eppe-Sauvage
spina (haie d'épines)
59
Ers ou Hers (nom de personne germanique ou franque) + heim (hameau, groupe de maisons, mot germanique)
ferme de Sébastopol
Cf. notes.
59
Minariacum, station sur la voie romaine allant de Cassel à Tournai.
Elle est citée sur l'itinéraire d'Antonin.
59
Duronum, station sur la voie romaine allant de Bavai à Reims, citée sur l'itinéraire d'Antonin.
59
fano (temple à colonnade) + Mars (dieu romain)
La forteresse romaine, flanquée de ses tours cylindriques, servit de quartier général à Louis XIV lors du siège de Valenciennes.
59
Flers-en Escrebieux
fler (enclos de haies épineuses)
59
Gondebaut (anthroponyme germanique) + curtius (ferme fortifiée ou close)
59
Gravenengae, vient de gergo (plateau)
59
aballo (pommier)
59
herr (seigneur germanique) + locus (lieu habité)
59
littéralement, l'église du bois, en néerlandais
59
Sur une colline proche dominant l'Escaut, se trouve le camp romain d'Estrun, de ester (rocher).
Cf. Etrun.
59
Lambert (anthroponyme germanique) + sart (défrichement agricole)
59
Lézennes-Mont-de-Terre
carrières de pierre blanche exploitées dans l'Antiquité
sources jaillissantes de Fismes
59
Insula, nom assez tardif.
Ville fortifiée par Vauban
59
La fontaine de Sainte Aldegonde, l'une des sources de l'Hogneau, est une source captée gauloise ou gallo-romaine.
59
de locus (lieu habité, par opposition à des bois)
59
maro (grand) + ialos (clairière cultivée)
59
Médéric (anthroponyme germanique) + villa (domaine rural gallo-romain)
59
Matrae (déesses gauloises)
59
mor (maison)
59
nava (vallée)
59
niv (riviére)
59
orcos (porc sauvage) + ialos (clairière cultivée)
59
Poix-du-Nord
podium (motte, vient de pic, sommet pointu)
59
En 57, elle fut le lieu d'une bataille entre les Nerviens et les armées de César.
Une tour de guet gallo-romaine est toujours visible sur la place ancienne de la ville
59
Quesnoy (Le)
Quercetum, villa des comtes de Hainaut, vient de cass (chêne)
59
ram (forêt, bois)
59
ram (forêt, bois)
59
rum (hauteur rocheuse) + ili (groupe d'habitations)
59
salix (saule) + yd (lieu habité)
59
L'une des cinq sources, la source du Bouillon, était déjà connue des Romains, mais la ville ne semble pas être antérieure à un monastère fondé par Saint Amand, évêque de Tongres, en 647, au confluent de la Scarpe et de l'Elnon, et appelé abbaye d'Elnon.
* Cf. saints
59
On peut encore voir le fossé d'enceinte d'un fort peut-être gallo-romain appelé Cense de la Motte.
* Cf. saints
59
Saint-Vaast-en-Cambrésis
vast (désert, terrain inculte)
* Cf. saints
59
vast (désert, terrain inculte)
* Cf. saints
59
sart (défrichement agricole)
59
temple + Mars (dieu romain)
59
til (tilleul)
59
vien de tol (source), à un passage où la route allant de Thérouanne à Abbeville passait l'Authie
59
La ville n'est pas mentionnée avant le X° siècle
59
Villeneuve-d'Asq
asc (frêne)
59
varenna (garenne, parc à gibier)
59
Wallon-Cappel
littéralement "la chapelle des Etrangers", le mot Wallon vient d'une racine indo-européenne signifiant étranger.
59
au mont Watten se trouvait une forteresse romaine
59
Viroviacum, station sur la voie romaine allant de Boulogne à Bavai, citée sur l'itinéraire d'Antonin.
59
grande plaine qui s'étend sur la Belgique et le nord de la France
59
de Henne (nom de rivière) + gawi (pays, région, mot germanique)
59
Pays de marais et de polders formé le long du cordon de dunes qui borde la mer du Nord et qui se prolonge en Belgique; il correspond à un ancien golfe qui s'est peu à peu fermé autour de l'embouchure de l'Aa.

         Pas-de-Calais

62
Albinus (anthroponyme latin) + sylva (grande forêt)
62
aï (taillis, haies)
62
Achiet-le-Grand
Hesus (dieu gaulois) + yd (lieu habité) plutôt que aï (taillis, haies)
62
Achiet-le-Petit
Hesus (dieu gaulois) + yd (lieu habité) plutôt que aï (taillis, haies)
62
Agnez-lès-Duisans
awa (eau) + -icos (diminutif)
62
awa (eau) + -icos (diminutif)
62
awa (eau) + yd (lieu habité)
62
Hesus (dieu gaulois)
62
Aix-en-Issart
Hesus (dieu gaulois)
62
Nemetacum, capitale religieuse des Atrébates, sur la Scarpe et le Crinchon.
Nemetacum vient des mots gaulois nemessos (forêt sacrée) + cum (camp militaire).
Jules César l'appelle Nemetocenna. Elle est citée sur la Table de Peutinger sous le nom de [Ne]metacum et sur l'itinéraire d'Antonin sous le nom de Nemetacum.
Ancienne capitale de l'Artois, siège à partir du VI° siècle de l'évêché d'Atrebatensis, transféré à Cambrai en 540; rétabli en 1093.
La citadelle a été fortifiée par Vauban, mais sa position difficile l'a fait surnommer "la Belle inutile".
Les habitants s'appellent les Atrébates.
Présence d'une commanderie templière.
abbaye Saint-Vaast
du nom de Saint Gaston (de vaast, hôte en langue germanique), restaurateur de la chrétienté après les invasions barbares, au VI° siècle.
62
artos (ours)
62
attegia (cabane, souvent couverte de roseaux)
62
présence de 5 tombes gallo-romaines au mont Couple
62
Auxi-le-Château
awk (rivière)
62
aï (taillis, haies) + curtius (ferme fortifiée ou close)
62
bar (hauteur, colline)
62
bar (hauteur, colline)
62
rens (habitation au coeur d'un bois)
62
ber (baron, chef de guerre) + villa (domaine rural gallo-romain)
62
Berny-en-Santerre
ber (baron, chef de guerre)
62
bol (bouleau)
62
bi (deux) + aï (taillis, haies) et vast (désert, terrain inculte)
* Cf. saints
62
bil (groupe d'arbres)
62
bova (boyau, défilé)
62
bona (rempart)
62
Boulogne-sur-Mer
L'agglomération de Boulogne est certainement l'emplacement de plusieurs villes gauloises et gallo-romaines: Felsina (capitale des Morins), Bononia (oppidum des Morins), Portus Iccius (port gaulois, aujourd'hui le Portel, autrefois identifié à Wissant), Gesoriacum (port romain), Odraeus (phare romain de Gesoriacum).
Felsina est devenue Bononia, du mot gaulois bona (rempart), lorsqu'on l'a entourée d'une enceinte en dur.
Gesoriacum, principal port des Morins, à l'embouchure de la Liane, était dominé par la "métropole", Bononia.
Elle fut le siège des départs de deux empereurs romains pour l'Angleterre, Caligula en 40 et Claude en 43.
Le port fut comblé par Constance Chlore en 292 pour couper toute retraite aux pirates germains et scandinaves.
Elle est citée sur l'itinéraire d'Antonin et la table de Peutinger sous le nom de Gesoriaco.
Le parler boulonnais est une langue d'origine germanique dont on trouve largement traces dans la toponymie de la côte. Il a été apporté par une vague saxonne originaire de Scandinavie.
Bréquererecque
Capécure
Tour d'Odre
Autrefois appelée la tour Ardente, son nom vient directement d'Odraeus, nom du phare romain du port de Gesoriacum.
C'est un ancien phare construit par Caligula vers 40 de notre ère, et démoli en 1645.
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retranchements gallo-romains
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braco (terre humide et fertile)
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bu (bois) + yd (lieu habité)
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bu (bois)
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Calegia, vient de caleh (quai de port : cal + eh = pierre plate)
On n'est pourtant pas sûr de la présence d'une ville avant le XII° siècle
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chal (pente ou creux abrité du vent) + onna (source); il y en a 2.
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sart (défrichement agricole)
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soca (souche, taille de bois)
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Conchil-le-Temple
cons (assemblée locale)
La présence templière a laissé des traces dans le nom du village
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cons (assemblée locale)
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kuk (hauteur en forme de meule)
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Divernie, ville gallo-romaine, déjà célèbre pour ses potiers à l 'apogée de Boulogne
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Divona (déesse gauloise, de devos, divin)
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spina (haie d'épines)
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camp romain dit du Mont César, de ester (rocher)
Cf. Estrun.
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finis (frontière de pagus gallo-romain) + awa (eau); ici, la frontière est la Canche, entre le Ponthieu et l'Artois
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fler (enclos de haies épineuses)
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fler (enclos de haies épineuses)
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fler (défense faite de haies épineuses)
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Firmin (anthroponyme) + curtius (ferme fortifiée ou close)
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Gomer (anthroponyme germanique) + curtius (ferme fortifiée ou close)
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Jupiter Jovis (dieu romain)
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Gouy-en-Ternois
Jupiter Jovis (dieu romain)
Le Ternois est le pays autour de Tervana, qui lui a donné son nom
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Gouy-Saint-André
Jupiter Jovis (dieu romain)
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Gouy-Servins
Jupiter Jovis (dieu romain)
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Gouy-sous-Bellonne
Jupiter Jovis (dieu romain)
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grua (terre inculte) + fler (enclos de haies épineuses) ou gros fler (enclos)
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aï (taillis, haies) + curtius (ferme fortifiée ou close)
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hal (loge de branchages, puis palais)
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Elle est faite de la réunion en 1971 des villes de Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois.
Le lieu est sans aucun doute habité depuis l'époque celtique.
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Herlière (La)
herr (seigneur germanique) + locus (lieu habité)
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herr (seigneur germanique) + curtius (ferme fortifiée ou close)
62
herr (seigneur germanique) + locus (lieu habité)
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herm (désert, mauvaise terre mise en jachère)
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herm (désert, mauvaise terre mise en jachère) + ili (groupe d'habitations)
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finis (frontière de pagus gallo-romain)
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briga (forteresse) avec agglutination de l'article
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Lagnicourt-Marcel
lanon (vue sur une plaine) + yd (lieu habité) + mark (marches, territoire frontalier, littoral)
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ville d'origine gallo-romaine
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camp romain au mont Saint-Louis, qui tire probablement son nom de locus (lieu habité)
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macer (mur d'enceinte)
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camp romain de Marci, où une légion auxiliaire formée de soldats dalmates tenait garnison aux IV° et V° siècles
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marga (argile)
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marc (cheval de trait)
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Mars (dieu romain) + podium (motte, vient de pic, sommet pointu)
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mora (marécage) + curtius (ferme fortifiée ou close)
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Morval
mor (maison) + vallis (vallée)
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nemeton (clairière ou bois sacré) + pons (passerelle)
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Nesles
au mont Violette, restes d'un camp gaulois ou romain, dit camp de César
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Noeux-les-Mines
noa (vallon encaissé dont le fond est un étang) ou naud (terre humide); les deux mots ont la même racine
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Oisy-le-Verger
olca (terre labourée et cultivée)
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vas (gué), sur la source de la Kilienne
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Portel (Le)
port des Morins, aujourd'hui dans l'agglomération de Boulogne.
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Quesnoy (le)
cass (chêne)
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ram (forêt, bois) + curtius (ferme fortifiée ou close)
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rens (habitation au coeur d'un bois) + curtius (ferme fortifiée ou close)
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rand (frontière entre deux peuples ou deux pagus) ou rank (rocher)
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rens (habitation au coeur d'un bois) + sart (défrichement agricole)
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ram (forêt, bois)
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rocca (forteresse) + -icos (diminutif) + yd (lieu habité)
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rosa (terrain défriché pour abriter un village de travailleurs agricoles)
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rum (hauteur rocheuse) + ili (groupe d'habitations)
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salix (saule) + yd (lieu habité)
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Sailly-au-Bois
salix (saule) + yd (lieu habité)
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Sailly-en-Ostrevent
salix (saule) + yd (lieu habité)
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Sailly-sur-la-Lys
salix (saule) + yd (lieu habité)
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vient de mora (marécage)
* Cf. saints.
Le canal de Calais à Saint-Omer a été creusé entre 1679 et 1692 à l'initiative de Colbert.
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Ad Lullia, citée sur la table de Peutinger comme station sur la voie romaine allant de Vevey (Suisse) à Boulogne.
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sand (sable) + gate (chemin, mot scandinave)
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salix (saule)
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salix (saule)
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sart (défrichement agricole) + curtius (ferme fortifiée ou close)
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Taruenna, oppidum et capitale des Morins, sur la Lys.
Elle est citée sur la Table de Peutinger et sur l'itinéraire d'Antonin sous le nom de Tarvanna, avec la transcrition latine et probablement errronée du U.
Elle fut le siège de l'évêché de Morinensis créé au VII° siècle. Il fut transféré à Boulogne au IX° siècle.
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Teucera, citée sur la table de Peutinger comme station sur la voie romaine allant de Châlon à Boulogne, de tavos (paisible) ou plus probablement de Teutates (dieu gaulois).
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til (tilleul)
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til (tilleul)
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tortus (tordu) + cass (chêne)
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Touquet (Le)
tosca (taillis au milieu de défrichements)
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Vaux-Vraucourt
vallis (vallée)
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Vieil-Hesdin
Helenum, ville gallo-romaine, détruite par Charles-Quint en 1553, qui reconstruisit Hesdin à 5km de là
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Vendin-le-Vieil
vendo (blanc)
Le nom de Vieil peut venir de vadum (gué, mot latin)
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vallis (vallée)
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vallis (vallée)
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vabero (ruisseau)
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littéralement, l'église du sud, en néerlandais
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Rrégion s'étendant autrefois depuis la baie de Somme et le Marquenterre jusqu'à l'embouchure de la Canche.
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 St Laurent Blangy (le 16/07/2007 à 21h06)

SECONDE PARTIE : DU NÉOLITIQUE À LA FIN DE LA PÉRIODE GALLO-ROMAINE

Premiers témoignages d`une occupation humaine

Entre le VIe et le Ve millénaire avant notre ère apparaissent les premiers signes d`un nouveau genre de vie… L`éveil d`un monde rural en opposition avec ce qui avait toujours été. Jusqu`alors et au fil des millénaires, l`Homme avait été chasseur ou pécheur, un ramasseur de coquillages et de racines, un cueilleur de baies et de graines, un nomade se paléolithique se déplaçant au rythme des saisons. Et voilà que, par contact et surtout par colonisation, des populations d`agriculteurs et d`éleveurs vinrent rompre cette cet équilibre ancestral.

Les témoignages de cette évolution sur le territoire de la commune sont malheureusement peu nombreux et ne permettent pas un développement important de ce sujet.

LES ÂGES DES MÉTAUX :

L'Âge de Bronze

Vers la fin du IIIe millénaire, la métallurgie naissante ne servit pas à fabriquer des outils mais des parures et des armes bien fragiles, en cuivre ou en bronze (Âge du Bronze Ancien). Elle ne bouleversa donc pas directement la vie des agriculteurs.

C`est seulement à partir du XIV° siècle avant notre ère que l`on observe une bonne maîtrise des alliages cuivre étain, et l`avènement d`une véritable métallurgie du bronze qui permet la fabrication d`outils réellement efficaces. Ce sont, en particulier, des haches qui furent produites en série par des bronziers spécialisés.

(A gauche Exceptionnel vase campaniforme de l`Age de Bronze découvert sur le site d`Actiparc (dessin G. Blancquaert, INRAP)).

 

Premier Âge du Fer (530 à 475 avant J.C.)

Aux alentours de 1000 avant notre ère, les sols sont occupés très intensément, à tel point que dans certaines régions on peut évaluer une densité de villages équivalent à la densité actuelle. A cette période, la déforestation, qui date pour ses débuts de vers 1500 avant J.-C., a libéré de grands espaces pour l`agriculture.

C`est dans ce monde très ouvert que s`introduit progressivement la métallurgie du fer, moins contraignante du point de vue de l`approvisionnement en matière première. A Saint-Laurent-Blangy, des éléments datant de cette période ont été localisé rue des Rosati sous les vestiges d`une Villa Gallo-romaine. Cinq structures ont livrés du mobilier (essentiellement des vases) attribuable au premier Âge du Fer : Quatre fosses à l`est du site (F.87, F.92, F.93 et F.94) et un fossé à l`ouest (F.10). Ce fossé, réalisé dans le sens de la pente, a pu être suivi sur une longueur de 21 m. Il mesure 70 cm de large et 50 cm de profondeur. Il présente un profil en forme de U ouvert. Il s`agit probablement d`un fossé de drainage et (ou) d`une limite parcellaire.

Les fosses F.92, 93 et 94, malheureusement coupées par un fossé Gallo-romain (F.49), ne présentent pas d`organisation particulière, mais paraissent appartenir à un même ensemble. Leur remplissage fait apparaître une reconversion rapide en dépotoirs. Ces données peu caractéristiques ne nous autorisent pas à donner une fonction primaire précise à ces structures.


Localisation des structures Hallstattiennes. Les fosses F.92, F.93 et F.94 sont coupées par un fossé gallo-romain. Les autres fossés sont de la Tène finale.

Second Âge de Fer (475 à 50 avant J.-C.)

A partir du IIIe siècle avant J.-C., les mutations de la société gauloise vont s`accélérant. Les premiers monnayages accompagnent l`essor d`un artisanat hautement spécialisé et le commerce croissant de produits de consommation courante avec le monde latin (vin, dont on retrouve cette fois les amphores en quantité sur tous les habitats, et céramique). A la même époque émergent des peuples qui se constituent en puissance économiques organisées en cités ou en royaumes (Ambriens, Nerviens ou Atrébates…).

C`est sur le site des Chemins Croisés que l`on a découvert des structures de cette période sous la forme de trois tombes à incinération. Deux sont attestées par des restes d`ossements incinérés, la troisième semble, malgré l`absence d`éléments déterminants, être aussi une tombe de ce type.

Les Chemins Croisés. Sépultures ST1, ST2 et J.00

Dans la première sépulture (ST1), seuls quelques ossements et tessons de céramiques ont pu être récupérés. Deux vases accompagnent le défunt.

Dans la seconde (J.00), la fouille a permis de recueillir les ossements appartenant à un adulte et à un enfant, les restes de trois vases et un fragment de fibule en fer (épingle de manteau). Une des poteries est presque complète. Il s`agit d`une petite situle à la panse couverte d`impressions réalisées à l`ongle.

Quatre vases au moins se trouvaient dans la troisième tombe (ST2). L`élément le plus intéressant présente une panse tronconique ornée d`une combinaison de crêtes parallèles, rectilignes ou courbes, façonnées par pincée et disposées souvent en champs à sillons de direction différente.

En conclusion et selon le Service Archéologique d`Arras, responsable de la fouille, les incinérations auraient eu lieu au cours de la première moitié du IIIe siècle avant J.-C.


Un habitat ouvert implanté au bord de la vallée de la Scarpe

C`est durant ces trois derniers siècles avant notre ère que se met en place le paysage rural traditionnel, tel que nous le connaissons encore aujourd`hui.

C`est dans ce cadre que se situe le site archéologique de la zone industrielle Est, fouillé en 1979 et 1980. En limite sud du territoire de Saint-Laurent-Blangy, se site à révélé de nombreuses structures correspondant à un habitat ouvert dont les éléments les plus anciens sont attribuables à la Tène ancienne. Malgré la forte érosion des vestiges, des observations ont pu cependant être effectuées sur l`organisation spatiale de cette exploitation.


L`habitat semble épars à l`intérieur d`un périmètre limité par un réseau de fossés non défensifs, probablement destinés à la protection du cheptel contre d`éventuels prédateurs. Les habitations non jointives se composent de deux ou trois constructions de dimensions variables mais de forme rectangulaire. Elles sont formées de poteaux enfoncés dans le sol reliés par des clayonnages enduits d`argile crue qui constituent les murs de la structure. Elles sont séparées du groupe suivant un espace vide d`occupation : culture, verger.

A gauche, relevé d`une cabane du site de la zone industrielle Est d`Arras. A droite, reconstitution d`une demeure gauloise

Chacune de ces unités d`habitations est pourvue d`une ou plusieurs fosses silos pour la conservation des denrées alimentaires. Des témoignages d`activités domestiques sont fréquents comme le tissage avec la découverte de fusaïoles, de poids de métier à tisser. La fabrication de laitage est attestée par la présence de faisselles,le travail du cuir par les poinçons.

Céramiques gauloises du site de la zone industrielle Est d`Arras


L`occupation au second Âge du Fer sur le site d`Actiparc

Extrait du Bulletin de la Commission Départementale d`Histoire
et d`Archéologie du Pas-de-Calais

A l`exception de quelques rares indices datés de l`Âge du Bronze, dont un exceptionnel vase campaniforme très proche de ceux découverts à Wallers (jadis appelé Wallers-Aremberg) prés de Valenciennes, et d`une petite zone arasée du Premier Âge du Fer, la place est totalement investie vers le IIIe siècle avant notre ère. Les hommes ont occupé un vaste replat de 180 hectares, aux contours relativement incisés, qui offrait une position naturellement dominante sur le paysage alentours. Depuis la vallée de la Scarpe, si l`on désirait progresser vers le nord du pays atrébate, on pouvait emprunter un petit chemin creux qui était, semble-t-il, l`unique moyen d`accéder au domaine celtique.

De part et d`autre de ce chemin et jusqu`aux marges des limites du domaine se répartissaient cinq voire six fermes. Ces exploitations agricoles présentent un grand nombre de points communs. Leur taille et la structuration des parties enclose, la position des entrées invariablement situées a sud-est et la nature du mobilier archéologique extrait sont autant de points de comparaisons qui autorisent, avec toute la prudence qui s`impose, une filiation ou tout au moins une forte unité, qu`elle soit architecturale ou « sociale ». Ces petits établissements s`organisent ainsi toujours à partir d`un enclos principal, qui borne la ou les maisons de terre et de bois ainsi que l`aire d`ensilage et de stockage des céréales. Parfois, il fut possible d`observer les lieux des sépultures contemporains, composés de petits groupes de tombes secondaires à incinération dont les dépôts céramiques et métalliques sont au demeurant relativement modeste.

Restitution de l`ensemble du terroir à la fin de la période laténienne sur l`emprise d`Actiparc (DAO-INRAP-SAM)

L`EPOQUE GALLO-ROMAINE

La fin de l`indépendance gauloise mise en évidence sur l`emplacement des fouilles archéologiques du site d`ACTIPARC

Extrait du Bulletin de la Commission Départementale d`Histoire
et d`Archéologie du Pas-de-Calais

La période qui suit immédiatement la Guerre des Gaules demeure bien méconnue dans la région Nord-Pas-de-Calais. Le chantier d`Actiparc nous permet seulement de suivre l`évolution d`un domaine celtique, mais aussi de percevoir concrètement les mesures prisent par Rome pour une mise en valeur des conquêtes césariennes et leurs conséquences sur l`exploitation du territoire atrébate. L`installation précoce dans les années 40 avant notre ère d`un poste militaire de part et d`autre du chemin d`accès au domaine celtique marque avec force la volonté du conquérant de contrôler les lieux.

Le fortin et ses annexes

Il est constitué d`une levée de terre palissadée de 5 m d`épaisseur, doublée d`un fossé ininterrompu de 5 ù de large et d`une profondeur de 2,80 m. La fouille a permis d`individualiser au moins deux états. La première phase se concrétise au sol par deux rangées de structures implantées perpendiculairement au rempart ouest. Il pourrait s`agir de vestiges de casernes réalises en matériaux mixte en bois pour l`hébergement des officiers et sous tente pour les hommes de troupe. Ce premier état est probablement à mettre en relation avec la création du fortin.

Lors de la seconde phase, on construit deux bâtiments de bois de 35 m de long disposés parallèlement aux côtés est et ouest du fortin. Un puit de 20 m de profondeur et des tours d`angle ont également été retrouvés, mais il nous est aujourd`hui impossible de les attribuer à l`un des deux états en particulier. A l`extérieur du camp, on renforce la protection avec la réalisation d`un deuxième niveau de défense caractérisé par une palissade solidement ancrée dans le substrat qui protège la face Est du fort.

Vue aérienne des fossés du fortin en cours de fouille (Altimage)

Lors de la seconde phase, on construit deux bâtiments de bois de 35 m de long disposés parallèlement aux côtés est et ouest du fortin. Un puit de 20 m de profondeur et des tours d`angle ont également été retrouvés, mais il nous est aujourd`hui impossible de les attribuer à l`un des deux états en particulier. A l`extérieur du camp, on renforce la protection avec la réalisation d`un deuxième niveau de défense caractérisé par une palissade solidement ancrée dans le substrat qui protège la face Est du fort.


La zone militarisée s`étend, toutefois, bien au-delà du fortin et des défenses avancées. Elle intègre notamment le dépôt de vivres, qui comprend dans son enclos palissadé d`un hectare, plusieurs dizaines de greniers ainsi que le hameau construit à l`emplacement de l`habitat principal laténien. Ce groupe d`habitats à vocation artisanale est placé derrière une palissade quadrangulaire de 240 m de long sur 130 m de large. La voie qui traverse le complexe militaire du nord au sud est dotée sur son côté Est d`une palissade destinée à faire converger les passants vers des points de passage obligés. Un petit établissement thermal est construit sur le bord du chemin à mi-distance du fortin et du village.

A Actiparc, les témoignages laissés par les hommes dans le registre du ou des traitements de leurs défunts, permettent de retracer l`évolution des pratiques funéraires du IIIe siècle avant J.-C. jusqu`à l`aube du Bas-Empire. Ces vestiges se répartissent en 22 lieux de sépultures et ils totalisent 130 faits archéologiques. Evidemment, il s`agit de sépultures pour l`essentiel, mais aussi de structures plus originales que l`on peut d`ores et déjà intégrer aux nombreux gestes et comportement qui fondèrent les rites funéraires de la fin de l`Âge du Fer jusqu`au IVe siècle de notre ère.

Dessins des principaux objets métalliques attribuables à une occupation militaire du fortin

Le poste fortifié du complexe militaire possédait un lieu de sépulture situé à l`extérieur des fortifications dans un secteur qui semble être resté vierge de tout aménagement défensif. Un groupe de 5 tombes était protégé par un petit enclos s`ouvrant au sud-est. Ces tombes sont exceptionnelles, tant par leur état de conservation et la qualité du mobilier d`accompagnement que par la possibilité qu`elles offrent aujourd`hui de caractériser l`origine militaire de ces ensembles, en dépit du fait qu`elles soient totalement dépourvues d`arme ou de tout autre équipement lié aux militaria. On peut ainsi retenir que les officiants ont creusé avec soin des fosses carrées aux parois parfaitement verticales et à fond plat. L`existence d`un coffrage de bois est attesté dans 3 cas au moins. Les ossements incinérés sont déposés dans des contenants périssables, rigides ou non. Les dépôts viatiques (photo 01), remarquablement conservés, attestent de la présence de demi cochons ou parfois de poulets, dont l`un fut placé dans une grande assiette, les ailes déployées et la tête tranchée.

Vue du fossé du fortin en cours de fouille

Une découverte tout à fait remarquable doit être signalée. Il s`agit d`une sépulture contemporaine de la fin de l`occupation militaire, située à 450 m au sud-est du fortin et fermant en quelque sorte le flanc oriental du complexe. Cette tombe était bornée par un enclos ovalaire, dernière empreinte probable du tumulus qui signalait à tous les visiteurs l`emplacement du lieu de la sépulture. La fosse sépulcrale, véritable « chambre funéraire », a été creusée avec soin. Ses dimensions sont de 2 m pour les côtés et de presque un mètre pour la profondeur conservée. On retiendra la présence du couple patère/oenochoé, ainsi qu`une série de coupelles et de tasses en terra rubra.

Mais surtout la présence d`une chaise curule en fer a créé la surprise (photo 02). Avant cette découverte, ce type de siège n`était recensé en Gaule qu`a deux exemplaires (Saintes en Charente-Maritime) et Vismes-au-Val dans la Somme). La présence d`un tel siége peux exprimer soit la présence d`un magistrat municipal (Sella curulis) soit celle d`un officier (Sella Castrensis), mais en définitive elle souligne surtout le statut élevé du défunt, probablement l`un des responsables du complexe pour le Haut Empire.

Vue d`ensemble d`une sépulture à incinération du Haut-Empire dégagée sur le site L (Y. Lorin, INRAP)

Vue de détail d`une partie du dépôt funéraire et de la chaise curule découverts dans une sépulture du Haut-Empire sur le site L (Y. Lorin, INRAP)


La villa Gallo-romaine de la rue des Rosati

Les recherches ont permis de mettre au jour les fondations du bâtiment principal dont la longueur est de 24 m et la largeur de 11,50 m. Il est doté de nombreuses salles et d`une galerie de façade largement ouverte sur la vallée de la Scarpe.

A l`est de cette habitation, une cave aux dimensions modestes (3,50 m x 3,50 m) a été dégagée. Elle comporte sur les faces sud et ouest quatre niches semi-circulaires à plein cintres. L`accès, sous la forme d`un escalier, est situé à l`ouest.

Les céramiques extraient de diverses fosses, supposent une occupation Gallo-romaine dés le Ier siècle après J.-C.

Les objets découverts lors de la fouille, et notamment deux appliques en bronze typiquement militaires, destinées au harnais des chevaux ou à l`équipement personnel du soldat, semble indiquer qu`au IVe siècle un colon militaire se soit installé en ces lieux.

Cave Gallo-romaine et détail des niches


Le domaine agricole Gallo-romain du lieu-dit « Les Fontaines »

Jusqu`à la fin du IVe siècle, les grands domaines agricoles dominent dans l`environnement Immercurien. Ces exploitations alimentent de leurs produits la ville toute proche de Nemetacum (Arras).

C`est en mai 1995 que le Service Archéologique d`Arras met en évidence les vestiges d`une exploitation agricole créée au début de l`époque Augustéenne (63 av. J.-C. à 14 ap. J.-C.). Elle est implantée à l`intérieur d`un réseau de fossés. Dés la seconde moitié du Ier siècle, le bâtiment principal est réalisé en maçonnerie. Un grenier, deux caves puis un balnéaire édifié au Bas Empire permettent de suivre l`évolution des rites funéraires pratiqués en milieu rural pendant les quatre premiers siècles de notre ère.

Etablissement indigène du Ier siècle avant J.-C. et son évolution à la période Gallo-romaine

 

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 Les atrebates (le 16/07/2007 à 21h10)

Les Atrebates ou Atrébates, leur nom veut dire les habitants, sont un des peuples Gaulois. Ils vivaient, au Ier siècle avant JC, en Atrébatie correspondant approximativement à l'Artois (nom dérivé du nom de ce peuple). Leur capitale Nemetocenna est devenue Arras.
D'après les recherches archéologiques, il semble qu'ils proviennent de tribus Celtes du Danube qui ont migré au IIIème siècle avant JC dans cette région en se fondant avec les peuples existants.

Jules César fait état pour la première fois des Atrébates en nous renseignant sur un contingent de 15 000 guerriers mis à la disposition d'une coalition Belge. Lors de la bataille de la Sabis, en 57 avant JC, les Atrébates, associés aux Nerviens et aux Viromanduens affrontent les légions Romaines. Ils sont défaits par l'aile gauche de l'armée Romaine tenue par les IXème et Xème légions.
Après ce revers, la période qui suit est marquée par la coopération des Atrébates aux projets de Jules César qui trouve un allié efficace en la personne de Comnius. Désigné comme roi des Atrébates en 55 avant JC, il est envoyé par Jules César en Bretagne afin de convaincre les tribus du Sud de se soumettre au peuple Romain. Jules César dispense les Atrébates, pour s'être acquitté au mieux de cette mission, du tribut levé sur les populations conquises et leur restitue leurs lois et leurs institutions.
Mais lors du soulèvement général de 52 avant JC, Comnius prend fait et cause pour le parti Gaulois, ce qui lui vaut d'être victime d'une tentative d'assassinat commandité par le tribun Titus Labienus, lieutenant de Jules César. À la tête de 4 000 de ses guerriers, Comnius se rend à Alésia afin de soutenir Vercingétorix dans sa lutte pour l'indépendance. Cette tentative, ainsi que la coalition avec le Bellovaque Correus vont échouer et Comnius devra se réfugier en Germanie. Ce ralliement aura pour conséquence l'installation de troupes Romaines en Atrébatie pour se prémunir d'éventuelles rébellions locales et contrôler ce territoire nouvellement acquis.

Une partie des Atrébates était installée dans l'Île de Bretagne aux environs de Silchester (Calleva Atrebatum).

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 Nom des tribus gauloise (le 16/07/2007 à 21h13)
 

Peuples gaulois

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Les Gaulois sont avant tout des immigrés, celtes originaires d'Europe Centrale ou de la région située entre l'Oural et le Caucase.
Comme les peuples qui les précèdent sur le territoire de l'Europe occidentale, non celtes, puis, après eux, les Romains, des peuples germains, les Francs, les Burgondes, les Wisigoths, les Scandinaves en Normandie, etc., ils ont conquis par la force ou se sont installés sur des territoires alors probablement peu peuplés, entre 1500 et 75 avant notre ère, la majorité entre 700 et 400 avant notre ère.
Ils se sont ensuite progressivement intégrés aux populations qui les précédaient et ont introduit langues et progrès techniques.
Après la conquête romaine, le même phénomène d'assimilation et de fusion entre les peuples s'est reproduit; les Romains ont introduit à leur tour langues et progrès techniques tout en conservant certains aspects de la civilisation gauloise.
Le nom de Gaulois, comme le nom générique des Celtes, leur a été donné par les Grecs.
Les langues celtes et le latin, parmi d'autres, sont issues d'un réservoir commun indo-européen, ce qui explique qu'un nombre de mots assez importants aient des ressemblances car ils ont des racines communes.
Certains noms de tribus gauloises leur ont été donnés par Jules César dans ses descriptions de la Gaule; il a donné les noms gaulois qu'il connaissait et a inventé des noms descriptifs pour les autres.

A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, U, V, W, X, Y, Z

         A

50
ouest d'Avranches
59
peuple belge du Hainaut aujourd'hui français et autour du confluent de la Sambre et de la Meuse
37
02
Laon
Leur nom signifie tribu des alouettes.
13
plaine de la Crau
81
67
38
Dauphiné et Savoie.
On désigne en fait également sous ce nom une confédération de peuples clients relativement homogène, dont les Isarci, les Graïocèles, les Ceutri, les Nantuates et les Chalbici.
Le Rhône était leur principal axe de communication et de développement, ce qui rendait les routes allobroges particulièrement vitales dans les communications nord-sud de la Gaule, dans le prolongement de la Saône contrôlée par les Eduens. Leurs villes principales étaient Genaba (Genève) et Vienne.
Hannibal traversant les Alpes en 218 avant notre ère les trouve là et arbitre l'un de leurs très nombreux conflits de pouvoir. En 121 avant notre ère, opposés à la création de la Narbonnaise par le consul Cnaeus Domitius Ahenobarbus, ils s'allient aux Arvernes et se soulèvent avec eux contre Rome; vaincus à Valence, ils sont alors incorporés à la Narbonnaise. Voisins des Séquanes, des Ambarres, des Helvètes, des Voconces, des Ségusiaves et des Helviens, ils subissent en 58 avant notre ère la poussée expansive de leurs voisins helvètes qui est l'une des origines de la Guerre des Gaules. Après la conquête, de guerriers (les Allobroges fournissaient des mercenaires dans toute la Méditerrannée) les Allobroges devinrent rapidement agriculteurs.
Les Allobroges sont l'un des peuples gaulois les plus abondamment cités dans la littérature latine. Polybe, César, Tite-Live, Strabon les décrivent. Juvénal indique que leur nom signifie ceux d'un autre pays.
Cf. Nitiobroges.
01
Ambérieu, Bresse, Bugey. Leur capitale était Izarnodurum (Izernore)
Leur nom signifie ceux qui sont autour de la rivière (ici, la Saône).
Cf.Aulerques Ambarres.
80
peuple belge faisant partie de la confédération des Bellovaques, établi autour du bassin de la Somme jusqu'à la Canche au nord et la Bresle au sud.
Leur capitale était Amiens.
Leur nom signifie ceux de la rivière.
Jules César estime à 5000 le nombre de soldats ambiens engagés contre ses troupes.
50
est d'Avranches; ils appartenaient à la confédération armoricaine.
61
Orne, mais également une petite région entre les Herbiers et Clisson
04
peuple d'origine belge ayant occupé successivement les côtes flamande, belge et néerlandaise, mais également les vallées de la Tinée et de Barcelonnette, dans les Alpes du sud, une partie du Bourbonnais, la vallée de la Besbre et Ambierle, dans les monts de la Madeleine.
87
peuple appartenant à la confédération des Andes.
Leur capitale était (Civitas) Andecamulenses (Rançon)
49
Anjou.
Leur capitale était Angers.
33
Jules César appelle ainsi tous les peuples situés entre la Vendée, le territoire des Arvernes et le territoire des Vascons, mais il n'est pas certain qu'il s'agissait là d'une vraie confédération.
34
56
peuple apparenté aux Pictes, dont le territoire s'est d'abord étendu entre la Seine et la Loire, puis vers la péninsule bretonne après l'extension des Carnutes et la disparition progressive des Pictes, émigés pour partie vers les îles britanniques.
Leur nom signifie ceux qui sont près de la mer
63
Auvergne.
On désigne en fait également sous ce nom la clientèle du peuple arverne proprement dit. Parmi les peuples clients des Arvernes on compte les Cadurques, les Gabales, les Vellaves, les Heleuteri, les Ségusiaves , les Ruthènes et les Helvii, ainsi que les habitants de la Combraille et du Forez.
Ils occupaient le massif central et certaines régions limitrophes, comme la Limagne et la vallée de l'Allier, mais Néris et Montluçon, par exemple, étaient des villes bituriges. La frontière entre le pays arverne et le pays biturige était l'immense forêt de Pionsat, alors pratiquement inhabitée. Les essartages de la forêt furent d'abord l'oeuvre des Romains.
Leur capitale était l'oppidum de Gergovie, localisé près de Clermont-Ferrand, soit sur le plateau de Merdogne (où les fouilles de Napoléon III ont effectivement mis à jour un oppidum gaulois), soit sur le plateau de Chanturgues, au nord-est de Clermont-Ferrand, sur la commune de Durtol (où des fouilles ont également localisé des restes d'un camp gaulois entouré par un camp de siège romain, et dont l'emplacement correspond mieux au texte de Jules César).
Le Puy-de-Dôme, véritable mont Olympe des Arvernes, était la résidence de tous leurs dieux. Les sources thermales de la Bourboule, du Mont-Dore, de Royat, de Vichy, de Chaudesaigues et de Volvic étaient déjà connues et exploitées pour leurs vertus thérapeutiques. A Saint-Nectaire se trouvait un autre de leurs sanctuaires.
Leur nom signifie ceux qui sont supérieurs
Les Arvernes étaient un peuple de clans, comme les Scots, et cela est probablement dû à leur disposition géographiques dans des vallées isolées par des montagnes d'altitude relativement élevée. Chaque vallée était occupée par une seule famille et ses clients. Comme les Eduens, les Arvernes, ne pouvant compter sur une quelconque richesse agricole, étaient souvent mercenaires ou, comme beaucoup de peuples de montagne, des travailleurs itinérants.
Jules César estime à 35000 le nombre d'Arvernes et clients mobilisés contre lui.
62
peuple belge des Flandres aujourd'hui françaises, dont la capitale était Nemetacum (Arras)
Leur nom signifie ceux qui se réunissent en villages, de treb (bourg, village, agglomération).
Jules César estime à 4000 le nombre de soldats atrébates engagés contre ses troupes.
14
Normandie
On désigne en fait sous ce nom une confédération de peuples, dont les principaux sont les Aulerques Sagii, les Aulerques Cennomans, les Aulerques Ambarres, les Calètes, les Véliocasses, les Lexovii (Lisieux, mais une partie de ce peuple n'a pas dépassé la Lorraine), les Baïocasses, les Ambiliates, les Viducasses, les Abrincates (Avranches), les Aulerques Brannovices (qui n'ont pas dépassé le Charolais), les Eburovices, les Venelles, les Esuviens et les Diablinthes.
Leur nom signifie ceux qui sont loin de leurs traces
49
71
Charolles, Brionnais
Leur nom signifie ceux qui vainquent avec les corbeaux, de branno (corbeau) + vix (vainqueur)
72
Perche.
Leur capitale était Le Mans.
Jules César estime à 5000 le nombre de soldats cennomans engagés contre ses troupes.
61
32
peuple de l'Aquitaine, Auch

         B

14
Bessin.
Leur capitale était Augustodunum (Bayeux).
[B]
nom donné par Jules César à tous les peuples situés au nord de l'Escaut. Les principaux sur le nord de la France sont les Calètes, les Véliocasses (qui étaient également apparentés aux Aulerques), les Aduatuques, les Atrébates, les Bellovaques, les Ambiani, les Menapii, les Nerviens, les Morins et les Eburons.
01
peuple client des Allobroges dont la capitale semble avoir été transférée vers 500 de notre ère de Aoste à Belley. Ce peuple correspond probablement aux "Allobroges d'outre-Rhône" dont parle Jules César.
60
peuple belge occupant l'actuel département de l'Oise, Beauvais, Senlis, "les plus courageux des Belges" selon Jules César.
Leur capitale était Bratuspantium (peut-être Grattepanche).
Jules César estime à 10000 le nombre de soldats bellovaques engagés contre ses troupes.
65
Bigorre
18
Bourges.
On désigne en fait sous ce nom une confédération de peuples, dont les principaux sont les Bituriges Cubi, les Bituriges Segalauns, et les Bituriges Vivisci.
Leur nom signifie les rois du monde.
Jules César estime à 12000 le nombre de soldats bituriges engagés contre ses troupes, sans indication particulière.
18
Les plus puissants des Bituriges, dont la capitale était Avaricum (Bourges), dominaient politiquement et économiquement la Gaule celtique.
Leur territoire s'étendait sur les plateaux du Limousin, Orléans, une partie de la Bourgogne, le nord-est de l'Aquitaine.
Leur richesse, basée sur l'élevage du mouton et la production de tissu et de fer, était immense. Ce furent eux qui mirent à la tête des Arvernes Vercingétorix, afin de contrer les armées romaines lors de la conquête. Mais, poursuivis par Jules César après leur défaite à Genabum (Orléans), ils furent ensuite battus et massacrés à Avaricum (Bourges). Les Bituriges ayant empêché Vercingétorix de brûler la ville, Jules César y trouva des réserves abondantes qui lui permirent de passer l'hiver et de préparer le siège d'Alesia.
26
Bituriges Segalauns ou Segalaumes
Sologne, mais aussi Drôme et Ardèche, Valence et Valentinois, également apparentés aux Voconces et aux Allobroges.
33
Bituriges Vivisci
Vendée et Bordeaux (Burdigala), leur grande ville, fondée peu de temps avant la conquête romaine sur l'immense territoire de Bituriges partis vers la Garonne afin d'avoir un accès à la mer.
peuple donné par Jules César pour client des Eduens, mais dont, faute de toute autre information, on ignore le territoire.
04
03
Bourbonnais et Aquitaine.
D'origine hercynienne ou germaine, peut-être non celtes, remarquables guerriers selon Jules César, ils ont suivi les Helvètes vers l'ouest lorsque ceux-ci ont été chassés par les Cimbres et les Teutons.
En 58 de notre ère, c'est à la demande expresse des Eduens qu'ils se fixent au sud du territoire des Eduens entre la Loire et l'Allier, sur l'actuelle Sologne bourbonnaise, puis ils dominent et contrôlent petit à petit; tout le Bourbonnais, avec l'accord des Arvernes, des Bituriges et des Eduens, à qui ils servaient de tampon et de protection.
Leur capitale en Bourbonnais était Gorgobina (Saint-Révérien), dans le Bazois.
Très dispersés par les guerres qui les ont fait fuir l'Europe centrale et qui les ont fait devenir mercenaires, ils se sont également installés dans le Médoc, le bassin d'Arcachon, et une partie des Landes jusqu'à Parentis et Sanguinet, mais également en Italie dans la plaine du Pô et en Allemagne autour des sources du Danube, en Bohême et en Bavière qui leur doivent leurs noms respectifs. Leur capitale en Aquitaine était La Teste-de-Buch.
Jules César estime à 2000 le nombre de soldats boïens engagés contre ses troupes, mais on ne sait pas si ces Boïens venaient d'Aquitaine ou du Bourbonnais.
peuple de Tarentaise et du Briançonnais, parfois confondus avec les Brannovices
71
Brannovices
05
Briançon
Leur nom signifie ceux des forteresses ou des montagnes
56
Bretagne.
On désigne en fait sous ce nom une confédération de peuples, dont les principaux sont les Namnètes, les Venètes, les Redons, les CoriosolitesCassitérides, les Osismes et les Pictons.
21
Bourgogne, peuple germain arrivé tardivement, au premier siècle avant notre ère, sur le territoire des Eduens et des Séquanes. Ils n'occupaient, au moment de la conquête des Gaule, qu'une toute petite partie des vallées de la Loue et de la Saône, ainsi que Belfort. A leur extension maximale ensuite, vers le cinquième siècle de notre ère, ils occupaient l'Alsace, la Lorraine, la Savoie et une partie de la Suisse, puis toute la vallée de la Saône et du Rhône jusqu'à la Méditerranée.

         C

46
Cahors et Quercy, peuple client des Arvernes
L'emplacement de leur oppidum principal n'est pas certain.
55
peuple d'origine belge dont le territoire était situé entre les vallées de la Meuse et de la Moselle. La rivière Chiers en garde le nom, ainsi que la région belge du Carolgau.
76
peuple belge, pays de Caux. Leur capitale était Juliobona (Lillebonne)
Leur nom signifie les vaillants
28
pays de la Loire, de l'Eure et du Perche.
On désigne en fait sous ce nom une confédération de peuples, dont les principaux sont les Durocasses. Leur capitale était Chartres; leur grand centre religieux Saint-Benoît-sur-Loire.
Leur nom signifie ceux qui ornent leur casque de cornes, de caern (corne). Leur dieu tutélaire était d'ailleurs Cernunnos, le dieu aux cornes de cerf, dont le nom vient de la même racine.
Jules César estime à 12000 le nombre de soldats carnutes engagés contre ses troupes.
22
îles côtières de Bretagne et de Normandie, et probablement nom de leurs habitants
51
Champagne pouilleuse, peuple client des Remii.
Leur capitale était Duro Catalaunum (Châlons-sur-Marne). Une partie de ce peuple a fondé une colonie entre Perpignan et Barcelone, la Catalogne.
57
peuple d'origine germaine proche ou client des Médiomatriques.
Ils ont donné leur nom à Cattenom.
05
Embrun, Chorges et haute vallée de la Durance.
Leur nom signifie rois du combat et vient de catu (combat) + rix (roi).
84
72
Cennomans
38
peuple de la Tarentaise qui avait établi une colonie à Douai
73
petit peuple de la Savoie actuelle, client des Allobroges
74
peuple du Chablais, appartenant à la confédération allobroge.
64
rive gauche de la Garonne, Dax, au sud des Garumni
83
08
peuple d'origine belge dont le territoire était situé entre les Ardennes et la vallée de la Meuse.
09
Couserans. Leur capitale était Lugdunum Consoranorum (Saint-Lizier).
31
Comminges et comté de Foix.
Strabon donnait pour célèbres à son époque déjà les cinq villes d'eaux des Convenae, dont Onesorium Thermae (Bagnères-de-Luchon) et Aquae Convenarum (Capvern).
22
département actuel des Côtes-du-Nord.
Quimper était probablement l'une de leurs villes.
Leur nom vient de corio (armée).

         D

61
28
Dreux
Leur nom signifie les guerriers de la colline fortifiée, vient de durum (colline fortifiée) + cassi (guerrier)

         E

08
Hainaut, vallée belge de la Meuse jusqu'au Rhin, Ardennes.
Leur dispersion dans la forêt ardennaise était leur meilleure protection; pour les battre, Jules César dut demander aux tribus voisines de piller leur territoire. Malgré l'importance du butin espéré, les tribus germaines ne purent les vaincre.
Leur nom signifie les sangliers, qui est toujours le symbole des Ardennes.
72
Perche, rive gauche de la basse Seine, Evreux, mais également Lozère, peuple client des Aulerques.
Leur nom signifie ceux qui vainquent avec l'if, leur arbre sacré.
Jules César estime à 3000 le nombre de soldats éburovices engagés contre ses troupes.
71
Autun, Morvan
Leur territoire proprement dit est approximativement situé entre les vallées de la Dheuce, de la Bourbince, de l'Arroux et de l'Ouche, grandes routes gauloises.
La Saône était leur principal axe de communication et de développement, ce qui rendait les routes éduennes particulièrement vitales dans les communications nord-sud de la Gaule, dans le prolongement du Rhône contrôlé par les Allobroges. Ils occupaient également le confluent de la Loire et de l'Allier, et par là les routes fluviales vitales des Arvernes.
L'Ouche, l'affluent de la Saône qui traverse Dijon, les séparait des Lingons.
Le Morvan constituait une forteresse qui fit de leur territoire la pièce maîtresse de la défense gauloise contre l'armée de Jules César.
On désigne en fait sous ce nom une confédération de peuples, dont les principaux clients sont les Aulerques Brannovices, les Mandubiens et les Epomandui. Les peuples clients des Eduens occupaient un territoire très important, approximativement délimité aujourd'hui par Moulins, Nevers, Mâcon, Avallon et Beaune, au carrefour des principales routes gauloises, et en particulier de celles provenant de Rome. Leur clientèle était fort importante, ce qui faisait de Bibracte (au Mont Beuvray, dans le Morvan), leur oppidum et capitale, une ville riche et réputée. Les autres villes importantes des Eduens étaient Noviodunum (Nevers) Cabillonum (Chalon), leur principale ville commerciale, Matisco (Mâcon), Belina (Beaune) et Decetia (Décize, dans le Morvan). Alesia, capitale des Mandubiens, était une remarquable place forte, mais pas une ville de grande importance.
Leur nom signifie les ardents.
Situés le long d'un important axe de communication, les Eduens firent très tôt du commerce avec les Romains, mais leur impétuosité les rendait peu fiable et ils ne furent pas alliés.
Traditionnellement, les Eduens étaient opposés aux Arvernes, à qui ils disputaient la suprématie militaire de la Gaule centrale. Il existait des péages pour passer du territoire des Eduens à celui des Arvernes. A l'époque de la conquête romaine, Jules César essaya de les mettre de son côté, mais leur esprit d'indépendance vis à vis de l'occupant, puis leur défaite devant les Suèves d'Arioviste près de Pleure, les força politiquement à rechercher l'alliance avec leur ennemi traditionnel.
Au début de la guerre des Gaules, lorsque la pression des Helvètes se fit forte sur les Eduens, Jules César joua d'ailleurs de la rivalité entre le vergobret Liscus, qui lui restait fidèle, et Dumnorix, chef militaire et frère du druide Divitiaco, qui le trahit.
Leur richesse est probablement dûe à leur puissance militaire, car les Eduens, habitant une région peu propice à une exploitation agricole permettant le commerce de leurs produits, étaient souvent mercenaires.
Il faut noter qu'après la conquête romaine, Bibracte détruite, les Romains construisirent pour les Eduens une nouvelle capitale, Augustodunum (Autun), ville gallo-romaine.
Jules César estime à 35000 le nombre d'Eduens et clients mobilisés contre lui.
peuple donné par Jules César pour client des Arvernes, mais dont, faute de toute autre information, on ignore le territoire
32
34
Languedoc.
Il s'agit d'un des peuples salyens. Ensérune était leur oppidum et leur riche capitale, dominant la voie Domitienne.
25
Montbéliard. Les Epomandui faisaient partie des Mandubiens, eux-même faisant partie des Eduens.
Leur nom signifie guerriers du cheval.
61
peuple armoricain établi près d'Eu et sur une partie du département actuel de l'Orne.

         F

59
Flandres et Artois.
On désigne en fait sous ce nom une confédération de peuples germains.
Chassés du nord de l'Europe par l'effondrement du rivage de la mer Baltique eu II° ou au I° siècle; avant notre ère, arrivés en Gaule très peu de temps avant la conquête romaine ou dans les deux siècles qui l'ont suivie, ils ont donné leur nom à la France
Les principaux Francs sont les Francs Saliens (Flandres).

         G

43
Gevaudan, peuple client des Arvernes
Leur capitale était Javols.
Leur nom signifie ceux qui ont des javelots, de gaeba (javelot). Le javelot gaulois, contrairement au pilum romain, était une arme sophistiquée, dotée d'une lanière servant de propulseur.
02
peuple de Picardie et de la Thiérache probablement différent de celui de Turquie.
A noter que selon les Grecs, Galates est le véritable nom des Celtes.
05
haute vallée la Durance.
64
rive gauche de la Garonne, au sud des Vocates et au nord des Tolosates.
33
peuple appartenant aux Volques Tectosages, occupant la rive gauche de la Gironde et la côte atlantique jusqu'au bassin d'Arcachon.
08
Ardennes belges, vallées de la Sambre et de la Meuse.
02
peuple de l'actuelle Picardie appartenant à la confédération des Sarmates
02
peuple de Picardie, cousin des Lètes, client des Nerviens.
73
Alpes Grées, Mont-Cenis, peuple client des Allobroges.
Jules César cite leur capitale, Ocelum, qui n'a pu être localisée.

         H

Suisse.
Chassés par les Cimbres et les Teutons, ils ont commencé à migrer vers l'ouest en direction du territoire des Santons au moment de l'arrivée de Jules César en Gaule, déclenchant beaucoup de conflits avec les différents peuples qui se trouvaient sur leur chemin.
La confédération helvète était formée des Verbigeni, des Tigurini, des Ambrones (de amba, petite rivière) et des Tugeni.
Les Helvètes, non celtes, proches des Germains, avaient appris de ceux-ci l'ordre de bataille en tortue, en rangs serrés sous les boucliers accolés, appelé par Jules César phalange. Les Romains pratiquaient également la tortue et l'appelaient pour eux-mêmes testudo.
Jules César, très précis sur ce point, donne pour 368 000 le nombre de guerriers helvètes au début des batailles, moins de 130 000 après.
07
Vivarais.
Il s'agit d'un peuple client des Arvernes, différent des Helvètes, mais tout de même apparenté.
12
Causses

         I

peuple originaire de la péninsule espagnole et dont les colonies de peuplement en Gaule sont antérieures à la présence celte.
Les Ibères n'étaient pas celtes.
73
peuple appartenant à la confédération des Allobroges, dont le territoire est considéré comme situé en Savoie.

         J,K

         L

32
86
Limousin et Poitou, jusqu'à la mer. Plusieurs îles côtières leur appartenaient, comme l'île de Ré. L'une de leurs villes était Lemonum (Limoges).
Les Lemovices sont connus pour le commerce de vin d'Italie contre des esclaves avec la Méditerranée. Les monnaies lemovices, contrairement à la plupart des monnaies gauloises, ont voyagé dans tout le bassin méditerranéen.
Le silence fait par Jules César sur les Lemovices, qu'il ne pouvait ignorer puisqu'il avait traversé leur territoire pour se rendre du territoire des Pictes vers le territoire des Cadurques, étonne. Probablement, les Lemovices, du fait même de leurs liaisons commerciales anciennes avec la Méditerranée, étaient-ils des alliés précieux en même temps que secrets de Rome.
Jules César estime toutefois à 10000 le nombre de soldats lémovices engagés contre ses troupes.
Après la conquête, Jules César y installa plusieurs camps, dont celui de Villejoubert (Haute-Vienne), dont on ignore le nom romain (peut-être Durotincum), pour protéger l'intersection des routes qui menaient du territoire des Arvernes à la mer et de celles qui allait des territoires des Aulerques et des Bituriges à l'Aquitaine.
Leur nom signifie ceux qui vainquent avec l'orme dont était faite leur lance, de limo (orme).
02
peuple de Picardie, cousin des Gentiles, client des Nerviens
54
Toul, Saintois et haute vallée de la Moselle, Vosges du sud, Scarpone (Dieulouard), Solimariaca (Soulosse-sous-Saint-Elophe), Nasium.
L'un de leurs chefs, Matugenos, est connu par les nombreuses pièces à son effigie retrouvées en différents lieux de fouilles.
Comme les Médiomatriques, César les classait parmi les Belges.
Leur nom signifie les brillants ou les fulgurants, de luk (blanc).
14
Leur territoire était délimité par la Dives, la Risle, les collines du Perche et la mer.
Leur capitale normande était Noviomagus (Lisieux)
Selon Strabon, les Lexovii commerçaient avec le midi méditerranéen et l'île de Bretagne; ils échangeaient l'étain et le plomb de Cornouailles contre le vin et l'huile du sud.
peuple originaire de la péninsule italienne et dont les colonies de peuplement en Gaule sont antérieures à la présence celte.
Les Ligures n'étaient pas celtes.
52
peuple germain établi autour du plateau de Langres, entre les sources de la Marne, de la Meuse, de la Saône et de la Seine.
Les hautes vallées de la Seine et de la Marne étaient leurs axes vitaux. La Saône les séparait des Séquanes; l'Ouche, l'affluent de la Saône qui traverse Dijon, des Eduens.
Divio (Dijon) était un de leurs lieux de culte. Traditionnellement alliés des Romains, ils furent l'un des deux grands peuples de la Gaule Celtique totalement absents à Alesia.
Leur nom signifie les sauteurs

         M

21
petit peuple faisant partie de la confédération des Eduens, dont l'oppidum et capitale était Alesia.
Leur territoire comprenait une partie des contreforts ouest du Jura et du Morvan, ainsi qu'une portion de la vallée de la Saône, ce qui explique la difficulté qu'ont eue les historiens à localiser Alesia parmi une douzaine de sites envisageables.
Leur nom signifie ceux qui foulent aux pieds.
67
entre Rhin et Main, autour de Strasbourg
57
Metz, la vallée de la Seille et basse vallée de la Moselle.
Peuple très puissant, peut-être d'origine belge, mais qui ne s'est jamais rattaché à aucune fédération. Très tôt romanisés, les Médiomatriques devaient leur richesse au commerce du sel et de la viande salée.
Leur capitale était Divodurum (Metz); parmi leurs autres villes Scarpone (Dieulouard, ville-frontière), Ibliodurum (Ville-sur-Yron, ville-frontière), Marsal (même nom en français), Decempagi (Tarquimpol), peut-être Amance. Ils occupaient également le nord de l'Alsace et les Vosges du Nord.
Comme les Leuques, César les classait parmi les Belges.
Jules César estime à5000 le nombre de soldats médiomatriques engagés contre ses troupes.
33
Médoc et Entre-Deux-Mers.
Leur nom signifie les buveurs d'hydromel. Les plantations de vignes datent de l'époque gallo-romaine, mais la région était déjà au néolithique grande productrice de miel.
77
Meaux, Melun.
Peuple client des Suessiones, une partie de ce peuple était établi près de Bruges.
84
capitale Carpentras, séparés des Voconces par le mont Ventoux.
62
peuple belge des Flandres belges, estuaire de l'Escaut, deltas de la Meuse et du Rhin.
Leur capitale était Castellum Menapiorum (Cassel).
62
peuple de marins établi en Flandres, Boulonnais, Saint-Omer, Saint-Pol.
Leur capitale était Taruenna (Thérouanne), leurs deux grands ports, Bononia (Boulogne), et Le Portel.
Leur nom signifie ceux de la mer
Jules César estime à 5000 le nombre de soldats morins engagés contre ses troupes.

         N

44
Nantes, peuple client des Vénètes, membres eux-mêmes de la confédération des Britons.
01
Nantua et les cluses de l'Ain, le bas Valais.
Leur nom signifie ceux des vallées
59
peuple belge des Flandres (Cambrai, Tournai).
Leur capitale était Bagacum (Bavai).
Jules César estime à 5000 le nombre de soldats nerviens engagés contre ses troupes.
47
rive droite de la Garonne, entre les vallées du Tarn et de la Dordogne.
Le confluent du Lot et de la Garonne leur appartenait, et c'était un lieu que Jules César convoitait de longue date. L'occupation romaine y fut relativement rapide et peu violente. Leur capitale était Aginnum (Agen)
Leur nom signifie ceux qui ont un pays à eux. Cf. Allobroges.
Jules César estime à 5000 le nombre de soldats nitiobroges engagés contre ses troupes.

         O

29
peuple briton de l'Armorique, aujourd'hui le nord du Finistère et Ouessant.
Leur nom signifie ceux de la mer.
Leur capitale était Vorgium Osismiorum (Carhaix-Plougher.

         P

75
Paris, Parisis.
Arrivés vers le premier siècle avant notre ère, ils occupèrent un territoire concédé par les Senons, auxquels ils étaient apparentés.
Mis à part la cuvette des confluents de la Seine avec la Marne, la Bièvre et l'Ourcq, les Parisii occupaient également la vallée marécageuse de l'Essonne. La Seine était évidemment leur axe vital.
Leur nom signifie peuple des carrières et vient de la palatalisation de Kwarisii, de kwar (carrière).
Jules César estime à 8000 le nombre de soldats parisii engagés contre ses troupes.
24
Périgueux et Périgord.
Leur nom signifie les quatre armées et vient de petuor (quatre) + corio (armée) .
Jules César estime à 5000 le nombre de soldats petrocorii engagés contre ses troupes.
85
ou Pictaves, peuple briton du Poitou et de Vendée, dont une partie a migré en plusieurs vagues vers les îles britanniques, l'Ecosse en particulier.
Leur nom signifie ceux qui se peignent le visage et leur fut donné par Jules César. Celui-ci estime à 8000 le nombre de soldats pictons engagés contre ses troupes. Le bleu de guède ou de pastel dont ils teignaient leurs étoffes, leurs cheveux et leurs étoffes, et qu'ils utilisaient également pour se tatouer, porte encore parfois dans les îles britanniques le nom de bleu picton.
Le vaste golfe des Pictons, autour duquel se trouvaient de nombreux ports, comme Curzon, est aujourd'hui presque entièrement occupé par le marais poitevin.
64
côte atlantique aujourd'hui basque, Bayonne, Hendaye.

         Q

05
Queyras

         R

68
haut-Jura, Sündgau, sud de l'Allemagne, nord de la Suisse, sud des Vosges. Leur capitale était située près de l'actuelle Angst, en Allemagne.
Poussés par la migration des Helvètes, les Rauraques se sont fixés au début de la guerre des Gaules. Jules César estime à 2000 le nombre de soldats rauraques engagés contre ses troupes.
35
partie ouest de la Bretagne, jusqu'aux monts d'Arrée.
Leur capitale était Redon et l'une de leurs autre grandes villes se nommait Condate Redones (Rennes)
Leur nom signifie les conducteurs de chars.
51
Reims.
La Marne était leur axe vital. Traditionnellement alliés des Romains, ils furent l'un des deux grands peuples de la Gaule Celtique totalement absents à Alesia.
Saint-Remi, évêque de Reims qui baptisa Clovis, ne porte pas un nom propre de personne, mais un nom générique désignant son peuple.
Leur nom signifie les premiers et non peuple des bois (de rem, forêt), comme il a été dit.
12
Rouergue, selon les époques parfois clients des Arvernes. Leur capitale était Rutni (Rodez).
La partie principale de ce peuple n'a pas dépassé l'Europe Centrale, l'Ukraine et les Carpathes.
Leur nom signifie les blonds.
Jules César estime à 12000 le nombre de soldats ruthènes engagés contre ses troupes.

         S

61
30
ou Salluviens, Provence, Arles.
On désigne en fait sous ce nom une confédération de peuples d'origine ligure, ou en tout cas transalpine, dont les Elyséens.
Ensérune, oppidum et capitale des Elyséens, était l'une de leurs villes principales. Leur capitale, dont on ignore le nom gaulois, était située sur la colline d'Entremont, au nord d'Aix-en-Provence.
17
Aunis, Saintonge, Angoumois
Parmi leurs ports, Novioregum (Royan).
Jules César estime à 12000 le nombre de soldats santons engagés contre ses troupes.
80
peuple originaire de l'actuelle Ukraine qui fournit aux Romains des contingents de mercenaires pour garder les voies et protéger les convois marchands. Démobilisés après vingt ans de service, comme tous les légionnaires, les Sarmates fondèrent après le I° siècle de notre ère des colonies agricoles. L'une de ces colonies, plus importante et précoce, se trouvait entre Reims, Amiens et Roye.
Les Geloni et les Setucii leur étaient apparentés.
54
peuple d'origine belge dont le territoire était situé entre les vallées de la Meuse et de la Moselle.
69
Forez, Beaujolais, Dombes, Lyon, Roanne, peuple, selon les époques, à la fois client des Eduens, des Allobroges et surtout des Arvernes.
Leur capitale était Forum Segusiavorum (Feurs). Lyon, ville inventée par les Romains, ne fut en réalité jamais capitale d'un peuple gaulois.
05
nord d'Embrun, val de Suse en Italie.
10
Sens.
On désigne en fait sous ce nom une confédération de peuples, dont les principaux au moment de la conquête romaine étaient les Parisii. La Seine et l'Yonne étaient leurs axes vitaux.
Leur capitale était Agedincum (Sens), près de laquelle Labienus, le principal légat et lieutenant de César vint s'établir pendant pratiquement toute la campagne de Gaule, de la bataille de Gergovie à celle d'Alesia, afin de contrôler les routes du nord et de protéger les armées de Jules César des attaques des Belges et des Germains, ainsi que des peuples du nord de la Gaule.
Les Senons de Brennus (nom générique qui signifie "chef de guerre"), quelque deux siècles auparavant, étaient parvenus jusqu'à Rome qu'ils avaient vaincue.
Autissiodurum (Auxerre), Tornodurum (Tonnerre), à l'intérieur de laquelle se trouvait Divona (source de la Fosse Dionne), principal sanctuaire des Senons, Cadussia (Chaource), Aballo (Avallon), Vercelliacum (près de Pierre-Perthuis), par la suite totalement détruite par les Alamans et abritant les sources thermales des Fontaines-Salées, Condate (Cosne-sur-Loire), Aquae (Aix-en-Othe), étaient leurs autres grandes villes. Une partie de ce peuple s'établit en Italie, au sud de la plaine du Pô, vers le cinquième siècle avant notre ère. Pendant la conquête romaine, les Senons de Gaule, menés par Camulogène, furent parmi les derniers à résister à Jules César et Labienus.
Leur nom signifie les anciens, les sages.
Jules César estime à 12000 le nombre de soldats sénons engagés contre ses troupes. Leur ville de Vellaunodunum, dont Jules César fit le siège, n'a pas été localisée.
04
25
ouest de la Bourgogne et Franche-Comté, sources de la Seine, Bresse, Bugey, pays de Gex, présents dans le sud de l'Alsace et la région de Remiremont, capitale Vesontio (Besançon).
Il s'agit en fait d'une confédération de peuples.
Peuple extrêmement puissant deux siècles avant notre ère, ils avaient déjà perdu beaucoup de leur prestige au moment de la conquête romaine.
La Saône les séparait des Lingons. Vix (près de Châtillon-sur-Seine) était l'une de leurs grandes villes.
Jules César estime à 12000 le nombre de soldats séquanes engagés contre ses troupes.
64
80
Roye, est de la Thiérache, peuple client des Sarmates.
54
Sion.
Tout petit peuple client des Leuques.
32
entre Auch et les Sontiates
60
Senlis, peuple client des Suessiones.
Leur capitale était Rotomagus (Champlieu), dans la forêt de Compiègne.
47
ou Sotiates, entre Arcachon et le département actuel du Tarn-et-Garonne.
02
peuple belge du Valois et de la Goële. Leur ville principale était Noviodunum (Soissons).
Deux peuples de moindre importance leur sont rattachés: les Silvanectes et les Meldi.
Jules César estime à 5000 le nombre de soldats suessions engagés contre ses troupes.
04
Vallée du Verdon
67
tribu germaine du chef Arioviste, vainqueur des Eduens en Bourgogne, mais battu par Jules César sur le Rubicon. Leur territoire s'étendait des deux côtés du Rhin sur une très grande surface.
Ils ont donné leur nom au land allemand de Souabe.

         T

65
Tarbes et Dax
Leur principale richesse était la présence sur leur territoire de mines d'or.
Leur nom signifie [la tribu du] taureau.
46
68
tribu germaine d'Alsace, cliente des Suèves. Leur territoire s'étendait des deux côtés du Rhin
31
Toulouse. Ils étaient clients ou apparentés aux Volques Tectosages.
57
Champagne, vallée inférieure de la Moselle. Leur capitale était Augusta Trevirorum (Trèves, en Allemagne).
Leur nom signifie les passeurs.
67
Brumath, Strasbourg
Leur nom signifie tribu des blaireaux.
10
Troyes
Leur nom signifie les trois groupes de guerriers.
26
05
Gap
Leur nom signifie les trois armées
peuple allié des Boïens dans la bataille, mais dont, faute de toute autre information, on ignore le territoire.
37
ou Turous, Touraine.
Leur capitale était Turones (Tours).
Jules César estime à 8000 le nombre de soldats turons engagés contre ses troupes.

         U

05
Oisans
50
Cotentin. Leur capitale était Constantia (Coutances)
67
tribu germaine d'Alsace. Leur territoire s'étendait des deux côtés du Rhin.

         V

57
petit peuple du nord des Vosges et de Worms, en Allemagne.
Au III° siècle, les Vangions sont à Strasbourg.
33
Bordelais, Médoc, Bazas
64
Jules César désigne ainsi le peuple basque, qui, peu de temps avant la conquête romaine, avait été poussé par des tribus ibériques de la côte aujourd'hui espagnole vers les Pyrénées et au-delà. Ils ont donné leur nom à la Gascogne.
06
76
peuple belge du Vexin. Leur capitale était Rotomagus (Rouen)
Jules César estime à 3000 le nombre de soldats véliocasses engagés contre ses troupes.
71
Bourgogne, autour de la vallée de la Saône
43
Velay.
Leur capitale était Ruesio (Saint-Paulien).
Tribu cliente des Arvernes.
84
Comtat Venaissin.
On désigne en fait sous ce nom une confédération de peuples habitant sur les côteaux dominant le Rhône, dont les principaux sont les Cavares, les Tricastins et les Voconces. Très tôt romanisés, ce furent les premiers peuples gaulois à adopter la culture de la vigne, vers le deuxième siècle avant notre ère.
56
golfe du Morbihan, Vannes.
Avant d'arriver en Bretagne, ils avaient créé Venise et plusieurs colonies, comme Vieu en Bugey. Leur flotte, la plus puissante de l'époque, plus moderne que celle de Rome, résista longtemps à Jules César.
Par le port de Corbilo et les îles Cassitérides (peut-être les îles Scilly), ils ont le quasi monopole de la route maritime de l'étain entre l'île de Bretagne et Rome.
Leur nom signifie la lignée.
04
      
60
Vermandois, Noyon. Leur capitale était Augusta Veromanduorum (Saint-Quentin)
Leur nom signifie ceux qui écrasent les hommes.
55
petit peuple peut-être d'origine belge, apparenté aux Médiomatriques dont ils étaient des clients privilégiés.
Leur capitale était Verodunum (Verdun).
38
petit peuple installé sur le plateau du Vercors, l'un des vingt clans voconce.
Selon Pline l'Ancien, certains d'entre eux auraient émigré en Italie et auraient fondé Novare au VI° siècle avant notre ère.
14
Vieux, peuple peut-être client des Bajocasses.
64
rive gauche de la Garonne, au sud des Cocosates.
84
peuple celto-ligure apparenté aux Allobroges, séparés des Meminiens par le mont Ventoux, Vaison-la-Romaine, Die et le Diois.
Leur nom signifie les vingt familles ou clans. Parmi ces vingt clans, les Vertacomicori.
66
Roussillon.
On désigne en fait sous ce nom une confédération de peuples d'origine belge, dont les principaux sont les Volques Tectosages, les Volques Ceretans, les Volques Arécomiques et les Volques Sordons.
Leur capitale était Lodève.
Il ne faut pas les confondre avec les Volsques, tribus ligures qui occupaient le centre de l'Italie avant la prédominance de Rome, mais auxquels ils étaient probablement apparentés.
Leur nom signifie les loups.
34
Hérault, Gard.
Leur capitale était Nîmes.
34
66
Cerdagne
66
plaine du Roussillon
11
Haut Languedoc.
Narbonne était leur capitale; Carcassonne l'une de leurs places-fortes.
Leur nom signifie ceux qui cherchent un toit.
88
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 Rome la conquerante (le 17/07/2007 à 10h45)

DE LA CITE ETAT A L'EMPIRE

    Selon la légende, Rome fut fondée en 753 av. J.-C. par Romulus et Remus, fils de Mars, le dieu de la guerre.Etablie sur 7 collines, le long du Tibre, aux confins de l'Etrurie, la Rome primitive était dirigée par des rois jusqu'en 509 av. J.-C., date de l'exil de Tarquin le Superbe, despote souverain étrusque. La cité devint alors une république gouvernée par deux consuls et sa domination s'étendit bientôt jusqu'aux colonies grecques établies au sud du pays. Vers 260 av. J.-C. Romes s'affirmait déjà comme une grande puissance. Sa rivalité avec Carthage, en Afrique du Nord, fut à l'origine d'une série de luttes connues sous le nom de <<guerres puniques>>.

    Après la destruction de la ville en 146 av. J.-C., Rome de maîtresse de la Méditerranée.

 

DES EMPEREURS PENDANT CINQ SIECLES

   Rome n'a pas toujours été gouvernée par des empereurs. Pendant des siècles elle avait connu la république, mais celle-ci s'est effrondée avec le chaos des guerres moment où les généraux se disputaient le pouvoir suprême. L'ordre fut rétabli par Octave (le futur Auguste), le fils adoptif de César et le seul survivant de ces rivalités. Homme politique brillant, il réforma l'Etat et ramena la paix. En fait, il gouvernait seul avec l'appui de l'armée, en sachant fort bien que les Romains haïssaient jusqu'à l'idée de royauté.

   Il se proclama alors premier citoyen de l'ancienne république restaurée. Mais cette nouvelle république n'était qu'une façade : Auguste devint le premier empereur, et quand il mourut, en 14 apr. J.-C., il transmit ce nouveau trône à son fils adoptif, Tibère. Rome allait ^tre désormais gouvernée par des empereurs.

 

AUX ARMES, CITOYENS !

   Rome devaitson grand empire à ses légions. Chacune d'entre elles étaient formée d'environ cinq milles fantassins, tous des citoyens romains, vonlontairement engagés pour vingt ou vingt-cinq- ans. Les légionnaires recevaient un entraînement sévère et potaient un armement de premier ordre. Ils constituaient le coeur de l'armée et soutenaient le choc des combats. Par crainte des révoltes, les empereurs veillaient à ce que les légionnaires fussent particullièrement bien traités.

   Au IIe siècle, ils étaient cent cinquante mille, appuyés par une armée d'auxiliaires composée de non-citoyens, encore plus importantes.

 

 

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